Le mercredi 9 septembre, le Rendez-vous citoyen du Journal des voisins, dont le thème était l’Éducation hors sentier, a eu lieu aux Ateliers Belleville.
La discussion a réuni Caroline Bensalha et Alexie Martin Ramos, codirectrices générales d’Espace Trad, Vanessa Lemire, directrice de l’école Félix-Antoine et André Ouellette, directeur adjoint des études – service des affaires étudiantes au collège André-Grasset. Les panélistes ont partagé leur expérience avec les élèves, les parents, et les défis de leur mission.
On peut dire qu’à Ahuntsic, les jeunes et les adultes ont la chance d’avoir accès, à proximité, à différentes façons d’apprendre et de se former. Les organismes, entreprises et centres de loisirs offrent une panoplie de cours. Les écoles privées et publiques peuvent aussi ouvrir des portes aux multiples talents des étudiants.

Entourage et encadrement
Les panélistes ont discuté des sujets qui leur ont été consacrés dans ce dossier d’éducation hors sentier: la danse, la musique, le sport et la vocation particulière des écoles. Entre les études, la pratique d’un sport ou d’un art et les exigences qui les accompagnent, l’école prend une place importante dans le quotidien des étudiants. On s’est alors intéressé à l’encadrement de ces élèves et à leur bien-être. Pour André Ouellette, cet accompagnement est essentiel : « On essaie d’être une famille à l’extérieur de la famille », affirme-t-il.
Vanessa Lemire dit que les retours des parents montrent aussi l’influence de cet accompagnement. Elle raconte que, souvent, ils remercient l’équipe parce que leurs enfants ont vraiment changé positivement.
Le financement, un défi commun
À la question de savoir ce qu’is souhaitent changer, les participants ont une réponse commune : être mieux financées et trouver de nouvelles façons de les soutenir. Chaque année, les écoles subventionnées travaillent dans une grande précarité, avec l’incertitude de pouvoir poursuivre leurs activités, selon Caroline Bensalha. Elle raconte passer la moitié de ses heures de travail à remplir des demandes de subvention, ce qui l’empêche de consacrer ce temps au travail de l’école.
Selon les panélistes, le soutien à la mission serait un financement beaucoup plus adéquat que celui aux projets, comme c’est le cas actuellement. De son côté, Vanessa Lemire évoque le fait qu’il faille trouver des solutions pour les initiatives d’éducation hors sentier qui ne rentrent pas dans les cases prévues par les fonds. Selon elles, ces limites touchent particulièrement ceux qui travaillent en éducation des adultes et qui se retrouvent finalement sous-financés.
D’autres préoccupations
À part la question du financement, deux choses préoccupent André Ouellette. La première est le sport au féminin, qu’il souhaite voir se développer davantage. Son deuxième souhait est de réduire l’anxiété de performance chez les étudiants-athlètes. Pour lui, il faut leur apprendre à rebondir.
La soirée s’est conclue par une période d’échanges avec le public, où le témoignage imprévu d’une ancienne professeure au collège Bois-de-Boulogne, qui a enseigné l’histoire de l’art pendant plus de 35 ans, a donné une touche émouvante à la fin de la rencontre. Elle décrit les jeunes de 16 à 18 ans comme « des citoyens du monde ». Elle confie avoir consacré une partie de sa carrière à faciliter leur accès à l’éducation.











