Les trois récipiendaires de l’hommage de l’arrondissement à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. De g. à dr. : Jocelyne Leduc-Gauvin, Annie Guglia, et Katia Makdissi-Warren. (photo: jdv P. Rachiele)

Qu’ont en commun les Katia Makdissi-Warren, Annie Guglia et Jocelyne Leduc-Gauvin, trois résidantes ou citoyennes engagées dans Ahuntsic-Cartierville ? Toutes trois ont été l’objet d’un hommage particulier de la part des élus à l’occasion de la réunion du conseil d’arrondissement du 9 mars, au lendemain de la Journée internationale pour le droit des femmes, et pour diverses raisons. Si la première est une compositrice de musique contemporaine reconnue mondialement, la deuxième est une planchiste de talent qui souhaite obtenir la qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. Et la troisième, une résidante qui a pris grand soin, avec le comité dont elle est toujours présidente, de préserver et de mettre en valeur le Bois de Saraguay. Portraits.

Katia Makdissi-Warren: musique métissée

Compositrice innovatrice, Katia Makdissi-Waren fondait en 2006 l’Ensemble Oktoécho, pour lequel elle compose régulièrement en plus d’assumer la direction artistique. La compositrice est présentement en résidence au-dessus de la Maison de la culture Ahuntsic.

‘ensemble qu’elle a fondé est spécialisé en musique métissée. Mme Makdissi-Waren travaille régulièrement avec les communautés autochtones, arabes et juives. Avec son ensemble, elle a gagné plusieurs prix dont le prix OPUS du meilleur album en 2019 et le prix de Inclusion et diversité du Conseil des Arts de Montréal en 2020.

Ses œuvres sont connues et jouées en France, en Allemagne, au Liban, au Maroc, en Argentine et en Espagne. Prochainement, l’Orchestre symphoniques de Kamloops et l’OSM interprèteront quelques unes de ses compositions.

Annie Guglia: Tokyo dans la mire

Annie Guglia est une athlète accomplie et une étudiante universitaire qui ne néglige pas ses études pour le sport. La jeune femme, native de Montréal, a commencé à faire de la planche en 2001 au Skateparc d’Ahuntsic.

Elle porte maintenant le titre de championne nationale féminine en skateboard «street».  Elle a récemment terminé un mémoire de maîtrise en stratégie d’entreprise ayant comme sujet l’industrie du skateboard en Amérique du Nord.

Annie Guglia  est très engagée dans la communauté du skateboard, et précisément en ce qui a trait aux femmes qui exercent ce sport. Elle promouvait le skateboard féminin déjà à l’âge de 16 ans, lorsqu’elle a joint les rangs des Skirtboarders, le premier regroupement de skateuses au Canada.

Depuis 2017, Mme Guglia siège au conseil d’administration de la nouvelle fédération nationale de skateboard, Canada Skateboard, et a été élue représentante des athlètes en skateboard pour l’organisme AthletesCan. Elle s’entraîne pour représenter le Canada aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

 

Jocelyne Leduc-Gauvin : déterminée

En septembre dernier, le Comité pour la mise en valeur du Bois-de-Saraguay célébrait son 10e anniversaire en compagnie d’une trentaine de citoyens admirateurs et utilisateurs du boisé, de fonctionnaires, et d’élus de l’arrondissement.

Ce fut l’occasion pour Mme Leduc-Gauvin, la présidente, de souligner les efforts des membres du comité et autres partenaires pour la sauvegarde du Bois-de-Saraguay, qui était destiné à être remplacé par des tours à condos.

Grâce à une mobilisation d’associations citoyennes, le gouvernement du Québec avait décidé, en 1980, de protéger le Bois-de-Saraguay comme «arrondissement naturel» et la ville de Montréal l’avait acheté pour le mettre en valeur et ouvrir le site au public.

Mais l’histoire n’allait pas en rester là.

En 2009, on apprenait qu’il n’y avait plus de projet de mise en valeur et que le Bois-de-Saraguay resterait fermé aux citoyens. Mais c’était sans compter les citoyens, dont Mme Leduc-Gauvin, qui ont mis sur pied le Comité pour la mise en valeur du Bois-de-Saraguay.

Après moult péripéties et représentations, finalement, en 2011, la Ville de Montréal votait les budgets pour planifier et commencer la mise en valeur du Bois-de-Saraguay. La Ville inaugurait aussi un Comité permanent de suivi.

En 2015, les premiers sentiers du Bois-de-Saraguay ouvraient au public et en 2016, ce fut l’inauguration officielle.

Bien cette réalisation soit un travail d’équipe, il n’en reste pas moins que Jocelyne Leduc-Gauvin a poussé à la roue plus souvent qu’à son tour.

Pour Mme Leduc-Gauvin, son rôle de présidente était une deuxième carrière. En effet, auparavant, Jocelyne Leduc-Gauvin avait été nutritionniste de métier.

 

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