Les scouts éclaireurs du 103e groupe Saint-André-Apôtre et leur animateur Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, lors du camp d'été de cyclotourisme.
Les scouts éclaireurs du 103e groupe Saint-André-Apôtre et leur animateur Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, lors du camp d’été de cyclotourisme (Photo : courtoisie Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil)

Le scoutisme a le vent en poupe dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Le Journaldesvoisins.com (JDV) met à l’honneur les jeunes scouts et leurs animateurs, véritables atouts de la communauté.

À Ahuntsic-Cartierville, 100 troupes de scouts participent simultanément à améliorer la communauté. Ces troupes sont divisées en sept regroupements, tous sous l’autorité de l’association des Scouts du Montréal Métropolitain. Selon son rapport annuel 2020-2021, cet organisme sans but lucratif (OSBL) dénombre 1 487 groupes scouts dans le Grand Montréal.

La première troupe de l’arrondissement, la troupe Dominique-Savio, voit le jour en 1950 dans un garage de la rue Péloquin, près de la rivière des Prairies. Pierre Gravel, nommé commissaire des scouts en Ontario en 1969, fut l’un de ses premiers membres.

« Chaque soir, un scout devait partir à 1 h du matin et marcher plusieurs kilomètres, s’asseoir sur une roche et indiquer sur une feuille de papier les bruits qu’il entendait. Heille, à 13 ou 14 ans […] il y en a plusieurs qui ont refusé d’y aller! » raconte Pierre Gravel, qui décrit une société sans télévision où le scoutisme était roi.

Les scouts, encore aujourd’hui, se rencontrent une fois par semaine. Durant ces réunions, ils font des jeux en équipe, apprennent les nœuds scouts, ou préparent leurs activités communautaires et les camps.

Les camps sont les grands moments du scoutisme : quatre fois par an, les jeunes sont amenés à vivre en nature au rythme des saisons. L’hiver, le scout dormira dans une hutte de neige, parfois appelée en anglais quinzhee, une sorte d’igloo de neige construit par ses soins. L’été se prêtera à des camps plus complexes et plus longs, tandis que le printemps sera l’occasion pour les jeunes de faire leur « promesse » basée sur la Loi scoute.

Des animateurs investis

Ces aventures sont rendues possibles grâce au dur travail bénévole des animateurs. Bien souvent, ils se joignent aux troupes par bouche-à-oreille, ayant eux-mêmes été scouts, ou ayant leurs enfants dans la troupe. Un animateur ne doit pas avoir d’antécédents judiciaires et avoir la volonté d’améliorer la communauté.

Véritables modèles pour les jeunes, les animateurs ont pour mission de leur inculquer le sens du service et du respect. La devise scoute, « toujours prêt », est cultivée quotidiennement pour Sarah Mawas, animatrice depuis cinq ans au 246e groupe Bois-de-Boulogne. Pour elle, le scoutisme permet de « connaître tout le monde autour de soi » et de cultiver « des amitiés qu’on garde pour la vie ».

Philippe Rachiele, cofondateur du JDV, a lui assuré cette position pendant 22 ans au 103e groupe Saint-André-Apôtre. Pour lui, l’expérience dont il est « pas mal fier » reste une aventure menée avec les exploratrices (groupe des filles de 9 à 11 ans, équivalent des garçons louveteaux): 11 jeunes filles aborigènes sont parties de Wemotaci en Haute-Mauricie pour rejoindre le camp d’été de la troupe dans Lanaudière. L’hiver suivant, les exploratrices ont rendu la pareille en visitant leurs compagnes à La Tuque, partant de la gare Sauvé en train.

Les scouts éclaireurs et leur animateur, 103e groupe Saint-André-Apôtre
Les scouts éclaireurs du 103e groupe Saint-André-Apôtre et leur animateur Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil en camp d’été de cyclotourisme (Photo : courtoisie Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil)

Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, ancien scout et animateur du même groupe, a terminé son expérience cet été avec un camp ambitieux de cyclotourisme pour les éclaireurs de la troupe. Après deux ans de pandémie et de virtuel, il a fait vivre une véritable aventure aux jeunes, les guidant à vélo sur 350 kilomètres de Warwick jusqu’à Saint-André-de-Kamouraska.

Un tissu social

Les scouts représentent une force pour la communauté, qui voit sa jeunesse ainsi grandir dans des valeurs de partage et de respect. Sarah Mawas parle d’un « fort sentiment d’appartenance entre les scouts » qui, lorsqu’ils se croisent au quotidien, se reconnaissent entre eux.

Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, maintenant président du Conseil jeunesse de Montréal (après en avoir été vice-président) et enseignant, dit mal imaginer ce qu’il ferait sans les scouts aujourd’hui. Son expérience lui apporte les clés pour capter l’attention de ses élèves et répondre à leurs besoins. Pour lui, les scouts sont « le cœur du quartier ».

Laurent White, animateur des castors du 103e groupe Saint-André-Apôtre depuis neuf ans, n’aurait jamais rencontré sa conjointe Fabienne Hardy sans les scouts. Il y a 17 ans, il développe des liens immuables avec cette camarade à travers « leur passion pour le plein air ». Aujourd’hui, leurs quatre enfants marchent dans leurs pas au sein du même groupe scout.

Les scouts mènent aussi régulièrement « la bonne action » : un service spontané, qui aide des personnes qui les entourent. Celle-ci peut être le ramassage des bouteilles et des piles, l’emballage à l’épicerie, ou encore des ateliers d’aide à la communauté.

Laurent White et sa conjointe Fabienne Hardy, lorsqu'ils étaient scouts
Fabienne Hardy et Laurent White, alors jeunes scouts, lors d’un camp d’hiver, au sommet du Mont Colden, en 1998. (Photo : courtoisie Laurent White)

Les troupes de l’arrondissement sont en manque d’animateurs. Si vous avez 18 ans ou plus, vous pouvez participer à préserver cette activité de jeunesse qui ne ressemble à aucune autre, en vous rapprochant des troupes de votre district. Recherche par code postal, sous Pour devenir bénévole.

 

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