Dix des dix-neuf arrondissements de Montréal, incluant Ahuntsic-Cartierville, n’ont pas de certificat de conformité à la Charte de la langue française, tout comme la Ville-centre. Ce document atteste que l’implantation du français est au cœur des activités de ces arrondissements. L’Assemblée nationale du Québec a exhorté la Ville à prendre les mesures nécessaires pour l’obtention du certificat. Le cabinet de Valérie Plante encourage les arrondissements à obtenir leur accréditation le plus rapidement possible, ce à quoi l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville travaille.

Selon la Charte de la langue française, qui vise à faire du français la langue d’usage normale et habituelle du travail, du commerce et des affaires, tous les organismes publics, incluant les arrondissements, doivent « poursuivre et compléter une démarche de francisation ».

Pour ce faire, l’organisme doit fournir « une analyse de sa situation linguistique et mettre en place un programme de francisation s’il a besoin d’un délai pour corriger des situations non conformes à la Charte ou pour assurer la généralisation de l’utilisation du français dans ses activités », peut-on lire sur le site de l‘Office québécois de la langue française. Au terme de cette démarche de francisation, l’organisme reçoit un certificat de conformité.

« Inacceptable »

André Parizeau, candidat au Bloc québécois dans Ahuntsic-Cartierville, juge « inacceptable » que son arrondissement, à l’instar de plusieurs autres, ne possède pas ce certificat de francisation. Cela dénote pour lui « un problème de fond au niveau de la ville sous le leadership de Valérie Plante ».

Démarches presque finalisées

Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, s’est dite très étonnée de cette nouvelle. Elle ne connaissait pas l’existence de ce certificat de francisation. Elle a demandé des comptes à la direction de l’arrondissement le jour même.

Au cours des derniers mois, l’arrondissement a fait les démarches nécessaires pour l’obtention du certificat, mais n’a pas finalisé son dossier.

Parmi les démarches terminées au cours des derniers mois, soulignons le changement de quelques vieilles pancartes de rues indiquant encore « : St » pour Street à la fin du nom de la rue, remplacées par des pancartes en français.

Il ne reste maintenant qu’une démarche à finaliser. Dans certains contrats avec des OBNL, l’arrondissement devrait inclure une clause sur la langue française. Une telle clause n’existe pas pour l’instant à la Ville de Montréal. Elle est présentement en train d’être écrite.

« C’est le dernier obstacle avant de pouvoir obtenir le certificat, indique Mme Thuillier. Dès que ça va être fait, on va pouvoir en faire la demande. »

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