
(Tree Swallow) (Tachycineta bicolor)
La première arrivée des hirondelles, on peut l’observer au printemps dès le début d’avril. C’est aussi une des plus répandue sur le territoire québécois.
D’un bleu-vert lustré sur le dos qui contraste avec le blanc presque pur de sa poitrine et de son ventre, elle brille de tout son éclat au soleil.
En effet, contrairement au rouge et au jaune qui sont pigmentaires, le bleu et le vert chez les oiseaux est un produit de la diffraction de la lumière sur les plumes que l’on nomme iridescence. C’est pourquoi l’éclat et la coloration de cette hirondelle varie en fonction de sa position par rapport au soleil.
La femelle est légèrement plus terne que le mâle, tirant plutôt sur le gris ou le gris-bleu.
Le chant est une espèce de gazouillis de « toui-ti-ti-toui-titi-ti-ti » surtout audible en début de saison.
Cette hirondelle préfère nicher près de l’eau dans la cavité d’un arbre mort 1 , mais s’accommode très bien d’un nichoir s’il est placé dans un environnement favorable.
À l’assaut des intrus de même espèce!
Le couple a tendance à défendre agressivement les environs immédiats du site de nidification contre d’autres membres de son espèce, mais se montre généralement plus tolérant pour les autres espèces.
Cette particularité est exploitée par ceux qui gèrent un programme de nichoirs pour Merles bleus; un couple de bicolores empêchera tout autre couple de ses congénères de s’établir à un autre nichoir à proximité mais pourrait laisser les merles bleus y établir leurs pénates.

L’Hirondelle bicolore, comme les autres espèces d’hirondelles, s’alimente en capturant des insectes au vol. C’est pour cela qu’elle préfère établir son territoire de nidification tout près d’un endroit découvert comme un lac, un étang, une rivière ou un champ. Un couple nourrissant une nichée (de quatre à six oisillons) effectue un va et vient incessant durant le jour pour ramener au nid les centaines d’insectes nécessaires pour satisfaire l’appétit des petits gloutons.
Ménage quotidien
Pour en assurer la propreté, le mâle et la femelle transportent les sacs fécaux des oisillons hors du nid pour les laissent choir plus loin.
Au cours de la nidification, tant les mâles que les femelles défendront leur territoire contre tout intrus en survolant et

plongeant vers celui-ci tout en émettant des cris d’alarme. Même les humains peuvent goûter à cette médecine, alors l’utilisation de jumelles et de téléobjectifs sont de mise pour les observer à cette période.
Le territoire de nidification couvre tout l’Amérique du Nord, de la limite des arbres au nord, jusqu’au sud des États-Unis, sauf les états qui sont plutôt désertiques. L’hiver, la migration les mène au sud de la Floride, au Mexique, et en Amérique Centrale. Celle-ci a lieu en septembre mais certains individus sont parfois observés au Québec en octobre ou en novembre.
- D’où le nom anglais Tree Swallow.

Ou au nichoir – photo: J. Poitras










