Les ordures ménagères ramassées toutes les deux semaines

La collecte des ordures ménagères aux deux semaines dès cet automne à Ahuntsic et dans le Sault-au-Récollet. Photo: archives/JDV

Écouter cet article

La collecte des ordures ménagères passera toutes les deux semaines dès le 1er octobre 2026 dans les secteurs d’Ahuntsic et du Sault-au-Récollet. L’arrondissement déboursera plus de 230 000 $ pour accompagner et sensibiliser les citoyens à ces changements.

La collecte des ordures ménagères est une mesure phare de la stratégie montréalaise visant à réduire les déchets envoyés à l’enfouissement.

Ce changement, qui cible les immeubles résidentiels de huit logements et moins, s’inscrit dans les objectifs du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles, qui prévoit un maximum de 26 collectes par année d’ici 2027.

À l’arrondissement comme à la Ville, on estime qu’une telle organisation encourage le tri des matières, notamment en substituant une collecte d’ordures par celle des résidus alimentaires et du recyclage.

« Souvent, les gens me disent, je n’ai jamais de poubelle assez pleine pour la sortir de toute façon », a confié Maude Théroux-Séguin, mairesse de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).

Pour les secteurs de Bordeaux-Cartierville et de Saint-Sulpice, la collecte une fois par semaine est maintenue jusqu’à l’année prochaine.

Afin d’aider à ce que ce changement se fasse de manière souple, l’arrondissement a confié à l’organisme Ville en vert un mandat d’information, de sensibilisation et d’éducation auprès des citoyens.

Un virage coûteux

Ce changement des jours de collectes coûtera tout de même 230 108 $. Le contrat prévoit notamment le déploiement d’une brigade mobile, la tenue de kiosques et un service de réponse aux questions des résidents.

« En fait, c’est pour la sensibilisation, c’est pour gérer la livraison des bacs de poubelles », a indiqué la mairesse.

Le recours à un organisme externe s’explique par un manque de ressources internes pour assurer ce travail de terrain jugé essentiel à l’acceptabilité sociale du projet. L’administration assure que, sans cet accompagnement, le déploiement de la nouvelle fréquence de collecte ne pourrait se faire adéquatement.

« Ils iront voir les gens, ils mettront des petits papiers qui ne seront pas des amendes, mais qui sensibiliseront, puis ils expliqueront pourquoi on fait ça », a souligné Mme Théroux-Séguin.

En 2023, quand la ville a réduit la collecte des ordures ménagères à une journée par semaine, plusieurs citoyens semblaient pris de court.

Les sacs noirs étaient restés trois jours sur le trottoir, semaine après semaine, dans plusieurs quartiers avant d’être ramassés lors de la collecte avec les matières recyclables.

L’arrondissement avait expliqué au JDV que, lors des changements dans le calendrier des collectes, l’expérience soulignait qu’il fallait en moyenne trois semaines avant que les gens changent leurs habitudes.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avis public

Consulter les détails

À lire également

TIRAGE mieux vous connaître

Pour participer au tirage, merci de répondre à toutes les questions.

Toutes les données sont sécurisées dans un serveur établi au Québec.