Briser l’isolement l’isolement des nouveaux arrivants une initiative à la fois

L’équipe du Centre des femmes solidaires et engagées (CFSE) offre des activités et des ressources gratuites. Photo : Romy Clermont / JDV

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Le Centre des femmes solidaires et engagées (CFSE) et la Maison de quartier de Bordeaux-Cartierville (MDQ B-C) offrent des espaces et proposent plusieurs activités dans le but de briser l’isolement des nouveaux arrivants dans l’arrondissement.

« On organise des activités qui aident à briser l’isolement et qui permettent d’améliorer les capacités d’agir dans la société, de vivre sa citoyenneté et de s’impliquer dans la démocratie », explique Alice Guy, l’accompagnateur communautaire au CFSE. Cet organisme ahuntsicois et féministe met plusieurs ressources à la disposition des personnes ayant récemment immigré pour faciliter leur intégration.

La MDQ B-C offre des espaces pour favoriser les rencontres entre habitants du quartier, précise la coordonnatrice Julie Duchesne. Situé dans le Centre culturel et communautaire de Cartierville, l’organisme offre, par exemple, un espace qui permet aux familles du quartier de se rencontrer régulièrement.

L’équipe du Centre des femmes solidaires et engagées (CFSE) offre des activités et des ressources gratuites. Photo : Romy Clermont / JDV

Des occasions de se rencontrer

Le CFSE propose de nombreuses activités qui visent à combattre la solitude que peuvent vivre les femmes et les minorités de genre du quartier. Parmi ces activités, certaines s’adressent aux nouveaux arrivants. L’organisme fournit un espace pour développer ses compétences en français et en anglais dans un contexte informel, hors du cadre « rigide » des cours de francisation, tout en brisant l’isolement.

D’autres activités offertes par le centre sont ouvertes à tous. Dans leur programmation automnale, une marche dans le quartier est prévue dans le but de permettre aux participants de se familiariser avec le quartier et de créer des liens avec d’autres personnes. L’organisme donnera également des cours de danse sur chaise gratuits à l’automne. « On essaie de rendre nos activités accessibles, donc abordables ou gratuites dans la mesure où c’est possible », souligne Alice Guy.

La Maison de quartier de Bordeaux-Cartierville organise une fois toutes les deux semaines un thé-rencontre. Cette activité ouverte à tous est organisée dans le but de contrer la solitude que vivent certaines personnes du quartier. « À chaque rencontre, on boit un thé qui vient d’une région du monde différente. Ça permet de rencontrer des gens et de discuter », précise Julie Duchesne.

Rejoindre les nouveaux arrivants

 Pour que les nouveaux arrivants puissent profiter des espaces et des services que procurent les organismes du quartier, il faut être capable de les rejoindre adéquatement. Julie Duchesne explique qu’il est de plus en plus difficile de les contacter. Sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram, les organismes doivent payer pour être visibles. Mme Duchesne est d’avis que, pour contrer ce problème, il faut mieux comprendre les canaux de communication utilisés par les communautés immigrantes. « La MDQ B-C est en train de se mettre à WhatsApp pour mieux les rejoindre », ajoute-t-elle.

De son côté, le CFSE essaie de développer des partenariats avec d’autres organismes du quartier pour pouvoir faire la promotion des services qu’il offre. « Le quartier Ahuntsic a une forte base dans l’organisation communautaire. Ça aide, mais les organismes communautaires ont des limites. Ils manquent de personnel et d’argent », mentionne Alice Guy. D’après l’accompagnateur communautaire, la solution est de promouvoir davantage les organismes de l’arrondissement pour que les nouveaux arrivants puissent identifier plus facilement les ressources à leur disposition.

En arrivant à Montréal, les personnes immigrantes « recommencent à zéro et perdent leur réseau de contacts », indique Julie Duchesne. La coordonnatrice de la MDQ B-C reconnaît que cette réalité est l’une des principales raisons de l’isolement.

Pour Alice Guy, la pauvreté est une des grandes causes de l’isolement. Selon lui, être dans une situation de précarité économique est un frein dans la création de liens avec d’autres personnes. « Quand tu n’as pas les moyens de te déplacer, tu ne vois pas d’amis, tu ne peux pas aller au resto. Tu restes souvent chez toi », remarque-t-il. Pour offrir une solution à ce problème, le CFSE fournit un espace où les gens peuvent se rencontrer gratuitement.

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