Northern Saw-whet – Owl Aegolius acadius – Surprise matinale – photo: Christiane Poitras

 

C’est le plus petit membre de la famille des strigidés que l’on retrouve à l’est de l’Amérique du Nord, et quand on la voit, on a envie de la cajoler tant elle est mignonne. La Petite Nyctale, lorsqu’elle se laisse voir, ne laisse pas indifférent.

Description 

Le disque facial est rayé en tons de brun-roux avec une bordure brune tachetée de blanc. Des sourcils blancs partent du bec foncé et encadrent le haut des yeux. Une moustache blanche souligne le dessous du bec.

La poitrine et le ventre sont blancs avec de larges rayures d’un brun-roux. Le dos est brun avec de larges taches blanches. La queue est courte et d’un motif similaire au dos.

Les yeux, quand on les voit parce qu’elle sommeille souvent le jour, sont d’un jaune foncé avec une pupille noire.

Elle mesure 20 centimètres, soit la grandeur d’un Étourneau, et pèse environ 90 grammes.

Habitat et comportement 

Dans les bosquets – photo J. Poitras

La Petite Nyctale préfère les bosquets denses de conifères ou mixtes, généralement près d’un milieu humide; essentiellement nocturne, elle s’y perche à faible hauteur du sol pour se reposer le jour.

Elle se laisse facilement approcher par les humains, quand on peut la repérer; sa petite taille et le type de ses perchoirs préférés font que l’on peut souvent passer à proximité sans la voir.

Son chant, un répétitif sifflement monotone, s’entend principalement à la fin de l’hiver ou au début du printemps lorsque le mâle courtise la femelle. On peut entendre aussi un son grichant comme une lime aiguisant une scie, d’où le nom « Saw-whet » qu’on lui donne en anglais.  Autrement elle est silencieuse.

Nidification et alimentation 

Sieste; prière de ne pas déranger – photo: J. Poitras

Cette petite chouette niche dans des cavités des grands arbres, généralement un ancien nid de Grand-Pic, de Pic flamboyant ou de Pic chevelu. L’activité humaine peut aussi lui être favorable, car un nichoir destiné au Canard branchu lui semble parfois fort convenable.

La femelle n’ajoute pas souvent des matériaux au fond du nid, ceux qui s’y trouvent déjà font l’affaire. Elle pond environ cinq œufs qu’elle couve entre 25 et 30 jours. La nidification est précoce; il n’est pas rare qu’en mars  les œufs soient déjà pondus. Les oisillons demeurent au nid pendant environ un mois, nourris à la fois par le mâle et la femelle. Une fois sortis du nid, ils auront besoin de l’assistance parentale pendant encore un autre mois.

Les couples ne se forment que pour la saison de nidification.

Son régime alimentaire est surtout composé de petits rongeurs, souris, musaraignes et campagnols. Quelque fois, un gros insecte viendra diversifier le menu. Comme mentionné plus haut, sa chasse est essentiellement nocturne.

Territoire et migration 

La Petite Nyctale niche dans une bande est-ouest partant des provinces maritimes, passant par la Gaspésie, le Saguenay-Lac-St-Jean et l’Abitibi-Témiscamingue au Québec, la moitié sud de l’Ontario et des trois provinces des prairies, pour remonter le long des côtes en Colombie-Britannique.

Au sud, on la retrouve dans les états de la Nouvelle-Angleterre, le long de la cime des Appalaches, et le long des Montagnes Rocheuses jusqu’au Mexique.

En hiver, elle se retire de la partie la plus nordique de ce territoire pour s’étendre dans les états du nord des USA, tout en demeurant dans le sud du Québec, dans les provinces maritimes, et dans son territoire britanno-colombien.

Dans la région de Montréal, c’est surtout en hiver que l’on a plus de chances de l’observer, bien que des nidifications possibles et confirmées y ont été citées dans les deux Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional.

Le statut de ces oiseaux est difficile à estimer étant donné ses habitudes discrètes. On croit qu.il serait plus abondant que relevé et que son aire de répartition serait stable ou en légère croissance.

Dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, elle a déjà été observée au parc-nature de l’Ile-de-la-Visitation, et l’hiver qui vient de se terminer, au parc-nature du Bois-de-Liesse, secteur de la péninsule.

Tout près de notre arrondissement, on la rapportée cet hiver au Technoparc de Montréal et au Boisé Sainte-Dorothée.

*Cette capsule ornithologique est la 100e capsule rédigée par notre collaborateur, Jean Poitras, pour journaldesvoisins.com! Nous lui en sommes très reconnaissants, et notre lectorat amateur d’ornithologie aussi, sans aucun doute. Merci Jean!

 

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