Le 27 septembre dernier, de nombreux citoyens d’Ahuntsic-Cartierville étaient présents à la marche historique pour le climat entouré d’environ 500 000 autres manifestants, selon les estimations des organisateurs. Ce sont des jeunes, d’autres moins jeunes, des familles, des représentants d’Ahuncycle, des militants de Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville qui s’y étaient donné rendez-vous. C’était la plus grosse manifestation de l’histoire du Québec, mais aussi la plus importante de la planète, dans le cadre de cette journée de grève mondiale pour le climat, alors qu’aux quatre coins du monde, des millions de personnes marchaient pour la même cause. Journaldesvoisins.com y était également.

Avant de se rendre au pied du Mont-Royal, sur l’avenue du Parc, rejoindre les milliers de manifestants qui défilaient dans la bonne humeur malgré l’angoisse écologique qui les animaient, Journaldesvoisins.com s’est d’abord rendu au Collège Ahuntsic où l’ambiance était un peu moins festive.

Mobilisation difficile au Collège Ahuntsic

Cyrille St-Germain, étudiant en technique de comptabilité et de gestion au Collège Ahuntsic et vice-président de l’Association Générale Étudiante du Collège Ahuntsic (AGÉCA) avoue que la mobilisation à son école n’a pas levé autant qu’il l’aurait espéré.

Sur place, au rassemblement du Cégep, il y avait plusieurs professeurs et employés de soutien. Or, hormis la majorité de l’exécutif de l’AGÉCA, seulement une dizaine d’autres étudiants étaient présents.

« Je trouve ça triste que les étudiants ne réalisent pas davantage la gravité de la situation », se désole Cyrille St-Germain.

Il trouve très difficile d’arriver à motiver, ou même simplement intéresser, les autres étudiants. Il estime à cet égard que le cégep n’offre pas assez de ressources à l’AGÉCA pour joindre les étudiants. Il n’y a pas eu de diffusion de masse et il considère difficile de faire de l’affichage dans l’école.

Par contre, comme l’a affirmé M. St-Germain, certains étudiants ont pu également participer au rassemblement du centre-ville à titre personnel, avec des groupes d’amis, sans se joindre à l’AGÉCA.

Il y a tout de même finalement un petit groupe qui quitte le Collège Ahuntsic en direction du métro Crémazie pour rejoindre les milliers d’autres manifestants motivés.

« Les gestes individuels ne sont plus assez. Il faut interpeller les gouvernements et les entreprises. Pour cela, il faut être visible et le meilleur moyen de le faire est en se rassemblant pour manifester », conclut le vice-président de L’AGÉCA.

Discours inspirant de Greta Thunberg

La marche se terminait au parc Bonaventure, le plus vaste espace public au centre-ville de Montréal. Alors que certaines personnes avaient déjà gagné le point d’arrivée, d’autres étaient encore au point de départ. Le cortège s’étendait donc sur plus de quatre kilomètres.

Vers 16h, la militante suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, a pris la parole sur la scène installée au parc Bonaventure après avoir marché en tête du cortège. Son visage est apparu sur plusieurs écrans et sa voix à résonné dans de nombreuses caisses de son disposées dans le centre-ville.

Son discours mentionnait entre autres sa déception face aux leaders politiques mondiaux ainsi que l’importance de la science et de la mobilisation pour sauver la planète.

« Au fil de l’histoire, les changements sociaux les plus importants sont provenus des mouvements populaires, de la base. […] C’est l’une des plus grandes manifestations de l’histoire. Les gens ont parlé, et nous allons continuer à parler jusqu’à ce que les dirigeants nous écoutent et agissent. Nous sommes le changement, et le changement s’en vient », a-t-elle scandé, en anglais.

Un peu plus tard, Greta Thunberg a reçu symboliquement les clefs de la ville de Montréal des mains de la mairesse Valérie Plante et a également signé le livre d’or de la Ville par la même occasion. Votre média y était également.

Encore une fois, au chapitre des slogans qu’affichaient les pancartes, l’imagination des participants était édifiante… «On n’a qu’une planète, faut pas qu’on s’TRUMP!» ; «J’ai mal à la Terre» (chanson de Vigneault) ; «Il n’y a pas de planète B ! » ; «Les dinosaures pensaient qu’il leur restait du temps, eux aussi!» ; «La Terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la Terre!» : «Notre maison brûle et vous regardez ailleurs…»

Bref, une journée qui fera parler d’elle encore longtemps…

Les photos sont de Jules Couturier et Philippe Rachiele.

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