Les Actualités de la semaine

Abonnez-vous gratuitement ici pour recevoir un courriel de rappel chaque semaine!

Plumage éclatant et chant puissant, on me remarque!

L’Oriole de Baltimore

Publié le 15/10/2017
par Jean Poitras

L’Oriole de Baltimore (Northern Oriole) (Icterus galbula). Mâle – (Photo: J. Poitras).

Un plumage éclatant et contrasté, et un chant puissant, voilà ce qu’il faut pour vous faire vite remarquer dans nos boisés! Tel est l’Oriole de Baltimore.

Le mâle a en effet la tête complètement noire, les plumes des ailes noires striées de blanc, et celles de la queue alternant entre le noir et l’orangé. La poitrine et le ventre sont d’un orangé éclatant surtout en période nuptiale.

Femelle – Photo: J. Poitras

La femelle, tout comme les juvéniles, est d’une teinte plus grise que noire pour les ailes et la queue, et sa tête est jaune olivâtre. La poitrine et le ventre sont d’un jaune orangé terne.

Les deux sexes montrent un fort bec gris.

Habitat et nid

Parfois appelé Oriole du Nord ou Oriole orangé, cet oiseau habite les boisés ouverts, les bords de cours d’eau et tout autre habitat clairsemé avec des arbres feuillus matures. Nos parcs-nature sont tout désignés pour l’y observer.

Nid après l’hiver – Photo: J. Poitras

Le nid de l’Oriole est une merveille d’artisanat animal. C’est un sac tissé, de forme similaire à une poche de billard, faite de brins d’herbe et de fines lanières d’écorce et souvent complété par d’autres matériaux comme des brins de laine, ou des bouts de ficelles.

Seule la femelle confectionne ce nid. Il est accroché à la fourche de petites branches qui pendent dans le haut d’un grand arbre et prends plusieurs jours à compléter. La photo ci-contre, prise au printemps, nous en montre un de l’été précédent ; on y voit bien la structure générale bien que celle-ci a été détériorée par le passage de l’hiver.

Territoire

L’Oriole de Baltimore niche dans la partie sud des provinces canadiennes et dans l’ensemble des états américains au sud du Canada sauf peut-être en Floride. Il est aussi présent au Mexique. L’hiver, il migre vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud. Chez nous, le mâle arrive vers la mi-avril ou le début mai suivi de la femelle peu après. Ils nous quittent en septembre.

Chant et alimentation

Son chant fluté est une sorte de « ouî-tî, ouî-tî » répété plusieurs fois ce qui n’est pas sans rappeler le chant du Merle d’Amérique.  Tant le mâle que la femelle chantent. On entend parfois un « ouîît » solitaire qui sert probablement de cri de repérage entre les membres d’une famille.

L’Oriole se nourrit surtout d’insectes et de chenilles qu’il récolte sur les feuilles des arbres de son territoire. Des petits fruits peuvent s’ajouter au menu des adultes.

Espèces similaires

Une sous-espèce est présente dans l’ouest de l’aire de répartition, l’Oriole de Bullock. On la distingue par la tache blanche proéminente sur l’aile (au lieu des stries) et par ses joues orangées au lieu d’être noires. La femelle Bullock est plus pâle que sa consœur Baltimore. Là où les territoires se chevauchent, on trouve des hybrides intermédiaires entre les deux formes.

Une autre espèce, l’Oriole des Vergers, de couleur tirant sur le marron au lieu de l’orangé, se retrouve au sud de l’Ontario et est occasionnellement observée au sud du Québec.