Vue arrière de l’immeuble au 5450, rue Dudemaine où a eu lieu l’incendie (Photo : Philippe Rachiele)

Le 19 décembre dernier, un immeuble à logements situé au 5450, rue Dudemaine, dans Cartierville, était la proie des flammes. Une cinquantaine de familles se sont soudainement retrouvées à la rue. Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que les personnes sinistrées pourront regagner leur logement. En effet on ignore toujours quand elles pourront réintégrer l’immeuble, l’enquête sur les causes de cet incendie majeur étant toujours en cours.

Le 19 décembre dernier, aux alentours de 13 heures, des résidants remarquent de la fumée en provenance du troisième étage d’un vaste immeuble résidentiel. Très vite, les flammes qui embrasent le troisième étage se propagent au quatrième étage.

Au total, ce sont pas moins de 72 personnes occupant 45 unités de logement qui ont été prises en charge par la Croix-Rouge canadienne et la Ville de Montréal. Très rapidement, les choses se sont enchaînées. Tandis que la Ville s’est assuré de payer l’hébergement des familles à l’hôtel, l’organisme Jeunesse au Soleil a distribué de la nourriture ainsi que des biens essentiels aux sinistrés.

Un retour malheureusement ajourné

On prévoyait initialement que certaines personnes pourraient regagner leur logement avant la fin de l’année. D’une durée initiale de trois jours, l’hébergement à l’hôtel des résidants a été prolongé durant toute la période des Fêtes en raison de l’importance des dommages causés par l’incendie. « L’arrondissement et le service d’inspection des incendies sont allés sur les lieux. Même si c’était de manière temporaire, on espérait que certains résidants puissent réintégrer leur logement notamment pour aller chercher leurs biens. Malheureusement, en raison de l’ampleur des dégâts, l’immeuble n’était pas jugé assez sécuritaire pour permettre aux résidants de revenir sur les lieux », a déclaré Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville à journaldesvoisins.com. Être relocalisé après un incendie, ce n’est pas toujours simple.

L’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) se charge de trouver des logements provisoires pour les familles, mais il est malheureusement plus difficile de trouver des places disponibles à ce temps-ci de l’année. « Comme l’incendie est survenu en fin d’année, c’était assez compliqué de transférer les résidants dans des logements de l’OMHM. On a donc prolongé de plusieurs jours la durée de l’hébergement à l’hôtel. Maintenant, le transfert doit se faire graduellement pour les gens à faible revenu. On parle de logements appartenant à l’Office municipal de l’habitation ou des logements abordables qui sont admissibles au programme de Supplément au loyer », a précisé M. Chitilian.

Accès toujours interdit

À la fin de l’année, l’accès à l’immeuble était totalement interdit à tous les résidants. Par contre, au moment de l’entretien, M.Chitilian ne disposait pas d’informations quant à savoir si certains résidants étaient autorisés à revenir à leur logement. Pendant que l’enquête suit son cours, les résidants doivent malheureusement prendre leur mal en patience. C’est dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, qu’ils sauront s’ils peuvent finalement retourner chez eux.

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