Si la vaccination partielle d’une majorité de la population a permis de ramener les indicateurs au jaune dans Ahuntsic-Cartierville comme à Montréal, l’importance d’accélérer l’atteinte d’une masse critique de personnes pleinement vaccinées a été mise en lumière cette semaine.

La menace du variant Delta

Le Royaume-Uni, qui fait actuellement face la menace d’une nouvelle vague en raison de la progression du variant Delta (anciennement connu comme le variant B.1.617.2, apparu initialement en Inde) a annoncé le report de la dernière phase de son plan de déconfinement.

Malgré un taux de vaccination élevé (63,1 % de la population britannique est vaccinée à au moins une dose et 45,7 % est pleinement vaccinée en date du 15 juin), le Royaume-Uni fait face à une hausse des cas et des hospitalisations en raison de l’efficacité limitée de la vaccination à une seule dose contre ce variant plus contagieux.

Encore marginal au Québec, le variant Delta est déjà bien présent en Ontario et pourrait y devenir la souche dominante du coronavirus cet été.

Deuxième dose : la cadences s’accélère

Selon les données de la Direction régionale de la santé publique (DRSP), environ 11 % de la population, soit environ 15 000 personnes, est actuellement pleinement vaccinée dans Ahuntsic-Cartierville.

L’administration de secondes doses s’est toutefois accélérée dans la dernière semaine, alors que la campagne de vaccination a atteint son rythme de croisière.

Sur quelque 26 000 nouvelles doses administrées par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal dans la dernière semaine, plus de la moitié étaient de secondes doses. Pour la première fois depuis le début de la campagne de vaccination de masse, le nombre de deuxièmes doses représente la majorité des doses administrées.

« Le CIUSSS NIM a administré 318 850 doses de vaccins dont 30000 sont des deuxième doses », souligne Emilie Jacob du bureau des relations médias et des affaires publiques du CIUSSS.

Une semaine plus tôt, c’était un total de 15 000 secondes doses qui avaient été administrées. Le CIUSSS a donc doublé le nombre de deuxièmes injections en une semaine.

Cette tendance à l’accélération de l’administration des secondes doses est par ailleurs très nette à Montréal, où l’on administre quotidiennement de plus en plus de deuxièmes doses depuis le début de mois de juin.

Nombre de doses de vaccins administrés à Montréal (source : DRSP)

Cette progression fulgurante est due en large part à la possibilité offerte aux personnes ayant obtenu une première dose de devancer le rendez-vous pour leur seconde injection.

Les personnes de 35 ans ou plus qui ont été vaccinées peuvent en effet demander à modifier la date de leur deuxième injection. Les personnes de moins de 35 ans pourront faire de même à compter de la semaine prochaine.

Un ralentissement prévu des approvisionnements du vaccin de Pfizer annoncé mercredi a, par contre, forcé le gouvernement du Québec à limiter les possibilités de prise de rendez-vous pour une deuxième dose de ce sérum jusqu’à la fin juillet. Cette situation n’affecte cependant pas les personnes qui ont reçu le vaccin de Moderna ou d’AstraZeneca en première dose qui souhaitent devancer le rendez-vous pour leur seconde dose.

Des problèmes techniques avec le site Clic santé font toutefois en sorte que certaines personnes ne parviennent pas à se connecter pour modifier leur rendez-vous.

La vaccination sans rendez-vous demeure toujours possible, sous réserve de la disponibilité des doses sur place et à condition qu’au moins huit semaines se soient écoulées depuis la première injection.

AstraZeneca : possible, mais pas obligatoire de changer de vaccin

La vaccination sans-rendez-vous pour la deuxième dose du vaccin d’AstraZeneca est encore offerte dans certains de sites de vaccination.

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) recommande désormais que les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca se voient plutôt offrir le vaccin à ARN messager (ARNm) de Pfizer ou Moderna en seconde dose.

« Les personnes de 18 ans et plus qui ont reçu le vaccin Covishield ou AstraZeneca comme première dose pourraient recevoir un vaccin Pfizer ou Moderna pour leur deuxième dose. Selon le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ), il apparait préférable que les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca puissent recevoir un vaccin ARNm (Pfizer ou Moderna) comme deuxième dose », peut-on lire sur la page consacrée à la seconde dose de vaccin contre la COVID-19 sur le site du gouvernement du Québec.

Bien qu’il soit recommandé par le CIQ, sauf dans le cas où des personnes auraient des contre-indications aux vaccins à ARNm, le changement de vaccin pour la deuxième dose demeure facultatif.

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