Elle baigne dans l’univers du chant choral depuis l’âge de huit ans. En amont du concert-bénéfice, Misatango, qu’elle dirigera au collège Regina Assumpta le 31 mai, Julie Dufresne, co-cheffe de chœur de l’Orchestre métropolitain de Montréal, se confie au Journal des voisins (JDV).

Professeur à l’université de Sherbrooke, Julie Dufresne forme les formateurs en chant choral. En effet, elle donne des cours sur la technique vocale et la diction lyrique aux chefs de chœur. Une formation qui permet à ces derniers de mieux diriger leurs choristes et d’améliorer la prononciation dans « toute sorte de langues ».
Avant de devenir un métier, l’univers de la musique constituait une passion. Au fil des rencontres de personnes inspirantes, elle décide 11 ans, après ses premières notes ,de travailler dans ce domaine. De ce fait, elle étudie le chant classique au conservatoire de musique de Montréal. Elle peaufine sa formation avec une maîtrise en direction chorale à l’université de Sherbrooke.
Cheffe de chœur depuis ses 19 ans, Julie Dufresne, Ahuntsicoise depuis une dizaine d’années, milite pour la vulgarisation du chant choral.
Le bonheur dans le partage
Au rang des nombreuses vertus qu’on lui prête, soulignons le fait que chanter permet de réduire le stress. Une pilule du bonheur sans qu’on doive en avaler une seule.
« Chanter », résume madame Dufresne, « ça ne coûte pas cher et ça fait tellement du bien ».
Ce bonheur, la co-cheffe de chœur de l’Orchestre métropolitain de Montréal s’attelle à le partager. Ainsi, à travers l’Alliance chorale du Québec, elle intervient dans les écoles. Le programme permet notamment de former les professeurs de chant des écoles — pas nécessairement outillés — aux normes de chefs de chœurs afin de répandre la pratique dans les écoles et de faire chanter les enfants.
« Je collabore beaucoup à l’élaboration de contenu pour les programmes, notamment à l’UQAM. Je participe à un ouvrage justement pour les étudiants en enseignement de la musique », confie-t-elle au JDV.

Outre la pédagogie, Julie Dufresne n’oublie pas ses premiers amours : le concert. Dans cette optique, elle dirigera le chœur Sympholies vocales à la salle Maguerite-Bourgeois du collège Regina Assumpta pour une expérience originale.
Un concert singulier dans une magnifique salle

Sous sa direction, 60 choristes — exceptionnellement — et des instrumentistes interpréteront la Misatango (Misa a Buenos Aires) du compositeur et chef de chœur argentin Martín Palmeri. Une œuvre construite avec une base de tango (le nuevo tango) aussi agréable à chanter qu’à écouter. « C’est une œuvre vraiment agréable tant pour les choristes que pour les spectateurs », souligne-t-elle.
En plus d’avoir augmenté le nombre de choristes, pour offrir un spectacle « majestueux », toujours habitée par le partage, Julie Dufresne a trouvé l’astuce pour le rendre plus singulier. En effet, les élèves de quatrième et cinquième secondaire en concentration musique et danse du collège Regina Assumpta interviendront sur la scène à un moment du spectacle, souffle-t-elle.
Elle espère que les personnes présentes le 31 mai à partir de 15 h passeront un magnifique moment dans cette salle où l’on peut « vraiment chanter de la musique classique » et la ressentir de manière optimale. Elle le confirme pour y avoir déjà chanté avec le Chœur de chambre du Québec.
Les fonds du concert iront à la fondation du collège pour soutenir des projets.












