Un rassemblement religieux dans le parc Nicolas-Viel a surpris les observateurs et les promeneurs, compte tenu de la distanciation physique non respectée, et l’absence visible de masques (Photo: courtoisie)

Le parc Nicolas-Viel a été témoin, par ce bel après-midi, d’un rassemblement inusité pour le moins anormal, en ces temps de Covid-19. Histoire.

Il y a quelques jours, les citoyens de confession juive célébraient la fête de la Nouvelle Année, le Roch Hachana. Dans quelques jours, ils souligneront le Yom Kippour, soit le jour le plus saint de l’année dans le calendrier des fêtes juives. C’est sans doute dans cet esprit qu’ils veulent se rassembler.

Leaders religieux prévenus

Mais, depuis le passage de Montréal et de Laval en zone orange, la Direction de la Santé publique a intimé les leaders religieux à limiter le nombre de personnes dans les lieux de culte tout en respectant les mesures sanitaires (distanciation physique, lavage de mains, etc.), retour en arrière qui a fait bondir, notamment, les leaders catholiques. Tous les leaders religieux ont été prévenus, mais certains pensent visiblement qu’un rassemblement extérieur peut tout permettre!

Ainsi, point de masque, ni de distanciation physique: c’est le premier constat qu’ont pu faire des observateurs et des promeneurs au parc Nicolas-Viel, le long de la rivière des Prairies jeudi après-midi, alors qu’ils ont vu arriver plusieurs autobus nolisés et que de nombreuses personnes en sont descendues pour se rendre sur le bord de la rivière, tout au fond du parc. Le rassemblement aura duré plus d’une heure.

Dans un courriel envoyé au JDV, il y a quelques minutes, l’un des observateurs raconte:

«Des autobus pleins de pèlerins avec aucun masque qui débarquent et tout collés (les) uns contre les autres prient près de la rivière!!!  Difficile de sensibiliser certains groupes aux consignes de santé publique. On n’est pas sorti de l’auberge !!!»

L’un d’entre eux a pensé faire intervenir le 911, mais la situation l’a laissé sans voix…et sans geste, visiblement.

Interpellant la mairesse de l’arrondissement, celle-ci lui faisait remarquer que, oui, un simple citoyen peut tout à fait appeler le 911 dans une situation semblable de rassemblement sans masque.

Mme Thuillier ajoutait:

«Les grands leaders religieux ont été contactés par la Santé publique de Montréal, mais il y a de nombreux leaders religieux.»

Le résidant en question a conclu:

«C’est ce que les observateurs présents pensaient faire, mais considérant l’envergure du rassemblement, les nombreux autobus d’écoliers nolisés et sur plusieurs heures, aucun masque , aucune distanciation … on a eu l’impression qu’aucun dialogue,…. ni loi ne changerait les choses. C’est culturel ou plutôt religieux  alors il vient un temps ou je crois que comme citoyens on abdique tout simplement. Un dialogue devrait être établi avec les dirigeants de ces communautés par les représentants politiques et de santé publique. Le simple citoyen n’y peut rien hélas !»

Il ajoute:

«Ils débarquent rapidement et se recueillent près de la rivière et pourtant le parc est assez grand pour se distancer….

Finalement, un autre observateur a contacté le 911. Il raconte:

«J’ai vu et fait 911. Une patrouille leur a demandé de garder une distance…ils se sont distancés…cinq minutes… et se sont rapprochés après le départ de la patrouille…»

Notre premier observateur conclut:

«C’est drôle et pathétique dans le fond !!»

Vous aimez ce que nous faisons? Pensez à devenir membre du journaldesvoisins.com ICI

13 commentaires
    1. Moi aussi, je suis bien d’accord avec vous, Sylvie !
      Le comportement non respectueux des règles n’est pas justifiable, certes. On est tous d’accord, je pense.
      Mais je ne vois pas à quoi sert ce genre d’article à part monter les Québécois les uns contre les autres et atiser les tensions déjà très fortes depuis mars …
      C’est triste d’écrire des articles comme ça. Il y a d’autres choses à dire, je pense.

      1. Madame, «Ce genre d’articles, comme vous l’écrivez, sert à informer nos lecteurs et lectrices de ce qui se passe sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville. Christiane Dupont, rédactrice en chef

  1. Tous les récalcitrants actuellement sont à blâmer. Ils sont irrespectueux des autres et irresponsables. Si en plus on vit en marge de la société, on ne fait pas exprès pour s’attirer l’animosité et nourrir les préjugés. Il y a un devoir de dénoncer des comportements qui mettent à risque la vie des gens. A ne pas confondre avec la délation lâche des collabos des régimes dictatoriaux.

  2. C’est exactement la raison pour laquelle nous devons mettre fin aux accommodements religieux. La loi 21 ne va pas assez loin. Les religions nuisent au vivre ensemble dans une société. La preuve…

    1. M. Lahaie,
      Il ne faut pas confondre toutes les religions… Car les catholiques ont très bien respecté les règles étatiques de confinement. Mais nous protestons, et ce très civiquement, contre la limitation à 25 personnes en un même lieu de culte en même temps, ce qui aboutit quasiment à la fermeture de nos églises, avec les conséquences financières qui en découlent, surtout pour les paroisses déjà en difficulté.

      Et j’en sais certainement plus que vous, M. LAHAIE, sur les questions religieuses, puisque je suis marguillier de ma paroisse depuis 9 ans. Et je note que les discours des chrétiens encouragent plus au “vivre ensemble” que ne le font certaines organisations politiques qui vont jusqu’à organiser la dictature… À bons entendeurs, Salut !

  3. Ils s’y étaient introduits à pareille date l’an passé. C’état déjà un choc de les voir ainsi débarquer en très grand nombre. De le refaire en pleine reprise de propagation du virus manque de civisme. Ils oublient que la communauté juive ayant beaucoup transité entre New-York et Montréal en début de pandémie avait donné lieu à plusieurs cas de contamination.

  4. Bonjour Mme DUPONT !

    Voici quelques précisions sur cette vôtre phrase: «la Santé publique a intimé les leaders religieux à limiter le nombre de personnes dans les lieux de culte tout en respectant les mesures sanitaires (distanciation physique, lavage de mains, etc.), retour en arrière qui a fait bondir, notamment, les leaders catholiques.»

    Premièrement, nos “leaders” religieux n’ont rien à voir avec les “politiques”; il vaut donc mieux utiliser le mot “autorités”, lequel doit être compris fondamentalement comme “spirituel”, l’aspect “matériel” étant réservé au Conseil des marguilliers, selon la loi québécoise.

    Secundo et plus important, nos protestations concernent le refus du ministre de revoir sa limitation à 25 personnes à une activité religieuse. Car nous avons scrupuleusement respecté, dans nos églises, les règles prescrites de distanciation, de lavage des mains à l’entrée, de nombre limite de participants (100), etc. Et il nous paraît aberrant d’exiger, indirectement, une distanciation de 10 mètres et plus dans la majorité de nos églises. Cela prive nos fidèles de la principale activité de notre religion en plus de mettre en péril la survie de certaines paroisses, faute de revenus non compensée par des aides étatiques.

    De plus, le ministre a motivé sa décision par des faussetés, comme la prétention qu’en chantant, les fidèles pouvaient projeter des virus… Or, c’est reconnu par la Santé publique que ces “projections” ne vont pas au- delà de 2 mètres. Et, généralement, les fidèles bien masqués ne chantent plus dans nos églises en ces jours de confinement. Nous demandons donc au ministre d’avoir l’honnêteté de corriger sa décision.

    Bien respectueusement,
    Jean RÉMILLARD
    Marguillier de SMC depuis 9 ans

    1. Monsieur Rémillard, merci pour vos commentaires que nous publions, bien sûr. Quant à la leçon de sémantique, c’est à l’Assemblée des évêques catholiques du Québec que vous devez la faire parvenir. En effet, nous avons utilisé le même terme que celui du communiqué du 25 septembre qui nous a été expédié par la dite Assemblée, soit «leaders religieux», communiqué que vous pouvez trouver dans nos Brèves. https://journaldesvoisins.com/breves-reconfiner-les-lieux-de-culte-a-25-ou-50-personnes-les-leaders-religieux-du-quebec-denoncent-une-injustice/ Cordiales salutations, Christiane Dupont, rédactrice en chef

  5. C’est un article pertinent.
    Tous les individus, tous les groupes doivent collaborer et suivre les règles sanitaires pour limiter le plus possible la propagation de Covid 19.
    Faire partie d’un groupe religieux ne peut soustraire ces individus de leur responsabilité sociale.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pourriez aussi aimer ces articles

Le coin des commerçants – Semaine du 6 mars 2020

SDC District Central Avis aux membres! La Société de développement commercial (SDC)…

Cette Halloween, même les chauves-souris auront peur…

Dans quelques jours, les rues seront remplies de vampires, de fantômes, de…

Un incendie sévère éclate dans un bâtiment sur le boulevard Henri-Bourassa

Une douzaine de camions de pompiers ont été dépêchés sur les lieux,…

Proches aidants bannis des CHSLD: un cas patent dans Ahuntsic-Cartierville

Réal Migneault réclame un assouplissement aux règles de confinement, pour que les…