
Le sculpteur Claude Des Rosiers est à l’Å“uvre jusqu’aux environs du 19 septembre, tout près du pavillon d’accueil du Parcours Gouin, alors qu’il réalise une sculpture en hommage à Marie Gérin-Lajoie.Â
La sculpture est née de l’initiative des sÅ“urs de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil, qui veulent commémorer le 50e anniversaire du décès de la fondatrice de leur communauté religieuse. La supérieure générale de l’Institut, sÅ“ur Gisèle Turcot, était sur place.Â
SÅ“ur Gisèle Turcot (Photo: Éloi Fournier – JDV) « J’ai eu la chance de côtoyer Marie Gérin-Lajoie pendant quelques années. C’était une femme d’une grande simplicité, qui s’intéressait à la société et qui prêtait attention à l’actualité jusqu’à son décès. Elle était en admiration devant René Lévesque quand il animait Point de mire, car il savait comment transmettre ses connaissances aux gens », raconte sÅ“ur Gisèle.Â
Marie Gérin-Lajoie a notamment été la première femme bachelière d’une institution francophone au Québec et elle a dédié sa vie à l’action sociale. L’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil a d’ailleurs été fondé afin d’offrir du soutien aux laïcs dans les quartiers populaires.Â
Une institution basée à Ahuntsic
Bien que l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil ait été basé au coin de la rue Marquette et du boulevard Saint-Joseph lors de sa fondation en 1923, la maison-mère a déménagé ses pénates dans Ahuntsic en 1956. Auparavant, les sÅ“urs possédaient un terrain allant du boulevard Gouin jusqu’à la rivière des Prairies, près de la rue Basile-Routhier.Â
« Nous avons acquis le terrain en 1941 pour pouvoir y héberger nos sÅ“urs plus âgées. C’était un très grand terrain! On venait souvent se promener au bord de la rivière », se remémore sÅ“ur Gisèle, qui est entrée à l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil en 1958.Â
La Ville de Montréal a acheté une bonne partie du terrain par la suite afin d’en faire le parc Basile-Routhier, tel qu’on le connaît aujourd’hui.Â
Respecter la volonté des sœurs
Le sculpteur sur pierre Claude Des Rosiers n’a pas hésité longtemps avant d’accepter l’offre des SÅ“urs du Bon Conseil. Bien qu’il habite aujourd’hui dans un petit village en Mauricie, M. Des Rosiers a grandi dans Ahuntsic. Comme la pierre qu’il travaille pèse plus de deux tonnes, M. Des Rosiers travaille directement sur le site où la sculpture sera érigée en permanence.Â
« Les gens viennent me voir pour me demander ce que je sculpte. Quand j’ai l’énergie, je leur raconte l’histoire de Marie Gérin-Lajoie… et quand je n’ai pas l’énergie, je les envoie voir le panneau! » explique le sculpteur.Â
L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil et Claude Des Rosiers ont discuté à quelques reprises de l’allure générale qu’aurait la sculpture, mais le mot final revient à l’artiste, car celui-ci doit s’adapter à la pierre, un mastodonte de calcaire provenant de Saint-Marc-des-Carrières.Â
Du côté de l’arrondissement, il était important de rendre cet hommage aux SÅ“urs du Bon Conseil en raison de ce qu’elles ont apporté à la communauté. De plus, l’érection de cette statue contribue au développement d’un quartier culturel près du parc Maurice-Richard, comme la zone contient plusieurs affiches explicatives au sujet du passé du secteur.Â

« La réalisation de la sculpture devant public contribue à une meilleure appropriation citoyenne », souligne Isabelle Pilon, chef de division culture et bibliothèque à l’arrondissement.Â
Même si M. Des Rosiers termine son Å“uvre dans quelques semaines, ce n’est peut-être pas la dernière fois que nous entendrons parler de lui. Le sculpteur a mentionné qu’il aimerait beaucoup réaliser une statue de Maurice Richard… C’est à suivre!Â











