L’administration municipale veut écouter les avis des citoyens d’Ahuntsic-Cartierville sur la mobilité. Elle veut savoir comment ils circulent et quels sont les irritants qui gâchent leurs déplacements.
Deux ateliers de consultation publique sur la mobilité locale sont au programme. Le premier aura lieu lundi 28 septembre à la Maison de la culture d’Ahuntsic. La seconde réunion aura lieu au Centre culturel et communautaire de Cartierville (4C) le mercredi 30 septembre. Les deux événements sont prévus de 18 h 30 à 21 h.
Parallèlement, les résidents de l’arrondissement peuvent aussi exprimer leurs opinions en ligne sur le site Réalisons Montréal.
Les rencontres et le sondage serviront à élaborer un plan d’action triennal. On veut mettre en place des mesures concrètes, en cohérence avec le plan local de déplacement (PLD).
« On parle de mesures concrètes qui seront mises en place sur le territoire pour les trois prochaines années. Ce sont des mesures que les gens verront », explique Liane Morin, conseillère en planification et consultation publique à l’arrondissement.
Thèmes libres
Les discussions se dérouleront sous forme de tables de discussion ouvertes, sans thèmes prédéfinis.
Il appartiendra aux participants d’inscrire les pistes cyclables, notamment sur la rue Port-Royal, ou encore le corridor de mobilité durable Henri-Bourassa, un sujet qui divise, à l’ordre du jour.
Un exemple parmi d’autres, les problèmes de stationnement dans le secteur Saint-Simon.
« Les zones de vignettes sont très occupées. Comme c’est un lieu d’emploi relativement mal desservi en transport en commun, beaucoup de gens viennent en Communauto Flex. Or, les Communauto Flex ont le droit de se stationner dans les zones de vignettes », illustre Julie Guicheteau, cheffe de division Mobilité et déplacements à l’arrondissement.
Ces travailleurs occupent les places disponibles, ce qui pénalise les résidents. Toutefois, le stationnement dans ce secteur est moins problématique en dehors des heures de travail.
« En tant que gestionnaire de la mobilité de l’arrondissement, je ne peux rien faire là-dessus. Mais venez aux consultations, parlez-nous de vos enjeux, et peut-être qu’on pourra les inscrire quelque part dans nos actions des trois prochaines années », souligne Mme Guicheteau.
Les participants auront à leur disposition des cartes pour situer les enjeux sur le territoire. L’objectif est de dégager des priorités, et non une simple liste de problèmes.
La démarche vise à rendre accessible le PLD, un plan jugé large et technique. Or, la mobilité touche tout le monde. L’arrondissement y voit l’occasion pour les citoyens d’avoir leur mot à dire. Cette approche concrète permet d’aborder des problèmes et des solutions pratiques.
Un outil de gestion
Si le PLD examine les possibilités de faciliter les déplacements, l’arrondissement reconnaît que certaines préoccupations relèvent d’autres instances. Il peut s’agir de la Société de transport de Montréal (STM) ou l’administration centrale de la Ville de Montréal.
En disposant d’un document qui rassemble les doléances des citoyens, mais aussi des pistes de solution, l’arrondissement peut néanmoins faire des représentations auprès des institutions si des demandes générales émergent. Cela peut être concret pour les gens ou alors s’inscrire dans une vision plus large.
« C’est sûr que l’impact est moins senti quand on dit qu’on a rencontré les gens du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour changer tel règlement, telle règle de circulation », admet Mme Guicheteau.
Une fois les discussions et le sondage terminés, le comité analysera les résultats préliminaires en octobre. Une assemblée de rétroaction ou une formule de portes ouvertes pourra se tenir. On vise avant Noël pour présenter les conclusions à la population.











