Grève des professionnels municipaux : effets visibles à Ahuntsic-Cartierville

L'absence de certains professionnels en grève, pourrait perturber le déroulement du prochain conseil d'arrondissement. Photo : Amine Esseghir / JDV

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Des employés de la Ville de Montréal et des arrondissements, affiliés au Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal (SPPMM) sont en grève depuis le 19 octobre. Les contrecoups se font sentir à Ahuntsic-Cartierville.

Les agents du service des communications seront absents du prochain conseil d’arrondissement, le 9 novembre, à la Maison de la culture. L’événement est maintenu et les élus n’ont pris aucune mesure particulière à ce propos, a appris le Journal des voisins (JDV).

Le spectacle « Espaces imaginés », offert par le Quatuor Mémoire, initialement programmé le 14 novembre à la salle Charles-Daudelin du Centre culturel et communautaire de Cartierville, est annulé. La bibliothèque de Cartierville a également écourté les heures d’ouverture du local informatique.

Un débrayage discret

Le débrayage demeure plutôt discret malgré ces perturbations. Les professionnelles et professionnels de la Ville ont donné un mandat de grève qui encadre étroitement le mouvement. L’interruption de travail se déroule du lundi au jeudi, de 17 h à 8 h, puis du vendredi 17 h au lundi suivant à 8 h. Autrement dit, les employés travaillent strictement durant les heures de bureau alors qu’ils sont souvent mobilisés pour des activités en soirée ou lors d’événements les fins de semaine.

Ces presque 3100 syndiqués du SPPMM constituent une organisation autonome, indépendante de toute centrale. Ils œuvrent notamment dans les technologies de l’information, les communications, les finances, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, le développement économique, les sports et loisirs, ainsi que dans le réseau des bibliothèques, entre autres secteurs.

Deux ans et demi de négociations

La convention collective de ces travailleurs est échue depuis le 31 décembre 2023. Une première médiation n’a eu lieu que dans la dernière semaine d’octobre, après le déclenchement de la grève. Elle s’est déroulée plus de deux ans et demi après l’entame des pourparlers, et au terme d’une cinquantaine de rencontres.

« C’est très lent », souligne Anne Dorais, présidente du syndicat.

Ce qui coince davantage touche les demandes monétaires et les modalités de travail.

« Le rattrapage financier, salarial, si je peux dire, et certains éléments associés au télétravail », précise-t-elle.

Quelques points mineurs avaient été réglés avant cette séance.

« C’est de moindre importance, je devrais dire. Mais les enjeux prioritaires de nos membres n’ont pas été considérés, si je peux m’exprimer ainsi », ajoute Mme Dorais.

Le syndicat désire inscrire dans la convention certaines dispositions, dont celles encadrant le télétravail.

« En ce moment, rien n’est conventionné, donc tout peut changer unilatéralement », fait valoir la représentante syndicale.

La grève pourrait se prolonger quelques semaines encore, puisque le prochain rendez-vous de médiation est prévu vers la fin novembre.

« On souhaite qu’il y ait une voie de passage, évidemment. On est optimiste et on pense que la grève va entraîner un dérangement assez important pour que l’employeur ne veuille pas que ça perdure », affirme Mme Dorais.

Elle pointe également des précédents qui nourrissent ses attentes et celles des syndiqués.

« La Ville a signé une entente de principes qui est ma foi intéressante pour les Bleus. Elle l’a fait aussi chez les pompiers dernièrement. Il n’y a pas de raison que les professionnels soient sous-considérés. »

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