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Évaluation des élus pour plus de bain libre à Claude-Robillard

Le nombre d’heures de bain libre au Complexe Sportif Claude-Robillard n’a toujours pas augmenté depuis 2014. Un problème que déplore un groupe de trois citoyens dont fait partie Jean La Roche, professeur d’éducation physique au Collège Ahuntsic. Le dossier pourrait s’améliorer alors que des élus tentent de faire progresser la situation.

 Depuis trois ans, un regroupement de trois citoyens dont fait partie Jean La Roche, professeur d’éducation physique au Collège Ahuntsic, milite pour avoir plus d’accès au bain libre du Complexe Sportif Claude-Robillard. M. La Roche et ses collègues Jean-Luc Malo et Vincent Camarda veulent que la partie du 2 M soit aussi accessible de 9h à 10h. Présentement, celle-ci est ouverte de 10h à 14h.

« La partie peu profonde est difficile à nager et il y a souvent des cours », explique Jean La Roche.

En 2014, des heures de bains libres avaient été récupérées après qu’une pétition de 700 personnes ait été déposée à l’Hôtel de Ville par le regroupement.

« On trouvait ça aberrant », s’exclame M. La Roche. « Beaucoup de personnes comme moi aimaient nager dans un endroit structuré comme le Complexe Claude-Robillard.»

Malgré plusieurs courriels et lettres envoyées récemment aux élus municipaux, dont la mairesse d’arrondissement Émilie Thuiller, et la responsable en loisir et en sport Rosannie Filato, le regroupement n’a plus de nouvelles depuis janvier 2018.

«On demande une heure de plus et on est pas capable de rencontrer les responsables», se désole Jean Laroche.

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Selon M.La Roche, ce serait le manque de budget pour embaucher un sauveteur qui empêche le complexe d’accéder à leurs demandes.

 «Un sauveteur à l’année sur l’ensemble du budget de la Ville de Montréal, ce n’est pas grand-chose d’autant plus qu’on a une politique d’activité physique», tranche Jean La Roche, perplexe.

Adjoint de Mme Filato, Hadrien Parizeau, conseiller du district de Saint-Sulpice et conseiller associé en matière de jeunesse, de sports et de loisirs, affirme que le budget du Complexe Claude-Robillard provient du conseil municipal. M. Parizeau a placé une demande auprès du complexe sportif et recevra l’évaluation et les différents chiffres concernant les coûts d’ici les prochaines semaines

« Dès qu’on va avoir les chiffres, ce sera à nous de prendre la décision», explique M. Parizeau.

Le conseiller ajoute qu’il communiquera au groupe la décision finale en concertation avec Mme Filato.

De son côté, la mairesse de l’arrondissement affirme que des démarches ont été entreprises auprès de Mme Filato.

«C’est une décision à la fois politique et administrative. On a besoin de recevoir les chiffres», indique Mme Thuiller.

Entre l’élite sportive et le citoyen actif

 Pour Jean La Roche, il est clair que de moins en moins de place est accordée aux autres citoyens. Selon lui le complexe semble presque être «dédié à l’excellence».

«Il y a quelques années, il y avait une accessibilité plus grande pour les écoles pour qu’elles puissent venir se baigner. Il y en a de moins en moins. C’est important, surtout que Sophie Barat a fermé cet été» s’inquiète l’enseignant, y envoyant fréquemment ses élèves s’entraîner.

Selon Mme Thuiller, le problème pourrait résider dans la conciliation entre l’élite et le citoyen et continue ses démarches auprès de la ville centre pour avoir plus d’heures supplémentaires.

«Dans Ahuntsic-Cartierville, on souhaite aussi que ce soit ouvert pour d’autres personnes autres que l’élite. »

Hadrien Parizeau avance plutôt que le seul endroit à Montréal dédié à l’excellence sportive est l’Institut du Sport du Québec et qu’il n’y a pas d’opposition entre l’élite sportive et les autres usagers.

«Le Centre Claude-Robillard n’est pas une installation d’élite sportive, c’est une installation qui est mixte conclut M.Parizeau. Une installation qui fait du développement sportif dans un certain nombre de sports et de l’élite sportive dans d’autres.»