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Marché Ahuntsic-Cartierville: plusieurs nouveautés

Publié le 15/04/2019
par Alain Martineau

Devant le stand du MAC au métro Sauvé, en août 2017. À l’extrême-gauche, la mairesse Émilie Thuillier, et à l’extrême-droite, le coordonnateur César Herzele. (Photo: archives jdv)

Le Marché  Ahuntsic-Cartierville (MAC) ira de l’avant  à compter du 3 juin avec une offre bonifiée de vente de produits à la station de métro Sauvé, et l’ajout d’un congélateur, dans un espace agrandi. De plus, un marché mobile supplémentaire desservira l’extrémité ouest de l’arrondissement.

L’organisme sans but lucratif, dont le mandat est de favoriser l’accès aux fruits et légumes frais dans des secteurs mal desservis dans l’arrondissement, n’avait que de bonnes nouvelles à livrer jeudi dernier lors de son assemblée générale annuelle dans un local de Solidarité Ahuntsic.

Et parallèlement, le MAC, déposera à l’arrondissement à la mi-mai son étude de faisabilité portant sur «l’implantation d’un marché public qui reflète et intègre la population du territoire». Sept emplacements sont à l’étude, sur des terrains appartenant à la Ville de Montréal sauf un, celui où se trouvait le grand marché Loblaws sur Henri-Bourassa ouest, entre le boulevard Saint-Laurent et le Cégep Bois-de-Boulogne.

Bilan 2018

Assemblée annuelle du Marché Ahuntsic Cartierville au cours de laquelle le coordonnateur César Herzele a pris la parole – notre photo. (Photo: jdv A. Martineau)

L’année 2018, aux dires du coordonnateur César Herzele, aura permis d’offrir quelque 175 périodes de ventes, fixes ou mobiles, des fruits et légumes provenant surtout d’agriculteurs de proximité et de l’agriculture urbaine, contre 144 en 2017.

Les ventes ont lieu au stand situé à la station de métro Sauvé et en trois endroits (quatre cet été) de l’arrondissement considérés comme des «déserts alimentaires», en raison de l’absence de fruiterie ou d’épiceries à proximité.

« Nous pensons avoir servi plus de 15 000 personnes (différentes) entre juin et novembre derniers » a indiqué M. Herzele. Les profits des ventes nombreuses au métro Sauvé permettent de favoriser les marchés mobiles, jugés financièrement non rentables, mais nécessaires pour des gens qui se retrouvent dans des « déserts alimentaires ». L’installation d’une chambre froide a permis d’éviter le gaspillage », a-t-il ajouté.

Avant, les employés devaient à chaque jour de travail faire des allers et retours entre les stations Sauvé et Henri-Bourassa, le réfrigérateur se trouvant à ce dernier endroit.

« Cela nous a permis de se diversifier en vendant du lait pur, des œufs, des jus et des produits artisanaux ».

L’équipe de M. Herzele a aussi été présente lors de diverses fêtes de quartier.

L’été permet aussi à des étudiants, embauchés via des programmes d’emploi de Québec et d’Ottawa, de faire goûter les produits d’ici aux gens, notamment dans des lieux d’hébergement pour aînés.

Par ailleurs, des familles économiquement défavorisées d’Ahuntsic-Cartierville profitent d’un autre programme du MAC.

« Une centaine de familles démunies ont pu profiter des paniers de denrées », a confirmé  le coordonnateur du MAC, qui, pour cette occasion, tisse des liens avec des organismes comme La Corbeille ou le SNAC.

La croissance de l’organisme communautaire a été fulgurante depuis ses débuts.

« On a presque doublé les ventes l’an dernier si l’on compare avec la première année des opérations en 2013 », a indiqué M. Herzele.

D’ailleurs le dernier bilan financier est pour le moins éloquent. Le MAC a dégagé des profits qui vont servir à améliorer les équipements et les opérations, mais on se félicite surtout du fait que l’on s’autofinance à 63% et que l’on vise 83% d’ici trois ans.

L’organisme reçoit un coup de pouce de diverses organisations dont l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville,  PME MTL Centre Ouest, le programme 100 degrés et la Direction régionale de santé publique (DSP), notamment.

Prévisions 2019

Et pour 2019, les signaux sont bons, alors que les projets ne manquent pas, à commencer par l’achat d’un gros congélateur à la station de métro qui permettra la vente de produits congelés ou encore de la crème glacée exotique, avec le concours de Vire-vent, de La Promenade Fleury. Déjà, de petites entreprises collaborent avec le MAC dont La Petite boulangerie, située aussi sur Fleury, sans compter des personnes qui sur le plan individuel concoctent des tartes, quiches ou muffins.

Le but, rappelons-le, est de vendre au plus bas coût. Pas moins de 84% des produits sont du Québec, ce qui est un bon score compte tenu en fait que pour certains fruits et légumes, on n’a pas le choix de faire de l’importation.

Pour cet été, il faut s’attendre, en raison de la demande, à ce que l’offre des produits bio (présentement 2% des ventes) augmente considérablement.

Bientôt, les gens, dont les usagers du transport en commun, remarqueront un agrandissement du territoire du MAC au métro Sauvé, bien qu’il aura fallu déplacer les supports à vélos. Un congélateur (dans la partie nord de l’espace hors-édicule) sera bienvenu pour accroître l’offre de produits.

Côté unité mobile, il y aura ajout d’un service cet été, soit la résidence L’Amitié (une maison privée pour aînés inaugurée en 1974 par les Sœurs de Sainte-Marcelline, et située à l’extrémité ouest de l’arrondissement);  42 personnes ont demandé que le marché mobile vienne offrir ses produits.

Plus à l’est, la fondation Berthiaume-du Tremblay et son Quartier des générations comptent mettent la main à la pâte avec des activités en lien avec le MAC. On songe même à la lancer certains produits…

Vision à long terme

Ce bilan positif du MAC a été livré alors que l’organisme a obtenu le mandat de l’arrondissement (après un concours) de faire une étude, dont mener un sondage internet auprès des citoyens afin de mesurer l’intérêt pour un marché public.

Depuis ses débuts en politique, Émilie Thuillier, maintenant la mairesse de l’arrondissement, s’est fait un point d’honneur de parler souvent de la nécessité d’un marché public, en ayant même fait un engagement électoral.

« L’étude parlera des bons et mauvais coups réalisés ici, au Québec ou à l’international. Un marché public, ça peut prendre plusieurs formes (un marché fixe ou des variantes de marchés éphémères). Nous parlons de ces possibilités depuis neuf ans, ça fait longtemps. L’idée est d’aller plus loin, on veut avancer », a lancé Mme Thuillier.

Mais aucun échéancier n’a été avancé pour l’instant pour un éventuel projet alors que certains rêvent déjà pour ici d’un autre Marché Jean-Talon.

La mairesse se félicite de voir que le MAC, qui a reçu une aide 45 000$ de l’arrondissement en 2018, ait apporté de nombreuses améliorations à ses installations, dont l’addition d’une chambre froide au métro Sauvé. Elle note aussi positivement les déplacements de l’unité mobile permettant de combler des besoins en alimentation.

Le montant de l’aide financière de l’arrondissement pour 2019 reste à être confirmé.


Lieux de vente (du début juin jusqu’en novembre)

Station de métro Sauvé : du lundi au vendredi de 14h à 19h.

Quatre unités mobiles en arrondissement :

  • Les mardis matin de 9h30 à 12h00 à la résidence de l’amitié (9167 boulevard Gouin ouest)
  • Les mercredi matin de 9h30 à 12h00 à la Villa Raimbault (12430 Avenue de la Miséricorde)
  • Les jeudi matin de 9h30 à 12h00 à la résidence Roch-Pinard (1635 Boulevard Gouin est)
  • Les samedi matin de 10h à 12h30 au parc des Hirondelles (coin Fleury/Sackville)

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