(Photo : JDV)

Alors que Montréal amorcera bientôt une vaste réflexion sur le phénomène des inondations, une étude nous apprend que sept sinistrés sur dix, notamment dans notre arrondissement, souffrent de divers problèmes de santé mentale depuis le triste épisode du mois dernier.

« Notre enquête révèle que près de 70 % des répondants ont rapporté avoir eu des problèmes d’anxiété, de perturbation du sommeil ou des troubles de concentration depuis les inondations », a soutenu le Directeur de santé publique de Montréal, le docteur Richard Massé.

Commentant l’étude faite auprès des victimes de la crue printanière, le médecin a rappelé aux gens touchés de faire appel aux services de santé mis en place et de ne pas hésiter à composer le 8-1-1 pour de l’aide.

Près de 200 ménages ont répondu au sondage (via le porte-à-porte) effectué entre les 17 au 25 mai par la Direction régionale de santé publique (DRSP) du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

L’échantillon, affirment les auteurs, était représentatif de l’ensemble des sinistrés montréalais : soit 20 % venant de Cartierville, 35 % de L’Île-Bizard et 45 % de Pierrefonds. Le cinquième des répondants habitaient des résidences dont la réintégration ne peut se faire pour des raisons de sécurité ou de santé. Les autres ont pu ou pourront retrouver leur logis, mais en respectant des règles de santé ou de sécurité dans la plupart des cas.

« Les soucis financiers peuvent contribuer aux problèmes d’anxiété chez les personnes sinistrées, d’autant plus que l’enquête révèle que 75 % des répondants n’étaient pas assurés pour les inondations », a ajouté le docteur Massé.

Le tiers des ménages ont d’autre part rapporté des problèmes de santé physique survenus depuis les inondations, des problèmes de santé respiratoire, notamment. Une autre consultation aura lieu dans quelques semaines auprès des sinistrés interrogés.

Bilan Ahuntsic-Cartierville

Plus d’une centaine de résidences ont dû être inspectées dans Cartierville et Ahuntsic.

Joint à New York alors qu’il représentait la Ville de Montréal à un événement dans une université, Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville, a indiqué qu’aucune maison ne sera détruite. Les sinistrés peuvent bénéficier de programmes pour revamper leur maison.

Ce sont donc environ 200 personnes qui ont subi les affres de la montée des eaux, non loin de l’Hôpital du Sacré-Cœur.

Dans Ahuntsic, quelques résidences seulement (sur les rues Brousseau et Saint-François-d’Assise) ont été touchées, celles situées très près de l’Ile-de-la-Visitation. Il y avait encore un conteneur devant chacune des deux résidences pour sortir tout ce qui était imbibé d’eau.

Réflexion – cure

Les experts en sinistres et dirigeants politiques seront bientôt en mode réflexion sur les mesures qui doivent être améliorées pour faire face au défi des inondations à l’heure des bouleversements climatiques sur la planète bleue.

« En premier lieu, la réflexion, a signalé le vice-président du comité exécutif, se fera concernant la construction de digues permanentes. On regardera aussi l’encadrement pour rendre le tout sécuritaire. Enfin, nous examinerons les techniques d’intervention dans le cadre du bilan post-mortem », a-t-il ajouté.

Notons qu’une réflexion est en cours au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal concernant les normes de construction, là où il y a des risques d’inondation.

 

 

 

 

 

 

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