Lors du conseil d’arrondissement du 6 octobre, on a une fois de plus posé la question du temps d’intervention du public.
La problématique exprimée par une citoyenne (ici à 1 h 13 min 38 s) est liée à la limite habituelle de trois interventions sur un même sujet lors d’un conseil. Elle a jugé cela insuffisant pour les thèmes polarisants. Une situation qui complique l’expression de nuances.
Maude Théroux-Séguin, la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, a toujours dit qu’elle réfléchissait à des façons de faire différentes. Elle voudrait un modèle qui convienne au plus grand nombre de personnes.
« Est-ce qu’on pourrait permettre deux questions en faveur de deux questions contre ? », s’est-elle demandé en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).
Elle a rappelé le débat tendu qui a eu lieu au sujet du Corridor de mobilité durable (CMD) sur le boulevard Henri-Bourassa lors du conseil d’arrondissement de septembre.
« Il y avait eu une intervention qui était en faveur de l’aménagement », a-t-elle constaté.
Elle a reconnu que les intervenants qui s’opposaient au CMD étaient plus nombreux. Le JDV en a compté trois.
Ce n’est pas la première fois que des sujets polarisants arrivent à un conseil d’arrondissement. Quelle que soit la couleur des administrations, le problème revient dès lors que la demande de participation du public est importante.
La règle de régie interne qui donne la parole au maximum de gens qui assistent à ces conseils limite le nombre d’interventions sur un même sujet à trois.

À titre d’analogie, et non de comparaison, l’administration précédente avait décidé plus d’une fois d’accorder trois questions aux citoyens d’un bord et trois aux intervenants de l’autre.
Cela a été le cas des aménagements pour le boulevard Henri-Bourassa, pour le parc à chiens du parc Jean-Martucci ou encore pour les conséquences des inondations de l’été 2024.
Une nouvelle organisation ?
Mme Théroux-Séguin a déjà réorganisé la période de questions en resserrant le temps d’intervention des citoyens à 90 secondes pour une question et 60 pour une sous-question. Elle convient que la forme actuelle n’est pas idéale.
« S’il y a 150 personnes présentes. Nous sommes devant un sujet clivant. Il y a quelque chose qui doit s’exprimer avec davantage de nuances que trois questions de 90 secondes, même si j’en rajoute une », a-t-elle souligné.
Pour disposer d’un cadre de participation démocratique plus efficace, elle a demandé l’accompagnement de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour élaborer de nouvelles règles, de nouveaux principes, voire la création de nouveaux forums.
Sur le cas du CMD Henri-Bourassa, elle prévoit d’organiser une série d’autres rencontres, trois avec les citoyens et une avec les commerçants, pour aborder les problématiques liées à cet aménagement de manière plus approfondie. Les dates sont à venir.








