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Les croque-livres sont des boîtes de partage de livres pour les enfants du Québec âgés de 12 ans et moins. (Photo: Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

Depuis 2014, les croque-livres envahissent les rues et ruelles de Montréal. Ces bestioles sympathiques sont des bibliothèques collectives et collaboratives qui ne survivent que grâce à la bonne volonté de ceux qui les adoptent.

Les croque-livres sont installés à la faveur d’initiatives privées. Ces boites visent à inciter les petits jusqu’à 12 ans notamment à la lecture selon le principe «prends un livre ou donne un livre».

Il y a près de 3000 boîtes de ce genre dans tout le Québec. On en trouve au moins 23 à Ahuntsic-Cartierville, répertoriées sur le site des Croque-livres, une initiative lancée en 2014.

Même s’ils sont sur un trottoir, pas loin d’un banc public, ils ne sont pas considérés comme du mobilier urbain.

«Si le croque-livres est installé sur le domaine privé, aucune exigence particulière ou [aucun] permis ne sont requis. Toutefois, tout élément privé installé sur le domaine public nécessite un permis d’occupation temporaire ou permanente», explique-t-on à l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville au Journal des voisins (JDV) dans un courriel.

En dehors du permis, l’administration locale n’a aucune responsabilité vis-à-vis de ces mini-bibliothèques.

«L’arrondissement n’a pas de croque-livres sous sa charge. Sur le territoire, il y a, entre autres, divers projets collectifs devant des CPE et milieux familiaux ainsi que quelques citoyens qui en ont installé sur leur terrain, mais ce sont des initiatives personnelles qui sont gérées de leur côté», explique le service des communications de l’arrondissement.

C’est de nuit que le JDV a rencontré Marie* avec son sac de livres. Elle venait faire le tri. Elle récupérait des livres qui n’intéressaient pas les enfants et les remplaçaient par des ouvrages jeunesse.

«Des gens déposent des livres dont ils n’ont plus besoin. Cela part peut-être d’un bon sentiment, mais ce n’est pas le but des croque-livres», explique-t-elle en montrant un livre de chimie pour le cégep.

Cette opération permet aussi de nettoyer la boîte que certains utilisent comme poubelle malheureusement.

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On peut fabriquer son croque-livres soi-même. (Photo: Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

Petite histoire

Au départ, c’est un comité formé par l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, l’Association québécoise des CPE, le Comité d’action locale Vaudreuil-Soulanges, la Corporation de développement communautaire de Rosemont et la Fondation pour l’alphabétisation et la Ville de Laval, réuni par la Fondation Lucie et André Chagnon, qui planchait sur le projet. Neuf croque-livres ont été posés avant qu’ils ne fassent partie du décor dans les villes et villages.

Le réseau de croque-livres donne aussi de bons conseils pour entretenir les boîtes et offre des outils en ligne pour la gestion des ouvrages.

Ainsi, même si les croque-livres n’existent que grâce à des initiatives citoyennes, ils sont inscrits dans un réseau. On peut d’ailleurs trouver la boîte la plus proche sur une carte.

Ceux qui désirent en installer un peuvent éventuellement en acheter un solide et se le faire livrer. Mais ce n’est pas une obligation. De bons bricoleurs peuvent en fabriquer eux-mêmes selon leur imagination et leurs moyens.

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Jocelyne Langevin
Jocelyne Langevin
1 Année

Étrange que vous écriviez “à l’ouest du boulevard de l’Acadie il n’y en a pas une seule” alors que la bibliothèque de Cartierville affiche trois adresses de croque-livres à proximité.

Rédaction
Editeur
1 Année
Répondre à  Jocelyne Langevin

Nous vous remercions pour votre vigilance. Nous mettons l’article à jour.
La Rédaction

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