Saillies de trottoirs et intersections rétrécies : pourquoi ?

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De longues avancées de trottoirs ont été construites aux intersections de plusieurs rues le long du corridor de mobilité durable du boulevard Henri-Bourassa. Cette construction avait un but précis, a appris le JDV, à la suite d’une vérification auprès de la Ville-Centre. Un citoyen avait d’ailleurs soulevé la question lors de la séance du conseil d’arrondissement de juin dernier.

L’intersection de l’avenue du Sacré-Cœur au nord du boulevard Henri-Bourassa avant les travaux (Photo : Google Maps)

« Les longues saillies sur l’avenue du Sacré-Cœur ont été aménagées afin de réaligner les véhicules dans un angle d’environ 90 degrés et ainsi favoriser une bonne visibilité pour faire un virage à droite, ce qui n’était pas le cas auparavant », a souligné Hugo Bourgoin, relationniste média à la Ville de Montréal.

Et pourquoi des saillies sans fosses de plantations ?

Le large trottoir à l’intersection des rues Georges-Baril et du boulevard Henri-Bourassa est entièrement bétonné (Photo : courtoisie)

Une autre question a été soulevée par le citoyen : pour quelle raison certaines des longues avancées de trottoir sont entièrement bétonnées ? Selon le relationniste média de la Ville, ces saillies sont conçues de façon à accueillir une station BIXI.
Interrogé par le JDV, le service de vélo partage BIXI a répondu qu’il ne serait pas encore possible de fournir une date d’installation pour une telle station, car il s’agit là d’un projet intégré à d’autres chantiers de la ville, lesquels incluent des délais de branchement d’Hydro-Québec.

Toujours selon BIXI, les emplacements des stations sont sélectionnés en collaboration avec les municipalités afin d’offrir le meilleur équilibre entre la sécurité, l’accessibilité et les besoins de mobilité.

« Bien qu’une station puisse remplacer quelques cases de stationnement, elle permet à un très grand nombre de personnes de se déplacer chaque jour et contribue à offrir une alternative efficace à l’automobile pour les trajets quotidiens », a précisé le porte-parole de BIXI, par courriel.

Pourquoi rétrécir les intersections ?

Saillies rue Chambord au nord du boulevard Henri-Bourassa (Photo : courtoisie)

De nouvelles avancées de trottoir observées à plusieurs intersections ont aussi attiré l’attention du JDV. Après vérification auprès du North American Cities and Transit Agencies (NACTO), ces modifications semblent assez conformes aux recommandations de leur guide de design urbain.

À noter que jusqu’en mars 2024, Montréal faisait partie de cet organisme. Son adhésion n’a toutefois pas été renouvelée par la précédente administration en raison de considérations budgétaires, selon le relationniste média de la Ville-centre.

Illustration d’une intersection modèle selon l’organisme NACTO

Selon Rosiane Tessier, directrice des communications au cabinet de la mairesse de la Ville de Montréal, les aménagements du corridor de mobilité durable Henri-Bourassa ont été conçus et réalisés sous l’ancienne administration. Les choix retenus visaient notamment à améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite, ce qui a mené à l’ajout de saillies, de mails (ndlr : bordures) en béton, et de certaines modifications du stationnement à proximité des intersections.
« Ces interventions ont été réalisées dans le cadre du projet et en fonction des budgets et de l’échéancier alors prévus. Aujourd’hui, ces aménagements font partie du domaine public et nous devons composer avec les choix qui ont été faits lors de leur conception et de leur réalisation », a ajouté Mme Tessier.

 

 

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