Photo: Courtoisie de Keven Lavoie/Flickr
Courtoisie: Keven Lavoie/Flickr

Le dimanche 24 février, en pleine nuit, Nicole Laflamme appelait la police. Elle venait de voir de la lumière dans l’immeuble voisin de son domicile, la caserne Bois-de-Boulogne, pourtant laissé à l’abandon depuis un long moment déjà. Quelqu’un y était entré par effraction.

La Caserne Bois-de-Boulogne est un immeuble patrimonial datant de 1914. Il a été laissé dans un état de quasi abandon par la Ville depuis de nombreuses années. Le bâtiment situé aux 12 131 et 12 139 Bois-de-Boulogne a été cédé en 2017 au promoteur Mario Di Lillo, président d’une compagnie à numéros et société en portefeuille de gestion.

Un projet résidentiel devait suivre cette acquisition.

Aujourd’hui, en 2019, toujours rien n’a été fait. L’immeuble est encore abandonné.

Des travaux bientôt?

« Quand l’immeuble a été acheté, ils sont venus décontaminer et faire tomber des murs, mais depuis, plus rien », nous raconte Mme Laflamme, la voisine de la caserne. « On remarque une importante détérioration de l’endroit, ajoute-t-elle. Le toit coule, il n’y a pas de chauffage, pas d’électricité. On se pose toujours la question si quelqu’un ne va pas venir y mettre le feu ».

Jérôme Normand, conseiller de ville du district du Sault-au-Récollet et président du Comité consultatif d’urbanisme nous rassure :

« Ça bouge, assure-t-il. Ce n’est peut-être pas évident pour les résidents des alentours, mais le projet progresse. Depuis décembre 2018, le dossier est actif et des démarches formelles ont été enclenchées. »

Détérioration volontaire?

Jacques Lebleu, membre du conseil d’administration de la Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville (SHAC), s’inquiète de la négligence des autorités municipales et de l’état dans lequel est laissé cet immeuble patrimonial. Il craint que son propriétaire laisse le bâtiment se détériorer jusqu’à ce qu’une demande de démolition soit déposée, malgré les engagements pris par le promoteur lors de la transaction avec la Ville.

Le maintien intégral de la façade sur Bois-de-Boulogne est une clause conditionnelle à la vente inscrite dans le contrat de vente.

Jérôme Normand nous rassure également à ce sujet. Il n’y aurait aucune possibilité de démolition selon lui.

« Toute dégradation volontaire devrait entraîner une reconstruction de manière identique par le promoteur. Ce n’est donc vraiment pas à son avantage », dit-il.

Plus de détails sur les projets pour la caserne Bois-de-Boulogne seront fournis lors du prochain conseil d’arrondissement en avril prochain, conclut le conseiller de ville.

Toutes les photos ont été prises par Keven Lavoie, le 10 novembre 2018.

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