Rappel de désinfecter ses mains à l’entrée de l’hôpital Sacré-Coeur (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

L’autorité sanitaire de Montréal surveillera de près la situation qui prévaut dans certains quartiers voisins d’Ahuntsic dont Montréal-Nord et Saint-Michel.

Ces secteurs sont les plus touchés par les attaques de la COVID-19  dans l’île de Montréal, a confirmé mardi la directrice de la Santé publique de Montréal, la docteure Mylène Drouin.

L’arrondissement de Montréal-Nord est celui qui compte le plus de cas au prorata de la population,  1 368 cas pour 100 000 personnes.

En comparaison, Ahuntsic-Cartierville a 792 cas par 100 000 alors que la moyenne dans l’île est de 604.

Maintenant, pour l’ensemble de l’île, 12 487 cas de coronavirus sont enregistrés soit 450 nouveaux cas comparativement aux 24 dernières heures.

Pour s’attaquer au problème dans Montréal-Nord, les autorités mettront en place une stratégie de dépistage. Elles vont déployer sur le terrain des employés qui donneront des conseils à la population quand il sera question de rouvrir des commerces ou écoles ou autres lieux publics ou privés.

L’arrondissement voisin d’Ahuntsic compte de nombreux employés du réseau de la santé et de résidences pour aînés.

Joly aide

Alors que les travaux parlementaires ont repris mardi au fédéral (de façon virtuelle, une première), la députée d’Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly, a déclaré qu’elle fera don de la portion de la hausse de salaire annuelle comme députée à deux comptoirs alimentaires de la circonscription, dont le SNAC et La Corbeille. Le SNAC offre un service de trois dépannages alimentaires à l’extérieur, chaque semaine.

« J’ai décidé de faire un don de la somme prévue de la hausse cette année (environ 2%), a indiqué la ministre du Développement économique et des Langues officielles, soit une somme d’environ 4500$. Deux organismes recevront des montants, le SNAC (Le Service de nutrition et d’action communautaire), et La Corbeille. Le SNAC a enregistré une hausse de 30% de la demande et La Corbeille a dû fermer son restaurant (une source de revenu perdue) avec la pandémie de la COVID-19 » a-t-elle précisé pour justifier le choix des deux organismes bien connus, l’un dans Ahuntsic et l’autre dans Bordeaux-Cartierville.

Aide-entreprises

D’autre part, Mélanie Joly a indiqué avoir eu beaucoup de discussions ces dernières semaines avec des représentants de Chambres de commerce, des entrepreneurs ou de Sociétés de développement commercial (comme District central dans Ahuntsic ouest), concernant l’aide gouvernementale en ces temps de pandémie.

« Il y a beaucoup de questions au sujet de la subvention à la masse salariale, le financement des PME, l’aide au paiement des loyers commerciaux et la prestation canadienne d’urgence (PCU). Mon budget au Développement régional a  presque doublé. Mais il faut s’occuper aussi de ceux qui sont passés entre les mailles du filet, qui n’ont pas accès à du financement. Il y aura bientôt des annonces pour eux », a assuré la députée-ministre

Mélanie Joly a indiqué que dans le cadre de l’urgence que l’on vit, des entreprises du district Chabanel ont obtenu des contrats du gouvernement fédéral pour produire des équipements médicaux et de protection. Le fabricant de vêtements d’hiver Canada Goose, s’est par ailleurs ajusté pour produire des sarraus.

Il va sans dire que le bureau de circonscription de la députée fédérale et celui de son ministère sont débordés d’appels.

« Mon équipe est en télétravail pour répondre aux demandes qui  explosent. Il faut guider les gens qui ont des interrogations sur la PCU, ou guider les entrepreneurs au sujet des subventions à la masse salariale. Je suis en politique depuis cinq ans et je n’ai jamais vu un aussi grand volume de demandes » a confié Mme Joly à journaldesvoisins.com.

D’autre part, la députée du nord de Montréal rejette les critiques de certains entrepreneurs et agriculteurs, sur l’effet «pervers» du programme d’aide aux étudiants qui nuirait aux entreprises qui tentent d’avoir de la main-d’œuvre (certains étudiants préférant  l’aide fédérale en restant à la maison plutôt que de chercher un emploi d’été).

« Je ne suis pas d’accord, dans toutes les grandes crises mondiales, les premières victimes ont été les jeunes. Alors, on a fait des programmes pour eux. (…) On ne veut pas qu’ils soient  confrontés à un taux de chômage élevé, on ne veut pas une génération sacrifiée », a-t-elle plaidé.

Hôpitaux après les CHSLD

Après les CHSLD, c’est au tour des hôpitaux du nord de la ville d’être sur le qui-vive.

Hôpital dédié dans la lutte au COVID-19, l’hopital du Sacré-Cœur de Cartierville compose avec des éclosions dans  plusieurs unités et il serait pratiquement «rempli»;  Fleury doit recevoir les patients COVID et Jean-Talon (hôpital «froid») doit veiller à  diverses urgences.

Dans les médias, plusieurs ont relevé qu’il y  a de plus en plus de gens qui se rendent dans les urgences. Les lits d’hospitalisation sont de plus en plus occupés, souvent par des gens qui ne peuvent pas être retournés en CHSLD ou dans les résidences pour aînés à cause de la COVID-19.

Émilie Jacob, la porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal (NIM), a reconnu que la gestion des lits représente un défi en ce temps de pandémie et que la situation est suivie de près par les autorités.

« L’hôpital Fleury nous aide à accueillir graduellement les nouveaux patients qui doivent être hospitalisés pour traiter la COVID-19. L’aide de Fleury nous permet de diminuer le nombre de patients infectés par la COVID-19 à Sacré-Coeur afin de protéger nos zones froides qui accueillent une clientèle qui a besoin de recevoir des soins tertiaires (par exemple en traumatologie) et qui n’est pas infectée par la COVID-19 », a dit Mme Jacob. «L’hôpital Jean-Talon nous aide à accueillir des nouveaux patients non-infectés en neurologie, orthopédie, gériatrie et chirurgie générale. Son aide nous permet de placer tous les patients non-infectés de Sacré-Cœur en chambre individuelle », a-t-elle précisé.

Enfin, le CIUSSS dit poursuivre ses efforts pour obtenir des renforts partout où les besoins se font sentir.

Des lecteurs nous ont fait part de problèmes quand ils précisent vouloir travailler dans leur quartier. Mais le CIUSSS rappelle qu’il faut passer par le site Internet «JeContribue». Toutefois, force est de constater, que sur ce site, bien que l’on demande le code postal de la personne qui s’inscrit, à aucune endroit le postulant ne peut mentionner le secteur géographique du territoire qu’il privilégie, notamment pour Montréal.

 

 

 

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