Depuis quelques semaines, plusieurs collectes de matières résiduelles accusent des retards dans l’arrondissement. Ces retards seraient dus à des difficultés rencontrées par un entrepreneur chargé de certains trajets.

L’entreprise assure certains tracés pour les ordures ménagères, les résidus alimentaires, les résidus verts, les résidus de construction, rénovation et démolition ainsi que les encombrants.
Selon le service de communication de l’arrondissement, les districts d’Ahuntsic et de Saint-Sulpice sont les plus touchés par ce dysfonctionnement. L’entrepreneur chargé de la collecte des ordures dans ces secteurs fait face à des problèmes de logistiques : un manque de personnel et des bris d’équipement.
Commerces et résidents affectés
Sur la rue Fleury, certains commerçants disent constater des collectes plus irrégulières depuis plusieurs semaines. Un commerçant affirme que les problèmes se sont accentués récemment, particulièrement pour la collecte du compost.
« Les ramassages sont vraiment irréguliers. Les deux dernières semaines, ils ne sont pas passés une seule fois », témoigne un commerçant de la rue Fleury.
Selon lui, ces retards entraînent des coûts supplémentaires pour certaines entreprises, qui doivent faire appel à des compagnies privées pour éviter l’accumulation de matières. Les odeurs et les déchets laissés sur place nuisent à l’image des commerces et de l’artère commerciale, dans un secteur où l’achalandage spontané demeure limité.
Les artères commerciales ne sont pas les seules impactées par les mauvaises odeurs et la prolifération d’insectes, dont des mouches. Au niveau des résidents, certains avouent ne plus savoir quand sortir les ordures.
Hausse des requêtes et plaintes
Sur la période, plus de 180 résidents ont contacté l’arrondissement pour avoir des informations.
Depuis le 1er mai, l’arrondissement a reçu 627 requêtes et plaintes liées aux différents manquements de l’entrepreneur. Pour la même période en 2025, ce nombre s’élevait à 339, ce qui représente une augmentation notable.
Face au cumul des retards, la mairie travaille à minimiser cette situation incommodante.
« Nous déployons tous les moyens nécessaires afin de trouver des solutions pour éliminer ces enjeux de façon pérenne », assure le service de communication de l’arrondissement.
Dans l’éventualité que ce cas de figure se présente à nouveau, « les citoyennes et citoyens sont invités à laisser leurs sacs et contenants en bordure de rue, ceux-ci devant être ramassés dès que possible », souligne-t-il.
Il ajoute que l’arrondissement diffuse également des avis par l’entremise du service Avis-alertes afin d’informer la population des retards de collecte.
Un risque de santé publique ?
Outre les odeurs et les mouches, cette irrégularité engendre des cas d’insalubrité avec les rongeurs qui déchirent les sacs-poubelle ou déversent les contenus des barques trop remplis.
Contactée pour savoir si cette situation peut nuire à la santé, et les dispositions que peut prendre la population concernée, la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal indique ne pas avoir été interpellée à propos de cette situation. Elle indique, dans son courriel, ne pas disposer des données nécessaires pour évaluer les risques pour la population. La DRSP renvoie aux autorités municipales « mieux placées pour documenter l’ampleur du problème et les mesures correctives mises en place ».
Pour gérer les odeurs des matières compostables, l’arrondissement recommande les astuces suivantes :
- Utiliser des sacs en papier fermés avant de les déposer dans le bac. Et le placer à l’ombre pour réduire la vitesse de décomposition.
- Déposer un fond de papier brun dans le bac de collecte, pour absorber les liquides.
- Saupoudrer légèrement de bicarbonate de soude ou déposer une briquette de charbon sur les matières pour réduire les odeurs.
- S’assurer de bien refermer le bac.











