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VMR appuie la campagne de financement des Pollués de Montréal-Trudeau

Publié le 14/09/2018
par Alain Martineau

Des membres du comité local de VMR des Pollués. De g. à dr.: Diane Poulin-Dubois, Barbara Lapointe, Renée Larouche et Sarah Greiche (Photo: site Web des Pollués de Montréal-Trudeau)

Les autorités municipales se trouvant «sous» les couloirs aériens serrent les coudes dans la bataille menée par Les Pollués de Montréal-Trudeau (LPDMT) pour tenter de faire diminuer le bruit des avions provenant du ciel montréalais.

Cet été, Ville Mont-Royal a donné un appui financier au groupe de pression dirigé par l’Ahuntsicois Pierre Lachapelle. La municipalité égalera, jusqu’à concurrence de 5000$, les dons faits par les citoyens au groupe d’intérêt dans sa lutte contre le bruit.

Ville Mont-Royal a déjà déposé en plusieurs endroits sur son territoire (bibliothèques et hôtel de ville, par exemple) des boîtes pour recueillir les dons des citoyens (en argent ou par chèque).

Jusqu’à présent, la campagne se déroule rondement, selon nos informations, et cela grâce, notamment au comité local des Pollués dans Ville Mont-Royal.

« Des résidants de Ville Mont-Royal sont aussi de la bataille et se sont joints aux Pollués de Montréal-Trudeau, a indiqué le maire Philippe Roy au journaldesvoisins.com. Ceux qui participent à une levée de fonds ont demandé notre collaboration. On embarque dans ce genre de procédé et ce, de façon sporadique. On va donc accoter les montants versés jusqu’à 5000$. Nous avons déposé des boîtes pour les dons. Quand la campagne sera finie, (fin septembre), on égalera les montants recueillis », a-t-il indiqué.

M.Roy qui a été réélu à la tête de sa ville ( journaldesvoisins.com-Le Mag avait récemment fait un portrait de sa municipalité), s’est donc rendu à la demande de ses concitoyens qui en ont contre le bruit des aéronefs, la nuit notamment.

« Ce que l’on déplore le plus, c’est le bruit la nuit. Il faudrait un meilleur encadrement des heures de vol.  Pensons au moins à une fermeture la nuit comme c’est le cas dans plusieurs grandes villes européennes », a-t-il suggéré.

Plaintes nombreuses

Philippe Roy affirme que bon nombre de citoyens se plaignent du bruit et le font savoir aux représentants politiques de la ville.

« Comme élu, je rencontre beaucoup de citoyens, et c’est un sujet constant dans la partie nord, notamment près de la Métropolitaine (aussi couloir aérien). Il y a bien sûr les corridors pour les avions; le processus d’atterrissage est moins bruyant, mais quand le vent change de bord, avec les avions au décollage, c’est bruyant. Et c’est le cas aussi pendant les heures de pointe de fin d’après-midi avec les vols aux deux minutes vers l’Europe. Là, on reçoit des plaintes », a-t-il précisé.

Rappelons qu’il y a quelques mois, la Cour supérieure a accepté d’entendre la demande des Pollués visant à exercer un recours collectif contre Aéroports de Montréal (le gestionnaire ADM), le gouvernement fédéral  et l’entreprise faisant la gestion du contrôle aérien, Nav Canada.

Des demandeurs de plusieurs arrondissements dont Ahuntsic-Cartierville, Saint-Laurent et Villeray-St-Michel-Parc-Extension,  de même que de Ville Mont-Royal, pourraient obtenir réparations (une compensation financière), si la bataille juridique est gagnée.

Le collectif réclame aussi une gestion moderne des impacts environnementaux des activités de Dorval, une étude épidémiologique et l’application d’un couvre-feu strict entre 23 heures et 7 heures.

D’autres arrondissements ou villes liées?

M. Lachapelle souhaite que d’autres arrondissements suivent le mouvement compte tenu entre autres du coût des frais d’avocats.

Pour sa part, l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville a versé 500$ au groupe dont l’objectif est d’amasser 10 000$. C’est la mairesse qui en a fait l’annonce à la dernière réunion du conseil d’arrondissement en mentionnant que ce montant provenait du budget discrétionnaire des élus.

De son côté, M. Lachapelle a rappelé:

« Cette demande sur le plan judiciaire entraîne des dépenses importantes pour la suite de nos démarches. Bien qu’il existe un fonds d’aide pour les recours collectifs, certaines dépenses essentielles ne sont pas couvertes par le fonds d’aide. »

Les citoyens d’ici (et d’ailleurs) peuvent aussi se rendre sur le site Web des Pollués de Montréal-Trudeau pour faire un don.