Il y avait plusieurs véhicules garés devant l’édifice des Soeurs de la Providence, ce dimanche (Photo: jdv P. Rachiele).

Des demandeurs d’asile en majorité d’origine haïtienne, en provenance des États-Unis, seront hébergés temporairement dans l’édifice qui appartenait aux Soeurs de la Providence, rue Grenet. Cet édifice a été vendu récemment à la Ville de Montréal qui prévoit en faire un centre communautaire et un lieu culturel dans Cartierville. La Ville de Montréal en a fait l’annonce par voie de communiqué samedi soir.

Il s’agit d’un nouveau lieu d’hébergement pour tous ces demandeurs d’asile qui fuient les États-Unis où ils avaient élu domicile, avec un statut de protection temporaire accordé par le président américain de l’époque, Barack Obama, après le séisme de 2010 en Haïti.

La politique de l’actuel président américain, Donald Trump, en regard  de l’immigration fait craindre à ces demandeurs d’asile qu’ils ne puissent pas renouveler leur statut aux États-Unis et qu’ils pourraient être renvoyés en Haïti, d’où leur arrivée massive à la frontière canadienne depuis quelques jours.

Le conseiller de Bordeaux-Cartierville, devant l’édifice des Soeurs de la Providence. (Photo: jdv P. Rachiele)

«Une partie de l’immeuble servira à héberger temporairement ces demandeurs d’asile, a dit le conseiller de Bordeaux-Cartierville, Harout Chitilian, en entrevue à journaldesvoisins.com dimanche. Ils seront pris en charge par la Croix-Rouge et le Gouvernement du Québec. Nous avons collaboré avec les autorités ; il s’agit d’une mesure d’accueil temporaire», a précisé M. Chitilian.

Tout est fin prêt!

En soirée dimanche, M. Chitilian ajoutait sur sa page Facebook le commentaire suivant:

«J’ai effectué une visite des lieux avec notre équipe d’arrondissement. Le centre d’hébergement temporaire des demandeurs d’asile est presque prêt pour recevoir ses occupants. La responsabilité des lieux est assurée par le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion et le CIUSSS du Nord de l’Île de Montréal.»

Huit lieux devaient être trouvés pour l’hébergement des demandeurs d’asile en provenance des États-Unis. Le Stade olympique en est un, l’édifice des Sœurs de la Providence, un autre.

Obtenir aussi l’aval des religieuses

En temps que maire suppléant de mai à août, en l’absence du maire Pierre Gagnier, M. Chitilian a indiqué aux autorités qu’elles devaient obtenir également l’aval des religieuses de la congrégation pour recevoir sur le site les demandeurs d’asile, notamment parce que l’édifice vendu à la Ville de Montréal prévoit que les Sœurs de la Providence y ont toujours des bureaux administratifs sur place, moyennant un loyer.

«Nous avons pris les précautions nécessaires pour que les bureaux administratifs et les espaces d’entreposage réservés à l’usage des membres de la congrégation ne soient pas utilisés pour l’hébergement, a soutenu M. Chitilian. Mais ce fut une décision humanitaire facile à prendre que d’envisager d’installer  ces demandeurs d’asile dans cet immeuble, notamment parce que c’est dans l’esprit de la mission humanitaire et communautaire des Sœurs de la Providence, qui ont donné leur accord», a précisé le conseiller de Bordeaux-Cartierville et vice-président du comité exécutif de la Ville.

Près de 300 personnes pourront être hébergées dans ce lieu bien organisé et convenablement équipé, précise-t-on dans le communiqué émis par la mairie.

Selon le même communiqué, environ 250 à 300 demandeurs d’asile en provenance des États-Unis arrivent chaque jour.

Le projet d’installer en ces lieux le futur centre communautaire, bibliothèque et autres lieux culturels, va bon train, selon le conseiller de Bordeaux-Cartierville, qui a précisé à journaldesvoisins.com qu’il y aurait d’ailleurs une consultation publique à ce sujet prochainement.

Des questions aux autorités américaines?

Interrogé par journaldesvoisins.com, à savoir si les autorités municipales allaient faire des représentations auprès du gouvernement fédéral pour que ce dernier fasse à son tour des représentations auprès des autorités américaines sur cet exode massif du territoire américain, M. Chitilian a déclaré:

«On ne partage pas les politiques du gouvernement américain et le maire (de Montréal) a clairement dénoncé cette politique, mais on a assuré les autorités de notre appui et on laisse aux responsables de la sphère politique fédérale de faire les représentations qui s’imposent auprès du gouvernement américain.»

 

 



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