Mur d’enceinte du terrain de l’école Sophie-Barat enveloppé de maille métallique plutôt que restauré. (Photo: jdv P. Rachiele)

Alors que des citoyens ont contacté journaldesvoisins.com pour manifester leurs inquiétudes de voir le mur d’enceinte patrimonial de l’école Sophie-Barat simplement faire l’objet d’un enveloppement plutôt que d’une restauration tant attendue, la conseillère du district de Sault-au-Récollet, Lorraine Pagé, est formelle : la balle est dans le camp de la CSDM et du gouvernement du Québec pour préserver cette pièce de patrimoine.

«L’arrondissement a autorisé un enveloppement, mais en disant que ce qu’il fallait c’était [par la suite] réparer le mur. Dans le passé, quand on nous a demandé de le démolir, nous avons dit non. Alors on prend tous les moyens qui sont à notre disposition pour préserver le mur, pour s’assurer qu’il ne se détériore pas plus, mais ça devient de plus en plus urgent que la CSDM trouve les budgets pour le réparer», a souligné Mme Pagé, en entrevue au journaldesvoisins.com.

Comme les passants peuvent le constater, le mur se détériore, ce que l’enveloppement ne saurait corriger. (Photo: jdv archives)

L’enveloppement, une mesure qui ne saurait être que temporaire

La conseillère du Sault-au-Récollet a rappelé, en effet, qu’en tant que propriétaire du mur, la CSDM est l’instance qui doit voir à l’entretien de cet édifice considéré par l’arrondissement comme étant «d’un intérêt patrimonial certain». L’enveloppement du mur a été autorisé par l’arrondissement, a-t-elle indiqué, dans un contexte où la sécurité était en jeu.

«Le mur se détériore, de façon assez importante, et il y a même le risque que des pierres se détachent, ce qui pourrait porter atteinte à la sécurité des citoyens. On sait aussi que ces pierres-là sont très convoitées, et souvent quand il y a de telles enceintes de maçonnerie qui se détériorent, des gens peuvent aller voler des pierres pour les utiliser ailleurs. Devant ces considérations et le fait que la commission scolaire disait ne pas pouvoir envisager de travaux de restauration du mur, on s’est rabattus sur une formule qui, à notre avis, est un moindre mal, c’est à dire d’envelopper le mur avec une maille métallique », a expliqué Lorraine Pagé.

(Photo: jdv archives)

Budgets additionnels nécessaires

Si l’élue municipale entend bien les difficultés budgétaires que traversent la CSDM en ce moment, elle estime qu’il lui appartient malgré tout de trouver des solutions auprès de Québec.

«Le gouvernement du Québec a coupé près d’un milliard de dollars en éducation. C’est sur qu’entre donner des services aux élèves et réparer un mur, dans un contexte de coupure budgétaire, une commission scolaire va privilégier les services aux élèves. Je comprends cela. Mais il faut que la CSDM fasse des représentations auprès du gouvernement du Québec, pour obtenir les fonds nécessaires qui vont lui assurer de préserver les édifices patrimoniaux qui sont sur son territoire», a soutenu Mme Pagé.

Selon Lorraine Pagé, dans le cas de Sophie-Barat, les budgets additionnels que devraient aller chercher la CSDM auprès du gouvernement provincial dépassent d’ailleurs le simple cadre du mur d’enceinte.

« Quand on va à Sophie Barat, on manque de place, l’école est vieillissante, on a des ruines qui déparent le paysage depuis [longtemps], et là en plus on a un mur qui tombe en morceaux. À un moment donné, il va donc falloir que quelqu’un se réveille à la CSDM et au gouvernement du Québec, pour prendre conscience qu’on a une école secondaire publique qui a besoin d’investissements majeurs, pour donner des services additionnels aux élèves, pour rajouter des locaux de classe, et pour remettre en état un site qui a une valeur patrimoniale. Alors nous on peut bien le répéter mais les choses avancent très lentement », a déploré Mme Pagé.

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