Entrée principale de l'école Sophie-Barat (Photo : Archives jdv)
Entrée principale de l’école Sophie-Barat (Photo : Archives jdv)

De grands travaux sont en vue à l’école secondaire Sophie-Barat. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) (censée être abolie par la loi 40 sous le baîllon vendredi 7 février dernier à l’Assemblée nationale) devait déposer une demande de financement de 106 millions de dollars au ministère de l’Éducation pour rénover l’immeuble principal. Un appel d’offres a aussi été lancé pour la rénovation d’un pavillon d’extension qui sera bâti sur les ruines de l’ancien Externat. Ce pavillon servira à accueillir le surplus d’élèves qui fréquentent l’école.

Le bâtiment de l’école Sophie-Barat est vieux de plus de 100 ans. C’est le bâtiment patrimonial le plus ancien de la CSDM.

Rénover le bâtiment principal

Le budget de 106 millions de dollars que réclamait la CSDM doit servir à des travaux à long terme en lien avec le Plan québécois des infrastructures 2020-2030, expliquait la présidente de la commission scolaire, Catherine Harel-Bourdon, en entrevue au jdv la semaine dernière.

« Il faut réhabiliter complètement l’immeuble, dit-elle. Il y a énormément de travaux de maçonnerie extérieure à faire. Il faut refaire l’électricité, la plomberie, les espaces de vie, les murs, les plafonds, etc. »

Mme Harel-Bourdon précisait que ces travaux ne se feraient pas d’un coup. Ils prendront des années.

« Il faut faire un portrait d’ensemble de tout ce qu’il y a à faire pour ne pas avoir des dizaines et dizaines d’entrepreneurs. On veut un entrepreneur capable de réaliser l’ensemble des travaux sur plusieurs années. »

Pour l’instant, la première étape est l’autorisation des travaux par le ministère. Le financement de base nécessaire pour réaliser les plans et devis est de 10 % du budget.

Concours d’architecture à l’eau

L’établissement scolaire fait face à une augmentation constante du nombre d’élèves depuis plusieurs années. Pour faire face à cette situation, la CSDM maintenait son intention de procéder à l’agrandissement de l’école Sophie-Barat.

Elle avait annoncé le lancement prochain d’un concours d’architecture afin de trouver comment l’agrandissement de l’école pourrait se marier avec les ruines de l’ancien Externat Sainte-Sophie. L’extension sera bâti sur ces ruines.

Après être restée en attente d’une dérogation du conseil du trésor pour lancer le projet pendant plus de 16 mois, la CSDM avait finalement dû abandonner l’idée du concours d’architecture.

Le concours était tributaire d’une dérogation du Conseil du trésor puisqu’il contrevenait au processus normal de réalisation d’un projet public.

« On est déçu, disat la présidente de la commission scolaire. C’était un beau projet pour faire un concours étant donné le haut niveau patrimonial du site et la possibilité d’en utiliser les vestiges. »

Les ruines de l’externat Sophie-Barat où auront lieu les travaux d’agrandissement (Photo: jdv)

Appel d’offres ordinaire

La CSDM est donc plutôt allée de l’avant avec le comité exécutif pour préparer un appel d’offres public pour trouver des architectes et ingénieurs.

L’appel d’offres est censé se tenir de février à juin pour l’octroi aux professionnels des plans et devis d’agrandissement. Par la suite, un comité de sélection composé d’employés de la CSDM et de personnes de l’externe doit se pencher sur les dossiers de chacun des architectes et ingénieurs qui auront soumissionné.

En entrevue au jdv, Catherine Harel-Bourdon assurait que des critères qualitatifs et non financiers qui détermineraient qui allait être responsable du projet. Les architectes et ingénieurs ont des salaires réglementés par le gouvernement. Ce sont toujours les mêmes montants pour les plans et devis. Leur sélection n’est donc jamais conditionnelle à la question monétaire.

Selon l’échéancier qui était prévu, les travaux du pavillon d’extension devraient être terminés pour la rentrée 2023.

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2 commentaires
  1. Espérons que les travaux à l’ancien externat respecteront le gabarit et l’apparence de façade de ce qu’avait l’air cet édifice patrimonial avant le tragique incendie. On n’a pas su sauvegarder ce témoin historique, le moins que l’on puisse faire est d’en restaurer l’aspect antérieur vu de Gouin. Certains appelleront cela du façadisme, mais s’il y eu plus de vigilance de la part de ceux qui en avaient la garde avant l’incendie, on n’en serait pas là.

  2. Je suis parfaitement d’accord avec monsieur Jean Poitras. J’espère grandement que l’apparence de la façade de cet édifice soit telle qu’elle était originalement. Comment se fait-il que plusieurs maisons et bâtiments classés patrimoniaux sont laissés à l’abandon? Comment peut-on être aussi indifférents au patrimoine québécois? On les laisse se détériorer et se détruire pendant des années et ensuite, on a recours à des raison de coûts ou de sécurité pour justifier la démolition de ces monuments historiques. Ça me fâche tellement!

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