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Écocentres montréalais, dont celui d'Ahuntsic-Cartierville

Plus de «transparence» souhaitée dans l’octroi des contrats

Publié le 31/10/2017
par Alain Martineau

Les services municipaux de la Ville de Montréal affirment collaborer de façon «pleine et entière» avec le Bureau de l’inspecteur général, le BIG, à la suite d’une note négative du Bureau de la vérificatrice générale de l’administration municipale relativement à l’octroi des contrats en faveur de l’organisme sans but lucratif (OSBL) s’occupant des sept écocentres à travers le territoire, dont un en plein cœur de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, l’écocentre Acadie.

Appelée à commenter la situation plus de quatre mois après le dépôt du rapport, la porte-parole de la Ville dans ce dossier, Gabrielle Fontaine-Giroux, a indiqué au journaldesvoisins.com, que les services de l’approvisionnement et de l’environnement (responsables des écocentres), avaient procédé à «plusieurs mises à jour», question de suivre les recommandations émises en juin dernier par la vérificatrice en chef de la métropole.

Les écocentres (un est situé juste à l’Est du Collège Bois-de-Boulogne et l’autre, plus gros − un peu «hors» arrondissement− à côté de la TOHU) sont des emplacements de récupération des matières résiduelles; citoyens et entreprises peuvent y déposer des «déchets» de construction, des résidus domestiques dangereux, de même que des articles pouvant être réutilisés. Ce sont des personnes en réinsertion qui travaillent dans ces endroits.

Toutefois, pour en avoir le cœur net, la vérificatrice (elle  n’est pas certaine que l’on ait respecté les principes de transparence) a transféré au puissant BIG les infos concernant l’administration des écocentres, «en raison de possibles problèmes dans l’octroi de contrats».

La vérificatrice, Michèle Galipeau, a dit avoir relevé que des contrats avaient été octroyés «sur une base régulière» à un même organisme pour effectuer la gestion de tous les écocentres de la Ville.

En fait, depuis six ans, l’OSBL (dont le nom est bizarrement absent dans le rapport), a obtenu des contrats pour différentes périodes, valant quelque 16 millions $. Avant 2011, différents organismes avaient obtenu les contrats.

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Dans sa réaction au rapport du Bureau de la vérificatrice générale, le président du comité exécutif de la Ville, Pierre Desrochers, (le conseiller de St-Sulpice ne se représente pas à la municipale du 5 novembre), avait  tenu à rappeler que l’attribution du contrat s’était effectuée à la suite d’une mise en concurrence avec d’autres organismes ou entreprises, dans le cadre d’un processus d’appel d’offres conforme.

Chez Pro-Vert, l’OSBL responsable des écocentres, la directrice Nicole Bastien a confirmé que l’organisme sans but lucratif est à contrat avec la Ville pour tous les écocentres jusqu’en 2019 et qu’il compte présenter une soumission pour poursuivre le travail, toujours selon les règles.

Mme Bastien a déclaré que les remarques de la vérificatrice touchent la municipalité.

Pro-Vert compte pour l’hiver huit employés à l’écocentre Acadie.

Créé 1996, Pro-Vert (né dans le sud-ouest de Montréal) a aussi une expertise en matière d’embellissement et de propreté afin de «favoriser la santé environnementale».

Correction – offres

Selon l’administration municipale, une formation sur la publication de l’information dans le système électronique d’appel d’offres (SEAO), produite par le Service de l’approvisionnement a été donnée aux employés concernés du Service de l’environnement.

« Une procédure interne de contrôle concernant les étapes requises lors de l’inscription des informations dans le SEAO a également été ajustée en fonction de cette formation » a poursuivi Mme Fontaine-Giroux.

Au Bureau de l’Inspecteur général, on a indiqué que  l’organisme ne commentait pas les enquêtes en cours.

Par ailleurs, une conseillère municipale du nord de la ville a confié que les entreprises ne se bousculaient pas au portillon pour tenter de rafler les contrats dans les écocentres dont le mandat permet d’éviter d’enfouir des matières résiduelles tout en permettant parfois le recyclage (comme la peinture).

Depuis deux semaines, notons que c’est l’horaire d’hiver qui est en vigueur dans les écocentres, ouverts de 8 h à 18 h, du mardi au samedi.