Les Actualités de la semaine

Abonnez-vous gratuitement ici pour recevoir un courriel de rappel chaque semaine!

Chalet d’accueil du parcours Gouin: qui peut en profiter?

Publié le 26/02/2018
par Joran Collet

Des citoyens au chalet d’accueil du parcours Gouin à la Fête d’hiver samedi (Photo: jdv P. Rachiele)

Outre les activités organisées par GUEPE, au bénéfice de tous les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville, au chalet d’accueil du parcours Gouin, d’autres groupes peuvent profiter des installations et de la nature environnante. Ainsi, au cours de l’année dernière, l’école Laurentides située dans l’arrondissement de Saint-Laurent, a bénéficié d’une expérience unique : l’école hors les murs, plus communément appelé «L’école dehors». Une première sur l’île de Montréal et bien qu’aucun projet similaire n’existe pour les écoles d’Ahuntsic-Cartierville, sa réalisation n’est pas pour autant impossible.

À l’automne 2017, les élèves de sixième de l’école des Laurentides ont eu l’occasion de participer à un projet pilote d’envergure: se rendre toutes les deux semaines dans un parc de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, notamment au parc du chalet d’accueil du parcours Gouin.

Les différents groupes se retrouvaient dehors afin d’y suivre toute la journée des cours habituels de mathématiques, de français et autres. Pendant que des groupes sont à l’extérieur, d’autres étaient au chalet.

« C’est la première fois que le Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal recevait une telle demande », souligne Anik de Repentigny, chargée des communications à la Ville de Montréal.

Et tout cela a été rendu possible grâce aux enseignants de l’établissement. En effet, ce sont des professeurs de l’école des Laurentides qui ont mis en marche le processus visant à offrir une telle expérience à leurs élèves.

«Ce sont des professeurs de 6e année de l’école Laurentides […] qui ont pris l’initiative de contacter GUÊPE pour développer un projet de classe en plein air aux deux semaines […] la Ville de Montréal a donné son aval au projet», souligne Mme de Repentigny.

L’organisme GUÊPE aide à la réalisation des différents projets, mais ce sont surtout les établissements scolaires intéressés qui doivent mettre la main à la pâte.

« Toute la logistique liée au transport ou aux classes dehors est de la responsabilité de l’école », souligne la directrice de GUÊPE, Gabrielle Normand.

Et dans l’arrondissement?

 Comme le rappelle Mme Normand, le projet pilote a démarré à l’initiative des professeurs de l’école Laurentides. Ce serait donc aux écoles ou professeurs de s’informer auprès de GUEPE s’ils souhaitent offrir une expérience identique à leurs élèves.

En effet, « L’école dehors » n’est pas à proprement parler, un service offert par GUÊPE.

Mais pour Gabrielle Normand, il est parfaitement envisageable de voir apparaître au sein de l’arrondissement un projet similaire.

« C’est sûr que nous on est très ouvert à ça », précise la directrice de l’organisme.

Les écoles d’Ahuntsic-Cartierville peuvent donc déjà demander d’utiliser les locaux gérés par GUEPE en en faisant la demande à l’instar de l’école des Laurentides.

Des coûts raisonnables

En dehors des coûts logistiques reliés à une telle entreprise, les frais reliés sont minimes selon Mme Normand.

L’école des Laurentides n’a pas requis les services d’animation de GUEPE, puisque ce sont les professeurs qui s’en chargent.

«Quand ils avaient besoin de nous pour une animation particulière, là ils paient», précise Mme Normand.

Il faut aussi noter que les écoles de l’arrondissement bénéficient d’un avantage majeur comparativement aux écoles d’autres arrondissements de l’île de Montréal. En effet, celles-ci sont situées à proximité de plusieurs parcs qui réduisent le besoin logistique de transport.

La possibilité pour un enseignant d’amener ses élèves dans un des nombreux parcs de l’arrondissement est de ce fait même plus aisée que pour des écoles comme celle des Laurentides.

Mme Normand note toutefois que bien qu’aucune école n’ait encore fait une demande similaire à l’école des Laurentides, plusieurs font appel à l’organisme pour faire la «classe en plein air». Plus irrégulier, ce service offre la possibilité de sortir les élèves pendant une ou deux heures.

Les écoles en contrôle

Au sein de la commission scolaire de Montréal, ce sont les écoles qui ont le contrôle des sorties qu’elles souhaitent entreprendre.

« Il appartient à chaque école de déterminer les sorties scolaires, avec leur budget », souligne Alain Perron, responsable des relations de presse de la Commission scolaire de Montréal.

Elles n’ont donc pas besoin d’une autorisation de la CSDM pour réaliser un projet semblable.

Journaldesvoisins.com a cherché à communiquer avec la direction de l’école Sophie-Barat et l’école d’Ahuntsic pour savoir s’il y avait de l’intérêt pour un tel projet. Nos demandes étaient toutefois restées sans réponse au moment de mettre notre article en ligne.

Des locaux accessibles à tous

L’organisme GUEPE a souligné à journaldesvoisins.com que les locaux sous sa responsabilité n’étaient pas fermés au public. En effet, lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés, il est envisageable que les résidants de l’arrondissement puissent demander d’en faire usage.

Il en va de même pour la Maison du ruisseau dans le parc-nature du Bois-de-Liesse qui est ouverte à tout citoyen qui souhaite en faire la demande, moyennant des frais.

En revanche, la directrice de GUEPE précise que la location du chalet du parcours Gouin pour les citoyens n’est pas encore possible pour le moment.

«Pour le pavillon du parcours Gouin, c’est accessible pour les organismes partenaires», souligne Mme Normand.

Les organismes partenaires représentent l’ensemble des organismes reconnus par l’arrondissement.

«Dès qu’eux sont listés dans ce fameux bottin-là, c’est possible d’y avoir accès gratuitement», poursuit Mme Normand.

La directrice de GUEPE précise toutefois qu’un organisme ne figurant pas dans cette liste ne se voit pas nécessairement refuser l’accès. Elle précise toutefois qu’il s’agit alors de «cas par cas».