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La CSDM étudie cette possibilité

Possible restauration future du mur de Sophie-Barat

Publié le 03/10/2017
par Rabéa Kabbaj

Le mur d’enceinte de Sophie-Barat tel qu’il a été réparé récemment. (Photo: archives jdv)

Tandis que des riverains ont réitéré au journaldesvoisins.com leur incompréhension de voir l’historique mur d’enceinte de l’école Sophie-Barat faire l’objet d’un simple enveloppement plutôt que de réels travaux, la CSDM – propriétaire du mur – a confirmé à notre média que les coûts de sécurisation sont près de cinq fois inférieurs à ceux d’une éventuelle restauration. Pour autant, la possibilité d’une restauration future est toujours à l’étude, assure la commission scolaire.

«Bien que la meilleure solution soit le démantèlement des murets et leur reconstruction, cette intervention s’inscrit dans un plan directeur (NDLR: Plan directeur des interventions à réaliser à l’ensemble du parc immobilier de la CSDM) d’environ 1,22 milliard de dollars. Elle doit donc être étudiée», a indiqué par courriel  Alain Perron, porte-parole de la CSDM, en notant que le projet d’une restauration éventuelle «est présentement à l’étude au Plan directeur.»

La CSDM explique avoir confié, à l’automne 2015, à une firme d’architecture le mandat d’expertiser le muret de pierre de l’école Sophie-Barat.

«Les conclusions de l’expertise recommandaient le démantèlement des murets et leur reconstruction pour un coût de travaux budgétaires d’environ 1 060 000 $, plus taxes (à ce coût des travaux doivent s’ajouter les honoraires professionnels et contingences de design et construction, soit environ 1,7 M$ de coûts totaux de projet). Malheureusement, l’arrondissement ne permettait pas de démanteler les murets, d’entreposer les pierres et de planifier ultérieurement les reconstructions en fonction des priorités du Plan directeur des interventions à réaliser à l’ensemble du parc immobilier de la CSDM. Les deux seules options étaient de procéder au démantèlement / reconstruction ou encore, de les sécuriser. Pour assurer la sécurité des usagers rapidement, les murets de pierre ont donc dû être solidifiés, car des sections menaçaient de tomber», a expliqué M. Perron.

Selon M. Perron, avec un coût de 300 000$, la solidification actuelle des murets représente environ 18 % des coûts de démantèlement / reconstruction, estimés quant à eux à 1 500 000$.

Inquiétudes citoyennes

Des chiffres sans doute éclairants pour les lecteurs du journaldesvoisins.com qui se demandaient justement en quoi l’option retenue était plus avantageuse, tant sur le plan budgétaire que patrimonial. Parmi eux, Nathalie Hotte, qui réside dans les environs proches du mur, croit d’ailleurs que la sécurisation actuelle pourrait même affecter le mur.

«J’ai vu l’évolution des travaux, et j’ai réalisé que plusieurs pierres ont été abîmées lors des opérations pour sécuriser le mur. Par exemple, il y a des tiges qui ont été utilisées pour boulonner d’un côté du mur une plaque, de l’autre, une colonne d’acier. Et à certains endroits, cette tige perfore la pierre pour passer au travers. À mon avis, cela va affecter l’apparence du mur qui serait éventuellement restauré», estime Mme Hotte.

Cette résidante qui se dit d’ailleurs très sensibilisée aux questions patrimoniales s’interroge à savoir s’il existe une volonté réelle de la part de la CSDM pour restaurer le mur, ou encore s’il s’agit d’un projet relégué aux oubliettes, et si éventuellement une plus grande détérioration du mur va obliger sa démolition.

«Le patrimoine bâti a une valeur inestimable, parce que c’est notre héritage. S’il disparaît, c’est aussi une partie de nous-mêmes que nous perdons à jamais, parce qu’il est irremplaçable», a fait valoir Mme Hotte.

Lisez ici notre article précédent à ce sujet