Ahunstic-Cartierville a enregistré cette semaine sa plus forte baisse des nouveaux cas de COVID-19 depuis l’automne dernier.

Selon le plus récent état de situation publié par la Direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP), l’arrondissement demeure en quatrième place du top 5 des arrondissements qui comptent le plus de cas actifs, mais il est celui qui a enregistré la plus forte diminution des nouveaux cas dans la dernière quinzaine de mai (-143 cas, pour un total de 160 nouveaux cas).

La tendance à la baisse des dernières semaines se poursuit donc.

Indicateurs à la baisse

Dans  les 14 derniers jours, le secteur de Bordeaux-Cartierville a enregistré une nette baisse des cas actifs par rapport aux deux semaines précédentes (-80 cas, pour un total de 55 cas dans les deux dernières semaines). Le secteur a donc été retiré de la liste des voisinages présentant les plus hauts taux d’incidence dans la métropole.

Le secteur de l’arrondissement qui figure encore sur la liste cette semaine est celui du Sault-au-Récollet qui compte 13 nouveaux cas cette semaine pour un taux d’incidence de 52 cas/100 000 habitants.

Par comparaison, des secteurs limitrophes à Ahuntsic-Cartierville présentent encore des taux nettement plus élevés.

C’est le cas par exemple de Montréal-Nord-Sud-Ouest (10 cas, 135,14 cas/100 000 habitants), Parc-Extension (36 cas, 127,32 cas/100 000) et Saint-Michel-Ouest (20 cas, 91,20 cas/100 000).

Avec à peine 51 cas rapportés entre le 25 et le 31 mai dans l’ensemble d’Ahuntsic-Cartierville, l’arrondissement enregistre son meilleur bilan depuis la fin septembre 2020. Le taux d’incidence hebdomadaire se situe à 37,99 cas par 100 000 habitants, soit un taux légèrement inférieur à la moyenne de l’ensemble des arrondissements montréalais.

L’accalmie se reflète notamment dans les écoles de l’arrondissement.

Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) rapportait, en date du 1er juin,  les cas de 17 élèves et un membre du personnel infectés dans les écoles d’Ahuntsic-Cartierville. C’est la première fois depuis octobre 2020 qu’on rapporte moins de 20 cas dans les écoles des quartiers du territoire. Une dizaine de classes dans six écoles étaient toutefois en isolement.

Hospitalisations : la pression diminue, mais la tension demeure

Les hospitalisations liées à la COVID-19 poursuivent également leur lente diminution depuis la mi-avril.

Si l’embellie a de quoi réjouir, la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île-de-Montréal de la Fédération interprofessionnelle de la santé (SPS NIM – FIQ), Kathleen Bertrand, ne cache pas que la situation demeure tendue.

« Même si les cas descendent, on a encore des cas aux soins intensifs », souligne la représentante syndicale.

En date du 1er juin, il n’y avait, en effet, plus que 16 personnes hospitalisées à Sacré-Cœur en lien avec la COVID-19, mais 10 d’entre elles étaient aux soins intensifs.

Il y a tout de même quelques « bonnes nouvelles » sur le front, dont le taux de vaccination des travailleurs de la santé qui atteint désormais plus de 80 % et la couverture vaccinale qui augmente dans la population générale.

« On voit de plus en plus de patients aussi qui sont vaccinés première dose », se réjouit Kathleen Bertrand.

L’immunité croissante, tant du personnel soignant que des patients, permet de limiter les risques d’éclosions. Il n’y avait en date du 1er juin aucune éclosion active en centre hospitalier sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

Les dernières éclosions d’importance dans les hôpitaux du CIUSSS remontent à la fin avril quand la couverture vaccinale était encore relativement faible.

Des soignants à bout de souffle

« Les professionnels en soins, ils sont épuisés », lâche toutefois la présidente du SPS NIM.

Elle rappelle que la pandémie a aggravé une pénurie de personnel dans le réseau de la santé.

« Ça fait des mois qu’on travaille au-dessus de notre capacité, parce qu’il manquait du personnel avant, il manque du personnel présentement, puis il va manquer du personnel après », signale Kathleen Bertrand qui souligne que le piétinement des négociations dans le secteur de la santé ajoute de la frustration à l’usure.

La FIQ a d’ailleurs voté le 25 mai un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale. Ce mandat doit faire dans les prochaines semaines l’objet de consultations et de votes dans les établissements affiliés à la FIQ, dont ceux représentés par le SPS NIM.

« Il y a 15 mois on était des “anges gardiens”, et puis aujourd’hui le gouvernement n’est pas prêt à reconnaitre le travail qu’on a effectué, puis tous les sacrifices qu’on a faits pendant la pandémie», déplore la représentante.

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