Christine St-Pierre, députée de l’Acadie (Photo: archives JDV)

Une enquête publiée vendredi dernier dans le journal Le Devoir, révélait que des résidents du CHSLD Saint-Laurent, qui relève du Centre intégré universitaire de Santé et de Services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal, avaient été placé en confinement durant des semaines à l’aide de demi-portes.

« Il y avait eu des informations qui circulaient autour de ce qui se passait dans ce CHSLD », confie la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, en entrevue avec le JDV.

Un constat « accablant »

Elle dit avoir été contactée à la mi-février par une ancienne employée de l’installation qui s’inquiétait de la situation des résidents.

La députée assure que son bureau a transmis l’information au CIUSSS, comme il l’a fait avec toutes les situations problématiques qui ont été portées à son attention concernant la gestion de la pandémie dans différents établissements d’hébergement et de soins de longue durée de sa circonscription.

« On était rassurés », confie la députée qui dit avoir toujours obtenu des réponses satisfaisantes de la part du PDG du CIUSSS, Frédéric Abergel.

Elle qualifie de « troublant » et de « choquant » le portrait de situation dépeint dans Le Devoir.

« L’article du Devoir est très bien documenté, il y a plusieurs témoignages », souligne l’ancienne journaliste. « C’est vraiment, vraiment accablant », dit-elle.

En plus d’interpeller la ministre Marguerite Blais, qui a depuis annoncé une enquête et répliqué publiquement aux reproches qui lui ont été adressées, la députée de l’Acadie demande au CIUSSS du Nord de faire le point sur cette affaire.

« Il faut que le CIUSSS aussi fasse une déclaration publique », lance Christine St-Pierre.

L’attaché politique de Mme St-Pierre, Martin Fecteau, indique que le PDG du CIUSSS a cherché à démentir certains faits avancés dans Le Devoir en répondant aux questions qui lui ont été posées en privé lors d’une rencontre avec les élus vendredi dernier.

Une solution de dernier recours… aussi utilisée ailleurs?

« Il est important de mentionner que c’est une solution de dernier recours et que l’utilisation de la demi-porte nécessite en tout temps un consentement, une vigilance et une surveillance accrue tout au long de son application », a pour sa part indiqué mardi Emilie Jacob, conseillère aux relations avec les médias au CIUSSS, en réponse à une question du JDV.

La porte-parole du CIUSSS confirme par ailleurs que la demi-porte « a également été utilisée dans d’autres installations du CIUSSS NIM lors d’éclosions COVID-19 dans quelques cas spécifiques lorsque l’isolement était impossible à respecter chez certains patients ».

« Ces portes sont maintenant retirées puisqu’il n’y a plus d’éclosion », précise Emilie Jacob.

Si vous souhaitez témoigner de situations vécues par vos proches dans des installations d’Ahuntsic-Cartierville, n’hésitez pas à contacter notre journaliste : simon@journaldesvoisins.com.

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Macameau Bertrand
Macameau Bertrand
8 Mois

La demi-porte est selon moi un moyen de faire respecter les consignes sanitaires et d’éviter d’avoir recours à plus de médication ou d’utiliser des contentions physiques. Sinon il faudrait beaucoup plus de personnel pour éviter les errances sur l’étage.

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