Deux jeunes filles devant le bus de vaccination mobile
Le vaccibus qui sillonne les rues d’Ahuntsic-Cartierville. (Photo : gracieuseté CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal).

Au moment où les grands sites de vaccination fixes ferment, à Ahuntsic-Cartierville, on continue d’encourager les gens à se faire inoculer sur les sites éphémères et mobiles.

Une clinique de vaccination s’est tenue au Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI) cette semaine, à Cartierville.

« Avec ces cliniques, nous allons chercher des gens qui pour une raison ou un autre ne pouvaient pas se rendre aux sites fixes », précise la coordinatrice de la vaccination mobile au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Amélie Thiffaut.

On cible les personnes qui ont des difficultés d’accès à Internet ou des résidants qui ont des problèmes de communication avec la langue ainsi que des gens qui, pour une quelconque raison, n’ont pas pu prendre de rendez-vous sur le site Clic Santé.

Mme Thiffaut assure aussi que le calendrier des cliniques de vaccination éphémères qui se tiennent dans des entreprises ou des organismes communautaires ainsi que les cliniques mobiles du vaccibus demeure ouvert au moins jusqu’à l’été.

Il faut savoir que la quatrième dose de vaccin contre la COVID-19 sera accessible dès lundi aux personnes de 60 ans et plus qui souhaitent l’obtenir. Le gouvernement devrait annoncer également une campagne de vaccination cet automne pour la deuxième dose de rappel à l’adresse de l’ensemble de la population.

Pas de pression

Les cliniques de vaccination éphémères ou mobiles ne connaissent pas les achalandages des grandes campagnes que nous avons connus cet hiver.

« Nous recevons en moyenne une vingtaine de personnes par journée », indique Mme Thiffaut.

Dans les périodes de grande affluence, on y faisait entre 50 et 150 injections par jour. Toutefois, ces cliniques sont maintenues notamment parce qu’elles présentent certains avantages quand il s’agit de diffuser une information ciblée. Avec l’aide d’organismes communautaires, des feuillets d’informations sont distribués aux portes pour annoncer les journées de vaccination ou le passage du vaccibus. Une manière de rejoindre ceux qui seraient encore réticents à se faire vacciner.

« Outre les enfants, nous avons quelques adultes qui viennent chercher leur première dose », assure notre interlocutrice.

Dans ces cliniques, une seule infirmière effectue toutes les procédures, de l’accueil à l’injection.

« Durant les 15 minutes qui sont consacrées à chaque personne, il y a énormément d’échanges qui ont lieu, et beaucoup d’explications sont fournies », observe Mme Thiffaut.

Le fait que cette vaccination se fait également dans le voisinage constitue une sorte d’encouragement.

« On amène le vaccin carrément au pas de la porte des citoyens », souligne la coordinatrice de la vaccination mobile.

On oublie souvent de le mentionner, mais en plus des grands sites de vaccination qui sont en train de fermer faute de clients, les gens peuvent toujours encore recevoir leur vaccin dans un CLSC.

« C’est aussi une autre forme de vaccination de proximité », relève la cheffe du service des relations avec la population et relations publiques au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Marie-Hélène Giguère.

Des chiffres rassurants

Selon les dernières données, à Bordeaux-Cartierville, le taux de personnes adéquatement vaccinées a atteint les 78%, quand celui des 65 ans et plus à avoir reçu une injection est à 95% . À Ahuntsic, ces chiffres montent à, respectivement, 84% et 96%.

C’est la dose de rappel pour tous les âges qui demeure relativement faible avec 37% à l’Ouest de l’arrondissement et 48% à l’Est.

Par ailleurs, la sixième vague ne semble pas constituer dans l’arrondissement le tsunami redouté, du moins pour le moment.

Le nombre de cas quotidiens a fluctué entre 30 et 39 en début de semaines avec un pic de 55, le 5 avril.

Même s’il est en légère progression à l’hôpital du Sacré-Cœur, le nombre de personnes infectées est passé de 22 en début de semaine, à 28 le 6 avril. Les cas aux soins intensifs demeurent stables avec quatre patients.

Dans les hôpitaux de Fleury et Jean-Talon, les dernières données enregistraient huit cas dans les deux établissements et sont hors soins intensifs.

Surveillés de près, les cas actifs dans les CHSLD d’Ahuntsic-Cartierville n’ont pas connu de hausse cette semaine avec 11 cas à Saint-Joseph-de-la-Providence, trois à Laurendeau et deux à Cartierville. Dans les RPA, Ora compte 13 cas actifs et les Tours Gouin (Montréal-Nord) quatre.

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Archambault Jean
Archambault Jean
2 Mois

Bonjour monsieur Esseghir, content de vous revoir. je me permets de passer par vos pour donner un message à madame Dupont, dont j’ai appris dernièrement qu’elle prenait sa retraite.

Madame Dupont a créé un journal de quartier, intelligent, sensible aux enjeux du quartier. C’est un modèle de rigueur qui sûrement influencer d’autres journaux. Elle peut être fier avec son époux du Journal des voisins qui fête sa dixième années. Bravo pour sa persévérance, ses énergies, son intelligence et son flair politique pour créer un outil d’information devenu indispensable. Longue vie de retraite.

Pour finir, je veux encore noter que les citoyens du CIUSSS du Nord et celui de l’est, sont devenus des citoyens de second ordre depuis la réforme Barrette Cette réforme venue d’en haut, par un ministre imbu de lui-même n’a pas seulement créer des superstructures (CIUSSS) gigantesques avec ses mandarins, écraser les directions régionales de la santé publique du Québec,dont plus de la moitié ont démissionné entre 2015- 18et que le bon docteur Arruda a remplacées temporairement pendant ces années de tumultes. Sa récompense fut qu’il a été nommé sous-ministre adjoint. Cette réforme fut aussi une réponse politique à sa première clientèle, la communauté anglophone. À la lueur de la pandémie et d’autres indices (protection de la jeunesse-négligence des enfants. Les CIUSSS du Nord (446 000 habitants celui de l’Est (536 000) avec des territoires immenses et une clientèle plutôt hétérogène et avec de nombreuses poches de pauvreté (St-Michel, Hochelaga, Pointe-Aux-Trembles, Cartierville, Villeray… sont hautement désavantagés par rapport aux CIUSSS du Centre-ouest (371 000) habitants et de l’Ouest (370 000). C’est deux CIUSSS ont des revenus les plus élevés sur l’île, ce qui représente au moins un tiers de leur population et une cohésion sociale plus forte que dans l’est et le Nord. Pendant la pandémie, cette inégalité s’est traduites par de moindres et particulièrement des services de proximité.

Dans un temps assez court, il faudra revoir le partage des territoires et des sommes accordées par le MSSSQ pour pallier ces inégalités qui ont tendance à se creuser. Les citoyens du Nord et de l’Est sont déjà des citoyens de second ordre

Excusez cette longue digression et soyez assuré que nous continuerons ce combat pour une plus grande égalité de services entre les citoyens sur l’île de Montréal

Bien à vous

Jean Archambault

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