CHSLD Laurendeau

Alors que Québec annonce du renfort en personnel dans les CHSLD, déjà un redéploiement était en cours depuis quelques jours dans le nord de Montréal face au nombre élevé de cas de personnes âgées touchées par la COVID-19.

« Depuis déjà plusieurs jours, a indiqué Séléna Champagne, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal (NIM), un plan de délestage avait commencé à être appliqué dans l’ensemble du CIUSSS NIM afin de délaisser certaines activités et de se concentrer sur les activités essentielles. Par exemple, au mois de mars, des infirmières scolaires ont reçu une formation afin de prêter main forte à ceux qui devaient se rendre à domicile pour faire des dépistages. Maintenant, quelques membres du personnel sont réaffectés temporairement dans certains de nos CHSLD afin d’augmenter la capacité de soins là où nous en avons besoin », a-t-elle ajouté.

Des employés travaillant en CLSC peuvent être transférés dans un CHSLD «avec la clientèle âgée, vulnérable et plus à risque, conformément à la volonté du premier ministre François Legault», a affirmé Mme Champagne.

Déjà, les  12 500 employés du CIUSSS de la partie nord de Montréal avaient été avisés qu’ils pourraient être amenés à effectuer d’autres tâches dans le cadre de la COVID-19.

Ce mercredi (8 avril) le premier ministre François Legault a annoncé que 450 médecins (pour l’ensemble du Québec) seront dépêchés dans les établissements pour gens âgés.

Alors que la situation est difficile dans les CHSLD, on apprenait toutefois une bonne nouvelle.

La direction de la santé publique de Montréal estime que l’on a atteint le pic de la courbe épidémique dans l’île de Montréal.

Mais afin d’éviter un retour à la propagation, la docteure Mylène Drouin a plaidé avec fermeté pour que toutes et tous maintiennent les mesures de distanciation physique. Et si l’on se fie aux déclarations des premiers ministres Legault et Trudeau, ces mesures (dont le respect du deux mètres) vont s’installer pour plusieurs mois….

 Bilan-Hausse minime

Selon les données officielles du mercredi 8 avril,  622 citoyens (beaucoup de 60 ans et plus) et 123 employés du CIUSSS NIM sont infectés par le coronavirus (13 de plus qu’hier), mais on ignore combien sont sur le point d’être guéris.

Pour le territoire de l’arrondissement Ahuntsic–Cartierville, 223 personnes sont maintenant atteintes,  23 de plus qu’hier.

Le centre d’hébergement Laurendeau a maintenant 39 cas (quatre de plus qu’hier) et cinq décès depuis la semaine dernière.

Au CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci, on a noté deux cas de plus qu’hier, ce qui  fait que l’on a 45 cas. Le nombre de décès demeure inchangé à 15.

À l’hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal, 65 personnes sont traitées contre 61, 24 heures plus tôt.

Il n’y a aucun cas pour les hôpitaux communautaires Fleury et Jean-Talon.

Le CHSLD Ovila-Légaré a maintenant un cas déclaré alors qu’à Paul-Lizotte, il y en a toujours un seul.

Résidences privées

Du côté du secteur privé, nous n’avons pas pu nous faire confirmer s’il y avait ou pas des cas au CHSLD Berthiaume-du Tremblay qui est localisé à côté du CHSLD Laurendeau ou aux autres résidences du groupe, sur le boulevard Gouin est.

L’entreprise dit s’appuyer sur une directive du Directeur national de la santé publique, le docteur Horacio Arruda, qui mentionnait que «malgré les inquiétudes ressenties par la population, il est recommandé de garder la confidentialité face aux informations liées à la COVID-19 dans les établissements de santé, tels que les CHSLD ».

La direction dit tout mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité de la clientèle vulnérable et des employés en suivant les mesures de protection prescrites par la Santé publique, a indiqué au journaldesvoisins.com. Annie Poirier,  directrice des communications.

À l’autre extrémité de l’arrondissement, un cas a été répertorié parmi le personnel du nouveau complexe immobilier ORA sur le boulevard Crémazie.

La direction a annoncé aux résidants et employés lundi dernier qu’un membre du personnel avait été testé positif,

« Au cours des derniers jours, a précisé la porte-parole Sarah Ouellette, le Groupe Maurice  a appris qu’un diagnostic de COVID-19 a été posé pour une personne à l’emploi du complexe ORA. Nous pouvons confirmer que cette personne est actuellement prise en charge et accompagnée par les autorités de santé publique avec qui nous collaborons », a-t-elle précisé.

Mme Ouellette a ajouté que l’employé ne s’est pas présentée sur son lieu de travail «depuis bon nombre de jours déjà. De ce fait, rien ne nous permet de craindre quelconque contamination».

L’entreprise affirme tout faire pour assurer la sécurité maximale des résidants et des employés d’ORA.

D’autre part, interrogée sur l’aide promise par le gouvernement aux résidences pour aînés  (RPA), le groupe Maurice s’est félicité du fait que Québec a bien compris les besoins du milieu, et qu’il a promis d’offrir un support aux RPA.

« Toutefois, l’aide se fait toujours attendre, a indiqué la porte-parole du groupe. Nous n’avons malheureusement, à ce jour, aucun détail quant aux modalités des aides qui seront fournies (autant le support financier que les « renforts » annoncés). Également, nos démarches auprès du CIUSSS de la région, afin d’obtenir du soutien et de l’équipement de protection, sont vaines. »

Toutefois, Le Groupe Maurice a bon espoir de voir un changement de cap s’opérer tout en comprenant le contexte difficile dans lequel on vit.

« Nous demeurons solidaires et saluons l’initiative du gouvernement», a conclu l’entreprise qui possède aussi Les Jardins Millen, juste à côté du métro Henri-Bourassa.

Cas dans le domaine Saint-Sulpice

Par ailleurs, les grandes chaines d’alimentation comme Metro et Sobeys (IGA, Tradition, Rachelle-Béry) indiquent sur leur site internet respectif les cas de la COVID-19 dans leurs établissements.

Ainsi, un cas est survenu le 31 mars dernier au Metro André-Grasset, dans le Domaine Saint-Sulpice.

« Test de dépistage positif à la COVID-19 d’un employé du magasin affilié Metro André-Grasset. Le dernier jour de travail était le 27 mars », précise le géant alimentaire dans une note télégraphique.

L’entreprise dit que dans un tel cas, elle recherche qui a été en contact avec l’employé ; ce dernier est envoyé à la maison, avec salaire.

Des mesures ont aussi été prises pour faire face à la pandémie.

Des panneaux de plexiglas ont été installés aux caisses et des autocollants sur les planchers guident les consommateurs afin de respecter les règles de distance physique de deux mètres.

Les comptoirs de produits en vrac ont été fermés.

On limite aussi le nombre de clients à l’intérieur des magasins, tout comme dans les pharmacies par exemple, où on a pu constater une hausse importante du nombre d’employés sur le plancher.

 

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