«Notre ensemble Oktoecho doit sa survie à la Maison de la culture Ahuntsic!»

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Ensemble Oktoecho. Photo : Sandy Lapierre

C’est une année exceptionnelle pour l’ensemble en résidence à la Maison de la culture Ahuntsic, Oktoecho! Deux prix Opus 2024.

Prix du concert de l’année dans la catégorie Musiques du monde pour son spectacle Transcestral, mixant musique soufie et musique autochtone, et Prix de la compositrice de l’année pour sa directrice artistique Katia Makdissi-Warren. Et cerise sur le gâteau, une reconnaissance internationale. Le clip vidéo Inter-Nation-All de cet ensemble a été primé en Inde lors de deux festivals de films.

Maison de la culture

«Ces distinctions vont aussi à la Maison de la culture et à sa direction», indique Katia Makdissi-Warren au JDV. «Notre résidence à la Maison de la culture est le meilleur coup de pouce que notre ensemble a eu depuis sa création, il y a plus de vingt ans.» Elle affirme que si Oktoecho a réussi à survivre toutes ces années, c’est grâce à la Maison de la culture Ahuntsic et à sa directrice générale Liette Gauthier qui, en 2009, a proposé à l’ensemble cette résidence artistique. «C’était salutaire, à un moment où nous n’avions pas vraiment de soutien financier récurrent», précise la directrice artistique.

Elle explique comment cette résidence donne à son ensemble une certaine stabilité, en mettant à sa disposition un endroit pour ses répétitions et le développement de ses projets. En échange, Oktoecho offre un programme d’activités à ce centre culturel. «C’est un cadeau inestimable qui nous a permis, aussi, d’avoir un ancrage dans la vie socioculturelle du quartier», ajoute-t-elle. Elle s’attarde sur les nombreux projets de médiation culturelle développés en partenariat avec la direction de la Maison, notamment au profit des jeunes écoliers du quartier.

«On va peut-être engager plus de Caucasiens!»

Katia revient sur le long chemin parcouru depuis la création de l’ensemble en 2001. «À cette époque, il y avait moins d’ouverture, moins d’intérêt pour les musiques autres que celles véhiculées par la culture dominante», évoque cette artiste, née au Québec de père libanais et de mère écossaise. Depuis ses premiers pas dans le domaine de la composition, cette identité plurielle inspirait chez Katia une créativité musicale multiculturelle, portée vers les métissages musicaux pour lesquels peu d’ensembles manifestaient de l’intérêt au début du siècle. Elle décide alors de créer son propre ensemble pour mettre au monde les projets musicaux où fusionnent les musiques orientales et les musiques occidentales.

D’où le nom choisi pour l’ensemble : Oktoecho.

Honneur à Byzance!

Oktoecho en référence au huitième mode de la musique byzantine, du nom de l’ancienne ville Byzance (Istanbul actuellement), carrefour historique entre l’Orient et l’Occident.

Cette philosophie musicale se reflète aussi dans la composition de l’ensemble, dont les membres sont originaires de plusieurs pays et cultures : Afrique du Nord, Moyen-Orient, Turquie, Méditerranée, ainsi que des artistes de différentes origines autochtones. Ce qui au fil du temps a permis à cet ensemble de développer des projets interculturels mixant des créations musicales orientales, occidentales et autochtones. À ce propos, Katia raconte ironiquement que souvent, lors des demandes de subventions, on lui pose la question : «Comment allez-vous faire pour promouvoir la diversité au sein de l’ensemble?»

«On va peut-être essayer d’engager plus de Caucasiens!» réplique-t-elle avec humour.

Grande diversité

En fait, la grande diversité ethnoculturelle de cet ensemble a permis à cette compositrice de développer des projets de création qui associent des musiques d’inspirations multiples. À ce propos, dotée d’un «impressionnant registre vocal», cette passionnée de chant de gorge inuit, et ce, depuis son jeune âge annonce avec fébrilité le prochain fascinant voyage de son ensemble en Australie pour la réalisation d’un grand projet de collaboration avec des artistes autochtones de ce pays.

Cet article est tiré du numéro d’été du Journal des voisins (version imprimée) dont le dossier principal est consacré au logement.

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Un avis est donné à Ahlam Ait Said et Ayoub Abdelkhalek : Soyez avisé qu’une demande en dommages-intérêts matériels, dommages-intérets suite à résiliation du bail, recouvrement du loyer dû, dommages-intérêts pour troubles et inconvénients et réunion de demandes, concernant le logement situé au 4220, rue de Salaberry, app. 302, Montréal, H4J 1H3, a été déposé contre vous au Tribunal administratif du logement. Codes de recours : 1863D,  1863DD, 1863RA et 1863TI. Portant le numéro de dossier 9731533120260526 / Numéro de demande 5198413

Tribunal administratif du logement

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Montréal, Laval et Longueuil  : 514 873-2245

Autres régions : 1 800 683-BAIL (2245)

Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

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