Espace des possibles, à la croisée des chemins

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Une cinquantaine de personnes présentes à Espace des possibles, le 14 août dernier, pour discuter du devenir de l’EDP. Photo: Marie-Hélène Paradis / JDV

Une cinquantaine de personnes étaient présentes, le mercredi 14 août à l’Espace des possibles (EDP) rue Lajeunesse, pour discuter de différents moyens ou projets qui pourraient permettre de pérenniser le centre communautaire.

L’Espace des possibles existe depuis bientôt trois ans. Les subventions, du projet Mobilité durable de Villes intelligentes du gouvernement canadien qui a aidé à démarrer EDP, prennent fin en décembre prochain. L’équipe de Solon qui gère EDP a déjà fait des demandes de subventions et est en attente de réponses, mais dépendre des subventions n’est pas la solution recherchée, il faut aussi trouver des solutions indépendantes pour assurer la pérennité du centre communautaire.

Un comité de gouvernance a été mis sur pied pour mettre sur papier différentes pistes possibles. La rencontre du 14 août a permis aux usagers et aux bénévoles de discuter de ces projets. Trois scénarios ont été proposés et soumis à la discussion en vue de bonifier les idées et de constater le désir des utilisateurs pour un EDP pérenne.

Le scénario 1, le plus populaire, en discussion : acquérir un bâtiment. Photo : Marie-Hélène Paradis / JDV

Les scénarios

Le premier scénario proposé est d’acquérir un bâtiment. Ce qui permettrait de renforcer la pérennité du projet et mettrait l’organisme à l’abri des hausses de loyer et des péripéties du marché immobilier. Ce scénario proposé aux personnes présentes le 14 août est de loin le préféré. Il permettrait d’installer l’épicerie solidaire au rez-de-chaussée, d’avoir de la place pour les activités d’Espace des possibles qui sont de plus en plus nombreuses et même de louer des espaces à des organismes locaux. Un exemple d’OBNL [organisme à but non lucratif ] ayant acheté un bâtiment avec succès existe. Il s’agit des Ateliers de la transition socioécologique (ATSE) de La Petite-Patrie. Il faut ajouter qu’un édifice est à vendre à l’angle des rues Lajeunesse et Émile-Journault et qu’il serait idéal pour un tel projet.

Acheter un bâtiment pour un OBNL exige une démarche complexe. Le financement, la gouvernance, la structure juridique et plusieurs autres sujets ont été abordés par les participants en plus du temps nécessaire à la réalisation d’un tel projet. Mais malgré les embûches, ce scénario a reçu le plus d’appui.

Le deuxième scénario est celui d’un EDP qui reste dans le local actuel, mais qui fait une place à l’épicerie solidaire. Celle-ci prendrait la moitié de l’espace et ne laisserait donc que peu d’espace à toutes les autres activités qui ne cessent d’augmenter. L’avantage de bien connaître le local et le fait que celui-ci soit déjà apprécié par la clientèle depuis cinq ans est certainement un avantage. Les participants ont aussi souligné la possibilité d’établir l’épicerie solidaire dans le local et de déplacer les autres activités dans un autre endroit.

Des participants contribuent à forger l’avenir de l’EDP. Photo : Marie-Hélène Paradis / JDV

Des travaux sont à envisager pour mettre le tout à niveau et représentent des coûts importants dans le cas où un local serait loué (scénarios 2 et 3). Les participants ont, toutefois, ajouté que cette option pourrait être une solution de transition qui mènerait à l’achat d’un édifice. Ce scénario permettrait de grandir étape par étape.

Le troisième scénario est celui du statu quo qui maintient les activités dans le local actuel et abandonne le projet d’une épicerie ici même. Le financement pourrait alors venir de la tarification de certaines activités, de la location de l’espace ou de la recherche de commanditaires, donc un modèle d’affaires à mettre sur pied et à tester. Pour l’instant, les activités sont gratuites et l’une des préoccupations vis-à-vis d’un tel modèle d’affaires est de perdre l’essence même de l’EDP.

L’avenir

Comme on peut le constater, les trois scénarios ont des avantages et des désavantages et demandent un investissement en temps de la part des bénévoles, ce qui n’est pas évident. Le statut de l’EDP est donc important et reste à définir, un OBNL ou une COOP pour être en mesure d’assurer une équipe de gestion permanente.

D’autres rencontres sont planifiées pour continuer la discussion et faire avancer le projet dont la prochaine se tiendra sous peu à l’Espace des possibles.

Espace des possibles, c’est quoi?

Espace des possibles est un lieu d’échanges, d’apprentissage et d’implication du quartier Youville où l’on peut trouver un atelier de vélos communautaire, des cours de couture ou de tricot, des échanges de vêtements pour adultes et enfants, un collectif d’achats de légumes et fruits, bref plusieurs activités gratuites gérées par l’équipe de Solon soutenue par des bénévoles et une communauté bienveillante.

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Un avis est donné à Ahlam Ait Said et Ayoub Abdelkhalek : Soyez avisé qu’une demande en dommages-intérêts matériels, dommages-intérets suite à résiliation du bail, recouvrement du loyer dû, dommages-intérêts pour troubles et inconvénients et réunion de demandes, concernant le logement situé au 4220, rue de Salaberry, app. 302, Montréal, H4J 1H3, a été déposé contre vous au Tribunal administratif du logement. Codes de recours : 1863D,  1863DD, 1863RA et 1863TI. Portant le numéro de dossier 9731533120260526 / Numéro de demande 5198413

Tribunal administratif du logement

Village olympique : 5199, rue Sherbrooke Est,

bureau 2360, Montréal (Québec) H1T 3X1

Montréal, Laval et Longueuil  : 514 873-2245

Autres régions : 1 800 683-BAIL (2245)

Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

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