Marie Ève Charette et son fils Hector, Sujitha Krishna et sa fille Siva en compagnie de l’une des assistantes-instructrices de l’école Autisme Karaté dans le nouveau dojo de la rue Chabanel. (Photo : courtoisie de André Langevin)

Ahuntsic-Cartierville comptait déjà plusieurs écoles de karaté, dont le club d’élite de karaté Montréal qui est établi au centre Claude-Robillard depuis 1987. Un nouveau dojo vient d’ouvrir ses portes sur Chabanel Ouest : celui d’Autisme Karate, une école d’arts martiaux spécialisée dans les cours destinés aux personnes avec besoin spéciaux et à leurs familles.

Le JDV s’est entretenu avec le fondateur André Langevin, qui se consacre à plein temps à son école depuis qu’il a pris sa retraite comme policier de la Gendarmerie royale du Canada, il y a trois ans.

L’immeuble de Ville Mont-Royal, où était établie son école depuis 2008, doit faire l’objet d’une démolition et André Langevin a trouvé un local en plein cœur du District Central, au 433 Chabanel Ouest.

« Le propriétaire de l’immeuble a été vraiment gentil. Ils m’ont offert de faire un essai là pendant six mois », souligne-t-il.

À peine installé dans son nouveau dojo, il se prépare déjà à recevoir ses premiers élèves.

« Étant donné que je suis dans Ahuntsic-Cartierville, je suis plus central encore », se réjouit l’instructeur de karaté qui dit déjà recevoir beaucoup d’appels.

C’est donc un nouveau service pour les personnes vivant avec le trouble du spectre de l’autisme (TSA) qui voit le jour dans l’arrondissement. Ahuntsic-Cartierville compte déjà plusieurs organismes spécialisés en TSA, dont la Fondation de la déficience intellectuelle et des troubles du spectre de l’autisme de Montréal, la Fondation de l’autisme, le Programme Caribou, l’Archipel de l’avenir et le Centre de jour Rêv’Avenir.

« On sait que c’est dur avoir des services pour les personnes à besoins spéciaux », souligne celui dont le fils a été diagnostiqué autiste non-verbal à l’âge de 5 ans.

Aujourd’hui âgé de 27 ans, son fils est diplômé de l’Université McGill en mathématiques.

C’est à partir de son expérience personnelle qu’il a développé son approche d’enseignement du karaté qui bénéficié à plus de 1000 familles depuis 2008.

Accompagnées de leurs familles, les personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme ou avec d’autres formes de déficience ou de handicap peuvent découvrir dans le karaté un outil permettant de développer leur motricité, leur coordination, leur concentration, leur confiance en soi – ou encore un exutoire pour les frustrations ou l’anxiété qu’ils vivent au quotidien.

« Même les parents me disent que ça leur fait du bien! » lance André Langevin en riant.

Tous les membres de la famille sont invités à participer aux cours qui sont offerts par Autisme Karate à un tarif mensuel abordable. Le coût peut d’ailleurs être remboursé lorsque les personnes avec des besoins spéciaux ont un dossier dans le réseau de la santé et sont suivies par un travailleur social, précise l’instructeur.



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