Chevalier grivelé adulte – photo: J. Poitras

(Spotted Sandpiper)  (Actitis macularius)

Il vous est probablement arrivé en vous promenant le long d’une berge, de voir soudain un petit oiseau s’envoler au ras de l’eau en battant rapidement des ailes et en poussant des «ptîi-ouîît» aigus et répétitifs. Vous avez alors fait connaissance avec le Chevalier grivelé.

Description

Chevalier grivelé adulte – photo: J. Poitras

Mesurant à peine 19 cm, il possède, en plumage nuptial, un dos brun rayé de noir contrastant avec sa poitrine et son ventre blancs fortement tacheté de noir. Plus tard en saison, les taches s’estompent, mais sans disparaître. Les juvéniles n’ont pas ces taches noires mais plutôt une bande sombre souvent incomplète sur la poitrine.

On note aussi la ligne noire qui passe à travers son œil surmontée d’une autre ligne, blanche celle-là. Son bec est rosé ou orangé avec une extrémité noire,  et ses pattes sont roses.

Comportement

L’habitude que le Chevalier grivelé a de remuer constamment la queue lui a valu le nom

Chevalier grivelé juvénile – photo: J. Poitras

de Branle queue par lequel on le désignait autrefois.

Ce sont les femelles qui arrivent en premier sur le territoire de nidification. Il s’ensuit une série de poursuites ponctuées de cris lorsqu’elles défendent le territoire contre les autres femelles qui s’en approchent.

Lorsque les mâles arrivent, ce sont les femelles qui font l’essentiel de la cour, et une fois les œufs pondus, elles laissent la couvaison à leur partenaire. On croit qu’une même femelle peut avoir plusieurs partenaires au cours d’une même saison et de ce fait plusieurs pontes dans autant de nids.

On a aussi noté que lorsqu’un prédateur approche du nid, un des oiseaux s’éloigne un peu en écrasant les ailes et la queue au ras du sol et sautille pour faire diversion. Une fois que le prédateur berné par cette ruse est suffisamment éloigné du nid, l’oiseau s’envole pour revenir au nid en effectuant une large boucle.

Chevalier grivelé juvénile s’alimentant – phot: J. Poitras

Le Chevalier grivelé s’alimente surtout en solitaire en bordure de l’eau. Il attrape surtout des insectes, aquatiques ou terrestres, et parfois des petits poissons.

Nidification et habitat

Le nid du Chevalier grivelé n’est pas très élaboré. C’est une simple dépression dans le sol tapissée de brins d’herbe qui prends peu de temps à bâtir.

Le nid est généralement situé dans la végétation haute ou les broussailles près de l’eau bien qu’on en ait déjà vu à quelques centaines de mètres du rivage. J’en ai personnellement été témoin lors d’un camp de Jeunes Naturalistes dans les années 1960.

Les œufs, généralement au nombre de quatre, mettent une vingtaine de jours pour éclore. Moins d’une journée plus tard, les petits quittent le nid. Ils ne dépendent presque pas des parents, même si le mâle veille sur eux pour encore trois semaines quand alors ils sont prêts à l’envol. À partir de ce moment, ils sont indépendants.

Son habitat est assez varié; plages et dunes de sable, clairières herbacées, orée de bois, tourbières et marais. Les endroits aménagés par l’homme, tels que fossés de drainage, carrières de gravier ou sablières, peuvent aussi lui convenir.

Territoire et migration

Plutôt commun sur les rives de nos lacs et rivières, il couvre un territoire de nidification comprenant la quasi-totalité du Canada et des États-Unis sauf dans les états du sud et dans la toundra arctique.

Le Chevalier grivelé arrive au Québec vers la fin avril, les femelles en premier comme écrit plus haut. La période de nidification commence en mai et cesse début juillet. Le Chevalier grivelé commence à nous quitter en septembre et à la fin d’octobre tous ou presque tous nous ont quittés.

À la saison froide, il migre vers l’extrême sud des États-Unis,  l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud.

Abondance et tendance

L’aire de nidification du Chevalier grivelé est, soit stable, soit en légère diminution. La tendance des effectifs est en diminution probablement à cause de la destruction de son habitat par la présence accrue des habitations au bord des lacs et rivières.

Observé fréquemment au parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, il y niche fort probablement. C’est d’ailleurs à ce parc, sur la digue de retenue du barrage, que l’une des photos accompagnant cette chronique a été prise.

 

 

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