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La Grande Rencontre s’amorce dans Ahuntsic

Publié le 12/09/2018
par Stéphanie Dupuis

Le musicien autodidacte du lac St-Charles et amoureux du folklore québécois, Jean-Marie Verret, au violon (à l’extrême-gauche), fera une fois de plus « swigner » les participants aux veillées trad de La Grande Rencontre ce week-end. (Photo: courtoisie) À la une: le groupe Bon Débarras (Photo: courtoisie)

Les amateurs de danse, de cinéma et de musique traditionnelles seront comblés une fois de plus cette année puisque la Grande Rencontre revient pour une 26e édition, du 12 au 16 septembre, à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville. Il s’agit de la troisième édition de ce festival dans Ahuntsic-Cartierville. Entretien avec Gilles Garand, le directeur artistique de l’événement et président d’Espace Trad.  

Valorisation, appropriation et transmission, telles sont les lignes directrices qui guident le festival d’année en année. Ce sont ces valeurs fortes qui font gagner la Grande Rencontre en notoriété, non seulement au niveau local, mais également à l’international, estime Gilles Garand, directeur artistique et président d’Espace Trad.

Et si la culture québécoise traditionnelle traverse les continents, c’est surtout par les arts qu’elle le fait, à commencer par le cinéma.

Des Bobines et des bottines 

La Grande rencontre, c’est aussi depuis deux ans un rendez-vous cinéma. Quelques nouveautés mettant de l’avant la culture traditionnelle seront projetées, notamment Les petits princes du Rajasthan, de la Française Aurélie Chauleur, et Bandmasters, du Polonais Tomasz Knittel.

Mais un festival de tradition porterait bien mal son thème si quelques grands classiques n’étaient pas présentés. C’est pourquoi une séance a été réservée pour montrer le travail ardu du cinéaste André Gladu.

Gilles Garand, le principal idéateur et l’organisateur de La Grande Rencontre (Photo: jdv Stéphanie Dupuis)

« Ça a été un réel mentor pour moi. C’est lui qui m’a ouvert la porte à la tradition, dans ce qu’elle a de plus beau », raconte Gilles Garand, reconnaissant.

Aux côtés de Michel Brault – cinéaste québécois reconnu pour avoir été l’un des premiers à utiliser la caméra à l’épaule (sa technique l’a fait voyager à l’international où il était appelé pour l’enseigner; un maître du documentaire!)  – André Gladu a réalisé la série nouvellement reconnue à l’UNESCO Le son des Français d’Amérique. Quelques extraits marquants seront projetés le vendredi en soirée. Une exposition sur l’homme de cinéma et de tradition logera aussi à la Maison de la culture d’Ahuntsic-Cartierville pendant le festival.

Programmation à plusieurs volets

Outre le volet cinéma, la Grande Rencontre accueille un riche volet musical.

À l’horaire, Les Charbonniers de l’Enfer et Les Chauffeurs à pieds ont prévu faire bouger les Ahuntsicois, de même que Folquébec, qui présentera de la musique folk bien de chez nous.

Tout en se portant garant de la tradition québécoise, le festival propose aussi de faire découvrir des musiciens traditionnels de partout dans le monde. Cette année, le groupe Alaw vient spécialement du pays de Galles pour offrir une prestation. Les Triplets Schryer de la Colombie-Britannique seront également du rendez-vous, et un incontournable, selon le directeur artistique. Des ateliers de transmission et des classes de maîtres sont organisés entre les musiciens et les festivaliers.

Pour le traditionnel volet danse, le fondement même de la Grande Rencontre, il sera chapeauté par Gilles Pitre et Benoît Bourque (La bottine souriante).

« On vous montre quelques pas et puis on fait une grande veillée avec ça! », résume Gilles Garand. 

Qui dit grande rencontre dit aussi réseautage. C’est pourquoi le festival sera l’hôte de la Conférence Trad Montréal où artistes, agents, gérants, diffuseurs, médias et public des arts traditionnels de l’international sont invités à échanger toute la fin de semaine.

Là pour rester

Ayant fait ses débuts dans le quartier Hochelaga, puis plusieurs autres secteurs ensuite, l’organisation estime que la Grande rencontre est là pour rester à Ahuntsic-Cartierville.

« On est arrivé dans un quartier qui avait besoin d’organismes culturels à prendre racine dans la vie communautaire », raconte Gilles Garand.

Avec son école de musique traditionnelle et ses causeries organisées périodiquement, le président d’Espace Trad souhaite développer tous les projets possibles pour s’immiscer dans la communauté tout en faisant la promotion de la tradition.

La Grande Rencontre, du 12 au 16 septembre, à la Maison de la culture d’Ahuntsic-Cartierville et au parc Ahuntsic.

Pour en savoir plus sur la programmation du festival La Grande Rencontre, dès le 12 septembre, et jusqu’au 16 inclusivement, c’est par ici.