Pour soutenir la transformation de l’ancien couvent des Sœurs de la Miséricorde, il suffirait de ne pas signer le registre le 13 octobre. Le propriétaire affirme que la résolution qui sera adoptée par l’arrondissement constitue une première étape avant le lancement d’une résidence privée pour aînés (RPA).
« Si personne ne va signer le registre, la résolution sera adoptée et le processus suivra son cours. La meilleure façon de soutenir le projet, c’est de ne pas y aller », souligne Étienne Taillefer, président et architecte senior chez MDTP, atelier d’architecture. Lors d’une entrevue accordée au Journal des voisins (JDV), il s’exprimait au nom du propriétaire du couvent.
Il a rappelé l’intention claire de ce dernier d’ouvrir une résidence privée pour aînés (RPA). Une démarche qui répond aussi au souhait des religieuses, dernières occupantes du bâtiment jusqu’en 2020. Certaines d’entre elles pourraient y revenir habiter si elles en ont la capacité physique d’ici la fin des travaux, selon M. Taillefer.
Les riverains du couvent pourront signer le 13 octobre le registre qui forcerait un référendum sur la conversion du bâtiment en maison de retraite de 148 logements. La principale source d’opposition demeure la circulation dans un secteur déjà congestionné.
Maison de retraite ou RPA : même combat
Pour l’architecte, la définition municipale de « maison de retraite » correspond clairement à celle d’une RPA. Une jurisprudence citée dans la résolution confirme leur équivalence d’usage.
Dans le document de l’arrondissement, on définit la maison de retraite comme un hébergement collectif offrant au moins deux types de services (repas, assistance, soins) adaptés aux résidents. C’est un énoncé correspondant aux RPA de catégorie 2 au Québec. Ce sont des immeubles locatifs pour personnes de 65 ans et plus offrant soins, repas, entretien et loisirs.
« Effectivement, ils ont corrigé, et c’est la même définition que celle d’une RPA », observe l’architecte, en référence à l’addenda déposé en réponse aux remarques formulées lors de la consultation publique du 29 avril. L’arrondissement a en effet modifié la résolution pour y reprendre la définition d’une RPA, répondant ainsi aux citoyens qui rejettent le terme « maison de retraite ».
Encadrement strict
En outre, avant d’obtenir son permis d’occupation, le promoteur devra faire certifier sa résidence auprès de Santé Québec. L’adoption de la résolution ne serait donc qu’une première étape administrative, qui le contraindrait à respecter les normes d’une RPA. C’est pourquoi M. Taillefer rejette l’idée que le promoteur puisse faire ce qu’il veut du bâtiment une fois la résolution adoptée.
« Le processus est bien encadré et les exigences municipales feront qu’il devra obtenir la certification auprès de Santé Québec pour pouvoir exploiter sa RPA », souligne-t-il.
Quant aux problèmes de circulation, M. Taillefer estime que la situation est difficile depuis longtemps, bien avant que son client ne décide de convertir le bâtiment.
« Bloquer le processus pour exprimer sa frustration par rapport au stationnement n’était pas nécessairement le moyen le plus efficace », ajoute-t-il. Cela serait d’autant plus contre-productif qu’une résidence privée pour aînés représenterait l’usage ayant le moins d’impact sur la circulation automobile dans ce secteur, assure-t-il.









