Organisée par la Table de concertation jeunesse Bordeaux-Cartierville et les élèves de l’école La Dauversière-Évangéline (EVLA), la seconde édition de la marche pour la paix a attiré plus de cent participants, principalement des jeunes, le 14 mai.

« Nous allons apporter le soleil dans les rues », clame Sareena Kumari, coordonnatrice à la Maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville (MDJBC), depuis le lieu de rassemblement initial.
En effet, la météo grisonnante, en cette matinée, n’a pas dissuadé les élèves et les représentants d’organismes communautaires qui desservent Bordeaux-Cartierville. Sous la fine pluie et au son entraînant des tambours du groupe Terrato, ils ont sillonné quelques artères du quartier. Les marcheurs pour la paix ont ainsi parcouru 1,64 km.
Mais pourquoi ?
Bordeaux-Cartierville ne se trouve pas dans une zone de guerre. C’est également le cas de l’arrondissement et par extension du pays. Alors, cette question pourrait paraître légitime, à première vue. Mais il ne faut pas attendre que sa maison brûle pour adopter des mesures préventives. De plus, la quête de la paix va bien au-delà des sifflements d’armes de tout genre.
« Il y a assez d’enjeux d’insécurité ou de cohabitation avec les jeunes dans le quartier, donc on est là pour mettre de l’avant ces jeunes qui méritent d’avoir leur place dans l’espace commun », explique Michaël Huot, directeur général de la MDJBC.
La recherche de la paix est la flamme qui consume les injustices présentes à tous les échelons de la société, à l’école entre les amis, dans le voisinage et même en famille. « C’est pour cela que nous marchons afin d’essayer de faire changer la perspective des gens », soutient Michel-Ange, élève en quatrième année secondaire, responsable des relations avec la direction.
Impliquée dans la promotion de la sécurité urbaine et de la cohabitation sociale à travers l’organisme Prévention du crime Ahuntsic-Cartierville, Blandine Legrand estime que voir des jeunes marcher pour la paix est un espoir pour le futur.
Semer la graine dans les cœurs
Les petits conflits sont disséminés partout et une étincelle peut embraser toute une plaine. À travers cette initiative, les organisateurs veulent semer la graine de la paix.

« C’est tellement important », souligne Sophie Gagnon, intervenante communautaire scolaire à la Table de concertation jeunesse Bordeaux-Cartierville.
« Nous sommes contents que les jeunes aient répondu à cet appel. On sème ainsi de petites graines dans chaque cœur », poursuit l’initiatrice de l’événement.
Le cortège a été salué, à son passage dans certaines artères, par des résidents et des commerçants. Même des enfants d’une garderie, curieux de savoir ce qui se passe, ont collé leur visage à la fenêtre pour l’observer. Voir des jeunes marcher pour la paix suscite de l’espoir pour le futur.
Loin des zones de conflits armés, ces jeunes ne sont pas pour autant déconnectés de l’actualité. En plus d’une cohabitation harmonieuse dans leur quartier, cette marche est un message empreint d’espoir en soutien aux peuples englués dans ces conflits, confient-ils. Partie de l’école secondaire Évangéline, elle a pris fin à l’aréna Marcelin-Wilson où des messages de prise de conscience et d’espoir ont été lus. Ils espèrent que leur initiative fera boule de neige dans toutes les écoles et dans le monde entier, afin que la paix ne soit pas seulement un mot.












