Que feront l’arrondissement, et plus largement la Ville, pour faire face aux problèmes de propreté des rues et des espaces publics ?
C’est la question que posait Thérésa Lam, résidente du secteur Chabanel, dans un courriel en anglais adressé au conseil d’arrondissement du 13 avril. Elle y exprimait sa frustration devant le manque de propreté à Montréal, en particulier sur les trottoirs, dans les rues et dans les lieux publics comme les parcs.
Un autre citoyen, qui s’est également adressé au conseil en anglais, a souligné qu’à Ville Mont-Royal, les rues lui semblent plus propres.
Ce constat est partagé par Claire Belzil, résidente du Sault-au-Récollet, qui a interpellé la mairesse d’arrondissement, Maude Théroux-Séguin, par courriel, dont elle a transmis une copie au Journal des voisins (JDV).
« Dans le Sault-au-Récollet, le nettoyage de rues planifié le mercredi, ni le 1er avril, ni le 8 avril. Les contraventions ont bien été distribuées par contre. », a-t-elle écrit.
Elle déplore vertement la situation, qu’elle juge inacceptable.

« Pourquoi attendre en avril pour faire des corvées ? Quand il y a des redoux en mars, pourquoi ne pas ramasser ? », s’est-elle interrogée.
Les citoyens évaluent souvent le bon usage de leurs taxes à l’état de propreté de leurs rues et de leurs trottoirs.
Nuances et responsabilités
« Lors de la dernière campagne, une des six priorités pour notre administration au niveau municipal, c’était la propreté », a rappelé Viktor Esposito, conseiller de la Ville de Saint-Sulpice.
Il a indiqué qu’une corvée de nettoyage sera organisée dans l’arrondissement le 18 avril.
Rappelons que lors du dernier conseil d’arrondissement, les élus d’Ahuntsic-Cartierville ont accordé près de 600 000 $ en contrats pour la location d’équipements destinés au nettoyage des rues et des trottoirs.
« Ce sera une activité non partisane, tous les élus et les différents organismes et citoyens de l’arrondissement, y participeront », a-t-il souligné.
Il a précisé que le travail de nettoyage est pris au sérieux et que les élus restent à l’écoute pour régler les problèmes. « Le ménage du printemps a débuté officiellement depuis à peine quatre ou cinq jours, a souligné. Dominique Paquin, directeur des travaux publics à l’arrondissement.
Il a rappelé que cet hiver n’a pas été simple. L’amoncellement de petits cailloux sur les trottoirs est attribuable aux épandages successifs qui ont eu lieu jusqu’à la fin du mois de mars, alors que des prévisions météorologiques annonçaient encore du gel et du verglas. La chute des températures en mars et en avril ne permettait pas non plus de sortir la machinerie pour entamer le nettoyage des rues.
« Dans les prochains jours, les prochaines semaines, l’évolution sera quand même assez rapide. J’ai fait le constat en venant ici. Certains passages qui ont déjà été faits et ça parait déjà  », a-t-il dit.
Maude Théroux-Séguin, la mairesse de l’arrondissement, a rappelé que la propreté est aussi une responsabilité collective. « C’est sûr qu’il y a une éducation à faire par tout le monde et c’est une question de civisme », a-t-elle relevé.
Et, en dehors des opérations techniques, l’administration insiste pour dire que tout le monde est concerné lorsque les déchets apparaissent après la fonte de la neige.










