Un résidant se fait vacciner au Centre de vaccination des Galeries Normandie et il a demandé d’être photographié pour le compte du journaldesvoisins.com (Photo: courtoisie)

Tout semble se dérouler rondement et de belle façon au site de vaccination contre la Covid-19 des Galeries Normandie, le seul centre de vaccination permanent situé sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, selon les observations de  journaldesvoisins.com. Comme votre média n’a pu être autorisé à visiter et à prendre des photos durant les séances de vaccination au site même (voir autre texte), trois résidants de plus de 55 ans témoignent ici de leur expérience, dont l’auteure de ces lignes. 

À vue, le Centre de vaccination des Galeries Normandie, situé au 2758, rue de Salaberry, est très bien tenu et facilement accessible quand on arrive au centre commercial, à l’angle de la rue de Poutrincourt.  Le stationnement est vaste pour qui s’y rend en voiture. En outre, plusieurs autobus de la STM se rendent non loin du centre commercial (180. arrêt de Poutrincourt), ou à proximité (69-171). Pour ceux qui utilisent le transport actif, Ahuncycle nous informe que quelques supports à vélo sont disponibles près de l’entrée de la Banque Toronto-Dominion, notamment.

Le Centre de vaccination est situé tout à côté (à l’est) du supermarché IGA Pierre Leduc et filles. On entre au Centre par une porte qui lui est réservée, et on en sort par une autre porte (mais dans le même vestibule) encore là exprès pour les utilisateurs du Centre de vaccination.

Un agent de sécurité est de garde à l’accueil du centre de vaccination des Galeries Normandie (photo d’archives  : Simon Van Vliet)

L’accueil est convivial et respectueux. Plusieurs préposés attendent les candidats aux vaccins ayant rendez-vous. Il arrive que l’on ait à faire la file d’attente dans le couloir central du centre commercial, selon le moment de la journée, mais il y a aussi des chaises pour ceux et celles qui ne peuvent rester debouts longtemps.

À ne pas confondre : le couloir de l’entrée du Centre de vaccination avec le couloir central du centre commercial. Le couloir de l’entrée qui donne sur le stationnement sert –selon ce que l’on a pu constater– aux citoyens qui vont se faire tester pour la Covid-19 pour faire la file. Il faut savoir que le site du Centre de vaccination des Galeries Normandie est également utilisé, dans un espace adjacent, pour les tests de Covid-19. Et on y entre par la même porte extérieure.

Le couloir du centre commercial qui jouxte le Centre de vaccination sert à faire la file pour les candidats au vaccin. Un préposé vient vérifier si vous avez bien rendez-vous.

Une fois passé le couloir de l’entrée, puis le couloir du centre commercial, après qu’un préposé ait vérifié notre nom sur sa liste, nous entrons dans la salle.

D’entrée de jeu, premier arrêt: on nous demande de nous désinfecter les mains, de changer notre masque pour un masque de procédure que l’on doit prendre nous-même dans la boîte à cet effet, puis on nous demande de nouveau de nous désinfecter les mains après avoir changé de masque et rangé le nôtre dans nos effets personnels.

Trois stations

Par la suite, on fait la file à l’intérieur du Centre, en respectant la distanciation physique de deux mètres. Des pastilles au sol, nous l’indiquent. Une file parallèle est située à droite de la nôtre; il s’agit d’une file plus rapide, avec peu de personnes, qui permet sans doute à des employés du CIUSSS de s’y faire vacciner durant leur quart de travail.

Un préposé gère la file des citoyens qui sont déjà passés à la table de désinfection, tandis que d’autres préposés qui circulent sur le plancher dirigent les candidats vers les trois différentes stations. Car il y a trois stations après la file d’attente, à l’intérieur.

Il y a d’abord une station «Inscription», avec quelques préposés. Derrière un plexiglas, un préposé nous demande notre carte d’assurance-maladie, vérifie nos coordonnées sur ordinateur, et nous donne également la date et l’heure de notre prochain rendez-vous.

Puis il y a la station «vérification» avec fort probablement des infirmières derrière un plexiglas qui vérifient notre état de santé, notamment, et nous posent quelques questions quant à nos médicaments susceptibles de provoquer des effets secondaires. En cas d’urgence, le cas échéant, le personnel sera prêt.

«Prenez-vous un médicament qui éclaircit le sang?».

Il est donc fortement conseillé d’apporter avec soi sa liste de médicaments, le cas échéant.

Puis on passe à la troisième et dernière station, celle de la «vaccination».

Pour chacune des stations, il y a plusieurs employés qui nous attendent et nous dirigent. Le tout se fait de façon organisée et très fluide.

À la vaccination, l’infirmière ou l’infirmier qui nous est assigné nous fait assoir à côté de son poste. L’accueil est aimable. Le geste sûr. La vaccination rapide et efficace, avec le sourire (derrière le masque, bien sûr!). Un conseil: portez un t-shirt ou un chemisier à manches courtes.

-«Déjà fini?» – «Mais oui!».

On ne sent rien!

Salle d’attente après la vaccination. Les chaises sont positionnées à bonne distance les unes des autres. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Par la suite, d’autres préposés nous invitent à nous rendre un peu plus loin (donc, on retourne vers la sortie), dans un espace bien dégagé où l’on a installé des chaises éloignées les unes des autres, une sorte de salle d’attente. Et là, on nous signale qu’il faut rester une quinzaine de minutes afin que le personnel s’assure que nous n’avons pas de fâcheuse réaction au vaccin. Un conseil: apportez-vous un bouquin ou un journal, sinon votre cellulaire!

On peut lire, fermer les yeux, et se reposer. Évidemment, nous sommes toujours masqués.

Puis, au terme de ce circuit et du 15 minutes, on nous signale que l’on peut quitter et on nous souhaite une bonne journée! Et hop!

L’auteure de ces lignes –âgée de 63 ans– a eu une expérience très satisfaisante. Rendez-vous pris pour le mardi 16 mars, au lendemain du congé de Pâques, à 8 h 30, le matin. Tout s’est déroulé rondement, presque sans attente.

Le seul hic? La date de son prochain rendez-vous ne pouvait pas être modifié.

Prévoyant (si cela était possible) de ne pas être à Montréal début août, mais à l’extérieur de la région, en vacances, elle a demandé un changement de date…qui lui a été refusé à l’inscription, puis à la vérification.

Toutefois, en jasant avec l’infirmière à la vaccination, cette dernière lui a gentiment fait une suggestion à ce sujet.

«N’annulez pas votre rendez-vous tout de suite; attendez d’avoir pu en avoir un autre avant d’annuler celui-là!»

L’infirmière lui a mentionné que si elle pouvait prendre quelques jours de vacances dans une autre région du Québec, à ce moment-là, pourquoi s’en priver! C’était encourageant!

Somme toute, une expérience plaisante. La piqûre du vaccin comme tel est pratiquement sans douleur. Un charme, quoi!

À noter que jusqu’à présent, les personnes vaccinées au Centre de vaccination des Galeries Normandie dont nous rapportons ici les témoignages, l’ont été avec le vaccin de la compagnie Pfizer. Il est possible que des vaccins d’autres compagnies s’y donnent aussi. On peut demander sur place quel vaccin va nous être inoculé.

On prend donc des précautions

Un troisième résidant d’Ahuntsic, lui-même début soixantaine– qui se faisait vacciner la même journée que l’auteure de ces lignes, à l’heure du lunch, a lui aussi bénéficié d’une expérience satisfaisante.

Il raconte quelques anecdotes:

Il a attendu cinq minutes dans la mauvaise file d’attente; il s’était mis dans la file d’attente de l’entrée principale pour le Centre. Après vérification avec une autre personne, il s’est fait dire qu’il s’agissait là de la file pour les tests Covid-19. Il s’est donc déplacé plus loin, dans le couleur du centre commercial et s’est mis dans la bonne file.

«Au début, on ne s’occupait pas de moi!, dit-il. Nous étions deux dans la file, et deux préposés identifiaient la personne devant moi, mais personne pour me demander quoi que ce soit.»

C’est alors qu’un troisième préposé a rappelé à l’ordre les deux premiers, et, finalement, notre homme a été identifié et a été invité à entrer…

Après la désinfection d’usage, il était dans la file d’attente à l’intérieur quand un autre citoyen devant lui, qui avait pris une photo avec son cellulaire, s’est fait avertir par le gardien de sécurité d’effacer ses photos…

À l’inscription, il a voulu changer la date de son rendez-vous pour la deuxième dose, mais ça ne semblait pas possible sur le moment.

À la vérification, quand l’infirmière lui a demandé s’il prenait un médicament pour éclaircir son sang, il a acquiescé.

«Oui, du Xarelto!», a-t-il précisé.  – «Ah, ah!», a lancé l’infirmière, qui a noté l’information.

Finalement, à la vaccination, il a demandé s’il était possible de prendre une photo pour le journaldesvoisins. com, ce qui fut autorisé. Toutefois, la préposée à la vaccination ne voulait pas faire partie de la photo.

Quant au dernier citoyen qui a témoigné, il a aussi apprécié son expérience, a pu jaser avec la préposée à la vaccination, et a ainsi appris qu’elle travaillait habituellement en obstétrique. Un autre résidant satisfait était né! 🙂

Bref, trois témoignages de trois personnes différentes. Au total, pour eux, l’expérience vaccination a duré entre une quarantaine de minutes et 1 h 30, selon le moment de la journée.

Au final, le Centre de vaccination des Galeries Normandie qui accueillera le grand public d’Ahuntsic-Cartierville qui aura pris rendez-vous sur le site Clic santé pourra bénéficier d’une expérience plaisante et efficace, selon les témoignages recueillis.

 

 

 

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Diane Quesnel
Diane Quesnel
6 Mois

Mon mari et moi avons aussi une très bonne expérience, comme lors de la vaccination contre la grippe cet automne au même endroit.

Maggy MoÎse
Maggy MoÎse
6 Mois

J’ai reçu mon premier vaccin Pfizer mi-mars aux Galeries Normandie. À l’heure de mon rendez-vous il y avait très peu de personnes en ligne et je suis passé assez rapidement. Mais considérant qu’on nous disait d’éviter des rassemblements et de rester à plus de 2 mètres autant que possible, et même si tout le monde était masqué, je trouvais qu’il y avait beaucoup trop de personnel non-clinique dans le local, avec au moins 6 gardiens de sécurité, dont 4 pour l’accueil et la désinfection.
Je n’était pas d’accord avec leur façon de me faire désinfecter mes mains, ensuite enlever mon masque (respirant devant eux) ce qui pourrait les re-contaminer avant de placer ma main dans la boîte où tous mettent leur main, pour me prendre un masque neuf, ensuite de me re-désinfecter les mains. On m’a dit que c’était ainsi qu’on leur avait indiqué la procédure.
Un homme (bénévole peut-être?) a marché trop près de moi, même si séparé par une corde, jusqu’à la fin d’une allée droite où il m’a transférée à une autre personne (aussi bénévole, je présume) qui m’a faire suivre encore une autre pour peu de distance, afin de m’indiquer de m’asseoir, partiellement derrière un Plexiglas, pour le questionnaire par deux personnes (une en formation je crois).
Une fois cela complété j’ai été transférée à l’infirmière sympathique qui m’a vacciné sans problème.
Pour la période d’attente de 15 minutes une jeune dame m’a fait m’asseoir, distancée comme décrit dans l’article, et pendant les 12 minutes que j’y étais au moins 4 personnes différentes (la moitié du nombre présent) se sont approchées trop près pour regarder l’heure qui était indiquée à la feuille sur la colonne derrière ma tête pour me dire quand quitter. Comme vous aurez compris on m’a fait quitter 3 minutes avant l’heure!
Peut-être que quand il y a beaucoup de clientèle il y a une utilité à tout ce monde, mais il me semble que en temps de pandémie où on veut limiter les contacts surtout que ceux qui allait se faire vacciner à ce moment-là étaient des personnes plus à risque, on ne devrait pas inclure des personnes non-nécessaires(bénévoles?) juste pour les occuper!!
Ce qui n’empêche pas qu’un journaliste qui diffuse de l’information au grand public peut être considéré nécessaire, surtout dans un cas où le CIUSS semble vouloir éviter la transparence!

Rigot Michelle
Rigot Michelle
6 Mois

Résidente entièrement satisfaite aussi le 16 mars également. Bravo pour le reportage, c’est en tous points ce comment ça s’est passé.

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