Amine Difallah, spécialiste en intelligence d’affaires, est le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription d’Acadie. Il a choisi de se lancer dans la course aux élections provinciales du 5 octobre pour « apporter une approche différente à la politique », en s’inspirant de son expérience professionnelle et sociale.

Amine Difallah se présente sous la bannière du PCQ dans la circonscription d’Acadie. (Gracieuseté)
Le candidat, représentant la bannière du parti d’Éric Duhaime, s’implique dans la facilitation de l’intégration des nouveaux arrivants, notamment la communauté maghrébine, à travers l’association Projet DZ qu’il a fondée. Elle sert de pont entre la diaspora algérienne au Canada et au Québec, favorisant l’intégration, la collaboration et la promotion culturelle.
Une expérience au service de la communauté
Bien qu’il ne soit pas résident du comté d’Acadie, Amine Difallah dit avoir un ancrage grâce à l’organisme. À travers ce projet, il indique avoir « beaucoup travaillé dans [la circonscription] ». Selon lui, l’association lui a permis d’être proche des résidents et de comprendre leurs préoccupations, ce qui justifie son choix de vouloir les représenter. En outre, il pense que son expertise d’analyste de données lui permet de saisir les enjeux de la circonscription. De ce fait, il met au centre de ces priorités le logement, l’éduction, la santé et l’intégration.
« Je compte aider les immigrants à s’intégrer plus rapidement en facilitant l’accès aux services d’État et l’apprentissage de la langue », dit-il au sujet de l’intégration. Il dit vouloir être à l’écoute des organismes communautaires.
Le grand écart pragmatique
Le candidat du PCQ n’est pas à sa première expérience électorale. En effet, en 2025, il a postulé comme conseiller municipal dans le district de Marie-Clarac (Montréal-Nord) au sein de Projet Montréal, un parti avec une vision sociale-libérale. Il reconnaît que la trajectoire est peu commune. Toutefois, il justifie ce grand écart par le pragmatisme.
« J’avais un côté socialiste, un côté gauchiste », admet-il. « J’ai étudié les programmes des cinq partis et le seul qui m’a frappé le seul qui est pragmatique, le seul qui veut honnêtement réellement travailler pour les citoyens, c’est le programme du parti conservateur », affirme-t-il pour justifier son virage.
Actif au sein du parti depuis quelque mois, Amine Difallah avance quelques idées qui l’ont convaincues : l’accès au soin de santé privé avec la carte d’assurance maladie (RAMQ) ou encore une baisse des dépenses de l’État de 47 milliards sur un 5 ans, grâce entre autres à une réduction du crédit d’impôt accordé aux entreprises. Pour lui, le programme du PCQ « rejoint le côté socialiste ».
Il invite les résidents à aller voter le 5 octobre, parce que « chaque vote compte ».











