En train de bâtir son nid (Photo : Jean Poitras, JDV)
L’envol – Photo: J. Poitras

(Hirundo pyrrhonota)

En voici une qui possède une façon intéressante et originale de construire un nid! Lorsqu’elle se met à la tâche, l’hirondelle à front blanc doit tout d’abord trouver un site approprié. À l’origine, c’était sur la paroi d’une falaise (d’où son nom anglais de Cliff Swallow), mais elle s’est vite adaptée aux structures érigées par les hommes comme les ponts ou les corniches des bâtiments, tant qu’elle y dispose d’un bon dégagement pour prendre son envol.

Il lui faut ensuite trouver le matériau approprié, c’est-à-dire de la boue. Une flaque d’eau ou les rives d’un étang lui en fourniront. Elle en recueille un peu avec son bec, la façonne en une petite boulette qu’elle ira coller sur la paroi verticale. Peu à peu, boulette après boulette, l’hirondelle construit une forme sphérique qui comportera une ouverture circulaire.

Ces hirondelles vivent en colonies, et il est donc fréquent de trouver des nids accolés les uns aux autres, les murs mitoyens permettant d’économiser sur le temps et surtout les efforts nécessaires à leur construction, car c’est une façon bien énergivore de construire un nid!

L’hirondelle à front blanc possède des ailes et un dos foncés, un croupion brun rosé, une face et une gorge rougeâtre et un ventre blanc. La tache blanche ou crème sur le front lui a donné son nom. Autre caractéristique: elle a une queue carrée, ce qui la distingue des autres espèces d’hirondelles qui ont la queue plus ou moins fourchue.

Tout comme les autres espèces d’hirondelles, elle nous arrive au printemps pour nous quitter à l’automne lorsque les insectes volants se font plus rares. Elle hiverne en Amérique centrale ou en Amérique du Sud.

Son territoire de nidification couvre toute l’Amérique du Nord, sauf le sud-est des États-Unis et l’extrême nord du Canada. Dans notre arrondissement, on peut l’observer aux abords du pont Papineau-Leblanc et possiblement sous d’autres structures.

Tout comme les autres espèces d’hirondelles, elle se nourrit d’insectes attrapés au vol, une technique de chasse qu’elle maîtrise fort bien. Heureusement pour elle, d’ailleurs, car des insectes, elle doit en ramener tous les jours par centaines pour nourrir sa nichée de 3 à 5 oisillons. Ceux-ci n’ont que quelques semaines pour parvenir à la taille adulte. Lorsqu’ils quittent le nid, les juvéniles continuent d’être nourris par leurs parents jusqu’à ce qu’ils maîtrisent eux aussi la technique de chasse.

Étant donné que c’est un oiseau grégaire, il n’est pas rare de les voir cueillir de la boue ensemble et de chasser en groupe.

En train de bâtir son nid – Photo: J. Poitras

 

En train de recueillir de la boue – Photo: J.Poitras

 



Restez informé

en vous abonnant à notre infolettre


Vous appréciez cette publication du Journal des voisins? Nous avons besoin de vous pour continuer à produire de l’information indépendante de qualité et d’intérêt public. Toute adhésion faite au Journal des voisins donne droit à un reçu fiscal.

Nous recueillons des données pour alimenter nos bases de données. Pour plus d’informations, veuillez vous reporter à notre politique de confidentialité.

Tout commentaire sera le bienvenu et publié sous réserve de modération basée sur la Nétiquette du JDV.

S'abonner
me prévenir de
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Vous pourriez aussi aimer ces articles

Alimentation: qui veut se nourrir… devrait pouvoir ménager sa monture

Vous trouvez que la nourriture coûte plus cher ces jours-ci? Se rendre…

COMMUNIQUÉ : Le Collège de Bois-de-Boulogne parmi les meilleurs collèges en recherche au Canada

Montréal, 21 décembre 2023 – C’est avec fierté que le Collège de…

Dossier Henri-Bourassa – Le retrait du stationnement suscite la grogne des commerçants

Le projet Henri-Bourassa, un «corridor de mobilité durable» de 18 kilomètres qui…

Louvain Ouest: après les tournesols… les logements?

Singularité de l’arrondissement, Ahuntsic-Cartierville dispose d’un second grand terrain, propriété de la…