L’intérieur du Centre Claude-Robillard qui soulignait ses 40 ans en 2016 (Photo: jdv P. Rachiele)

Ahuntsic-Cartierville devrait profiter de retombées, notamment économiques, avec la tenue des championnats canadiens d’athlétisme et para-athlétisme de 2019 et 2020 qui se tiendront au Complexe sportif Claude-Robillard (CSCR), situé au sud-est de l’arrondissement.

Les commerces, dont les traiteurs et restaurants de la rue Fleury notamment, Promenade et FLO en tête, devront se tenir prêts au début de juillet de ces deux années alors que 1200 athlètes seront en ville, sans compter les entraîneurs, les officiels, les bénévoles (800 personnes de plus) et les spectateurs aussi qui rempliront le CSCR pendant quatre jours.

Le coordonnateur aux communications au sein de la Fédération québécoise d’athlétisme (FQA), Laurent Godbout, a indiqué que les retombées économiques sont évaluées à 4 millions $ alors que la tenue des championnats coûtera entre 500 et 600 000$.

Certes de grands hôtels du centre-ville auront un partenariat avec les organisateurs mais sachons que les parents des athlètes et touristes seront aussi en ville, un «plus» pour nos commerces ou même des résidants du secteur, comme ceux demeurant dans Ahuntsic sud, qui pourraient louer des chambres. L’immeuble abritant les résidences du Cégep Ahuntsic pourrait aussi être mis à contribution, a souligné M. Godbout.

Andre DeGrasse, de Markham (Ontario), champion canadien du 100 et 200 mètres, aux récents championnats canadiens 2017, à Ottawa. (Crédit photo : Fédération québécoise d’athlétisme/Yves Longpré)

Au récent championnat national, tenu il y a quelques semaines à Ottawa, il y avait de 5000 à 6000 spectateurs  par session, en soirée.

Grand événement

«Pour la tenue de ces championnats, Athlétisme Canada, désigne toujours la même ville pour deux ans, a expliqué Laurent Godbout au journaldesvoisins.com en début de semaine. C’est pour une question de rationalisation du budget, a affirmé M. Godbout. On a ainsi une plus grande marge de manœuvre. C’est donc mieux de tenir ces championnats au même endroit, deux années de suite, c’est une bonne affaire», a-t-il précisé.

Donc, ce seront les meilleurs athlètes canadiens des catégories junior et senior ainsi que l’élite nationale en para-athlétisme que les Montréalais accueilleront à bras ouverts à Claude-Robillard.

En juillet 2019 d’abord, les championnats vont permettre  de faire la sélection de l’équipe canadienne en vue des championnats du monde de l’IAAF (la fédération internationale) à Doha au Qatar.

Et, la cerise sur le sundae, un an plus tard, en juillet 2020, ce sera la sélection finale en vue des Jeux olympiques de Tokyo.

Tatiana Aholou, de Laval, championne canadienne junior du saut en longueur, aux récents championnats canadiens 2017, à Ottawa. (Crédit photo : Fédération québécoise d’athlétisme/Yves Longpré)

On sait que les compétitions d’athlétisme sont celles qui sont les plus suivies à l’international par les gens qui regardent les jeux à la télé, en tête de liste le célèbre 100 mètres chez les hommes.

«Ce seront de grands moments pour l’athlétisme au Canada et au Québec et nous avons très hâte de nous mettre au travail pour tenir des championnats de haut niveau, avait déclaré Claude Chagnon, président du comité organisateur. Nous comptons livrer des championnats de la plus haute qualité tant au plan organisationnel que sportif», a-t-il ajouté lors de l’annonce officielle du choix de Montréal à la suite de l’assemblée générale d’Athlétisme Canada pendant les récents championnats canadiens qui se sont tenus à Ottawa au début du mois.

Montréal, «qui avait un dossier fort étoffé»,  aux dires de Laurent Godbout, a devancé cinq autres villes canadiennes pour l’obtention de ce qui est considéré  comme ‘’le plus prestigieux événement en athlétisme au Canada.

«Nous travaillons depuis quatre ans pour la tenue de ces championnats, a soutenu M. Godbout. Des pressions avaient été exercées pour que l’on mette à niveau le Complexe sportif Claude-Robillard, dont la piste extérieure qui doit être changée aux 15 ans. La tenue des jeux canadiens d’athlétisme en salle pour les jeunes il y a quelques années nous a donné un élan pour aller plus loin. Puis, il y a eu les Jeux du Québec en 2016 et nous étions très confiants pour les championnats nationaux. On a reçu l’appui de divers intervenants dont la Ville de Montréal, Tourisme Montréal, le Gouvernement du Québec, le Complexe sportif Claude-Robillard, le secteur privé et l’ensemble de la communauté de l’athlétisme québécois », a-t-il ajouté.

Gros succès

Le monde de l’athlétisme canadien avait fait un tabac aux derniers Jeux olympiques tenus à Rio, au Brésil, obtenant  ses meilleurs scores depuis 1932, avec la récolte de six médailles.

Nul doute que l’on peut s’attendre à voir une compétition de calibre mondial dans plusieurs épreuves à Montréal en 2019 et 2020.

Parmi les grosses pointures qui devraient être au CSCR, notons le triple médaillé olympique Andre De Grasse, le médaillé d’or du saut en hauteur Derek Drouin, les meilleurs sprinteurs canadiens aspirant à former le relais du 4 x 100 mètres, la vice-championne du monde Melissa Bishop et le Québécois Brent Lakatos, recordman mondial en fauteuil roulant.

Charles Philibert-Thiboutot, de Québec, champion canadien senior du 1500 mètres. (Crédit photo : Fédération québécoise d’athlétisme/Yves Longpré)

Sur le plan local, les yeux seront rivés sur Charles Philibert-Thiboutot ainsi que tous les espoirs d’ici qui pourront participer à ce championnat national au Québec.

La sélection olympique 2020 sera la première tenue à Montréal depuis 1996.

Le travail des organisateurs débutera dans les prochains mois avec la formation de divers comités.

Entretemps, on travaillera fort pour aller chercher du financement via les entreprises privées et les organismes publics.

 

 

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