(Photo: J. Poitras)

American Tree Sparrow      Spizella arborea

Je vous avais déjà mentionné qu’en hiver on peut s’attendre à des visiteurs ailés venus du Nord. Le Bruant hudsonien est l’un de ceux que l’on peut apercevoir à nos latitudes en saison froide seulement. Car, comme son nom l’indique, il niche dans la portion nordique du Canada, notamment autour de la Baie d’Hudson, et en Alaska.

Description

Le Bruant hudsonien mesure une quinzaine de centimètres de long. Il possède une tête grise avec une calotte rousse et une bande de même couleur à l’arrière de l’œil. Son bec est bicolore, noir au-dessus, jaune en-dessous, ce qui le distingue des autres bruants. Il a le dos strié de brun et de roux, deux barres alaires blanches et les plumes foncées de la queue sont lisérées de blanc ou gris pâle.

La poitrine et le ventre sont gris avec une tache noire bien visible au milieu. Ses flancs sont teintés de roux dont la couleur est plus prononcée en période nuptiale.

Les deux sexes sont de plumage identique. Les juvéniles ont la poitrine et la tête striées de brun et leur calotte est brunâtre plutôt que rousse.

Alimentation et comportement

Bruant hudsonien à la mangeoire (Photo ; J. Poitras)

Le Bruant hudsonien s’alimente au  sol ou dans les buissons bas, se nourrissant principalement de graines, d’insectes et de baies. Lorsqu’il n’est pas en période de nidification, il est grégaire et on le voit souvent en groupe parfois avec d’autres petits oiseaux comme les Juncos ardoisés et les Chardonnerets jaunes.

En hiver, les mangeoires sont un endroit privilégié pour les observer comme en font foi les photos qui accompagnent ce texte.

Les couples se forment généralement pour la vie, d’une durée habituelle de dix ans.

Son chant est une suite de notes aigües et variables dont une séquence ressemble à ceci : « Tchip-tchîa-tchî-tchî-tchi-tchîp ». Son cri « Sîip » ressemble au cri de plusieurs petits passereaux.

Habitat et nidification

Il niche dans le nord de la forêt boréale, la taïga, et la toundra du Canada et de l’Alaska. Il y fréquente les tourbières et autres milieux humides, ou les endroits couverts de buissons et d’herbes.

Son nid, qu’il construit en quelques jours, au sol ou tout au bas d’un arbuste, a la forme d’une coupe et est fabriqué de brins d’herbe, de mousse, de plumes, et d’écorces. La femelle y pond de quatre à six œufs à raison de un par jour. L’éclosion survient après une couvaison d’une douzaine de jours, et les deux parents nourriront les oisillons au nid pendant une dizaine de jours. Une fois qu’ils ont quitté le nid, leurs parents s’occuperont d’eux pendant encore deux ou trois semaines. Il n’y a qu’une seule couvée par année.

Territoire et migration

Comme mentionné plus haut, le Bruant hudsonien est un nicheur nordique. La limite sud de ce territoire nidicole est une ligne partant du Labrador, passant par la pointe sud de la Baie James et suivant la Baie d’Hudson dans le nord de l’Ontario, couvrant la majeure partie des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et de L’Alaska.

L’hiver il migre dans un territoire dont la limite nord se situe dans les Provinces Maritimes, le sud du Québec, de l’Ontario, des Prairies et de la Colombie-Britannique. Au sud, il ne dépasse pas une ligne qui part de la Virginie, frôle le nord du Texas et du Nevada. Il est peu fréquent sur la côte du Pacifique.

Il est considéré comme un migrateur tardif, ne regagnant ses aires hivernales qu’en octobre ou en novembre et ne les quittant qu’en avril ou même en mai.

Espèces apparentées

Le genre spizella, dont fait partie le Bruant hudsonien, regroupe des Bruants de petite taille. Parmi les espèces qui fréquentent la région de Montréal, on note, le Bruant familier, le Bruant des champs, et le Bruant des plaines. Deux autres espèces, le Bruant de Brewster et le Bruant à tête grise sont des habitants du sud-ouest de l’Amérique du Nord.

Il est à noter que la limite nord du territoire de nidification du Bruant familier est presque ’identique à la limite sud du territoire du Bruant hudsonien, et qu’en hiver, la limite nord du territoire du Bruant familier correspond à peu de chose près à la limite sud de son cousin hudsonien. Cela évite peut-être les chicanes de famille…

 

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